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Référendum constitutionnel bolivien de 2016

Le référendum constitutionnel bolivien de 2016 se tient le 21 février 2016 pour modifier la constitution en supprimant l

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Le référendum constitutionnel bolivien de 2016 se tient le 21 février 2016 pour modifier la constitution en supprimant le nombre maximum de deux candidatures à la présidence de l'État plurinational de Bolivie instauré par la Constitution bolivienne de 2009.

La proposition est rejetée par 51,5 % des votants. Le 28 novembre 2017, toutefois, le Tribunal constitutionnel invalide le résultat, au motif que la campagne des partisans du « non » avait été diffamatoire et donc illégale.

L'article 168 de la Constitution bolivienne de 2009 ne permet de se représenter à la présidence de l'État plurinational qu'une seule fois.

Le 26 septembre 2015, l'Assemblée législative plurinationale approuve la réforme du mandat présidentiel par 112 voix contre 41.

Ce référendum vise à permettre à Evo Morales, président depuis 2006, réélu en 2009 puis en 2014, de se présenter une quatrième fois lors de l'élection présidentielle de 2019. Sa troisième élection avait été possible en raison de la promulgation d'une nouvelle constitution en 2009.

Evo Morales est l'objet pendant les semaines qui précèdent le vote d'accusations de corruption, mais est finalement innocenté par le rapport d’enquête en mai 2016.

Les partis et les organisations qui se sont prononcés pour le oui sont le Mouvement vers le socialisme (MAS) et les organisations du Pacte d'unité et le Conseil national pour le changement (CONALCAM). Parmi les personnalités figurent le président Evo Morales et les anciens footballeurs Marco Etcheverry et Erwin Sánchez.

Plusieurs partis politiques militent en faveur du camp du « non », notamment le Mouvement démocrate social, le Front d'unité nationale, le Parti ouvrier révolutionnaire, Souveraineté et liberté, le Front révolutionnaire de gauche, le Mouvement nationaliste révolutionnaire, le Parti démocrate-chrétien et le Mouvement Troisième système.

Plusieurs comités civiques et organisations de citoyens s'engagent également dans ce camp, notamment le Comité civique de Potosí, le Comité civique pro-Santa Cruz et les organisations Me Comprometo Bolivia, Bolivia Dice No et Todos podemos ser Presidente.

Les personnalités publiques militant en faveur de cette option sont notamment l'ancien président Carlos Mesa, le maire de La Paz, Luis Revilla, le gouverneur de Santa Cruz, Rubén Costas, le gouverneur de Tarija, Adrián Oliva, le maire de Cochabamba, José María Leyes, le gouverneur de La Paz, Félix Patzi, et l'ancienne ministre Cecilia Chacón.

D’après des résultats préliminaires de la commission électorale (99,41% des bureaux de vote), le non gagne avec 51,33 % des voix, le oui échoue avec 48,67 % des voix tandis que la participation s’élève à 84,47 % des voix.

Une décision du Tribunal constitutionnel fin 2017 met fin à la limitation des mandats. Le président peut depuis se représenter de manière illimitée, et Evo Morales est ainsi de nouveau candidat aux élections de 2019. Ces élections seront annulées suivant la crise post-électorale de 2019.

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