Ce Jour-là

Râmakrishna

Moine et philosophe hindou indien

Anúncio

Ramakrishna Paramahamsa, en bengali রামকৃষ্ণ পরমহংস (Ramkṛiṣṇo Pôromôhongśo), de son vrai nom Gadadhar Chattopadhyaya (গদাধর চট্টোপাধ্যায় (Gôdadhor Chôţţopaddhae), 18 février 1836 - Calcutta, 16 août 1886) est un mystique bengali hindou. Dévot de Kâlî et enseignant de l'Advaïta védanta, il professait que « toutes les religions recherchent le même but » et plaçait la spiritualité au-dessus de tout ritualisme. Il insista sur l'universalité de la voie de la bhakti (dévotion), ayant lui-même approché le christianisme et l'islam. Il est considéré comme « l'un des plus grands maîtres indiens de tous les temps » et serait un avatar de Vishnou.

En 1897, onze ans après sa mort, son disciple le plus proche, Vivekananda, créa la « Mission Rāmakrishna » pour concrétiser le message de son maître en Inde et hors de l'Inde à travers l'existence d'écoles de spiritualité, collèges ou ashram.

Ses enseignements sont dispensés en France au Centre Vedantique Ramakrishna à Gretz.

Il naît dans une famille brahmanique de tradition vishnouite. Il reçoit une éducation rudimentaire à l'école primaire, adhère à la religion de sa famille, et perd son père à 6 ans. À 9 ans, il reçoit le cordon sacré de la caste des brahmanes lors de l’initiation « upanayana ». Il accepte sa première obole (qui dans la tradition ne peut être reçue que d'un brahmane) de la main d'une femme de basse caste afin de remplir la promesse qu'il lui avait faite, s'érigeant dès lors contre les règles et préjugés de sa propre caste, manifestant une volonté d'agir à partir de ses propres intuitions.

À 20 ans, il devient, pour avoir un moyen de subsistance, prêtre responsable du culte quotidien dans le temple de la déesse Kali à Dakshineswar. Il déclare en avoir reçu une vision mystique, et cette expérience libératrice est déterminante. Il voit en Kâlî la Mère de l'univers.

Il revient ensuite à 23 ans à son village d'origine et sa mère l'oblige à épouser Sarada Devi, âgée de 5 ans seulement. Elle retourne chez ses parents et ne revient aux côtés de son époux qu'à l'âge de 18 ans. Ce mariage ne sera jamais consommé et son épouse est sa première disciple.

Il pratique les 64 tantras (tantrisme) à partir de 1861 avec une guru femme appelée Bhairavi Brahmani ainsi que différentes voies spirituelles de l'hindouisme.

Quand Ramakrishna rencontre Tota Puri (de), un moine itinérant enseignant l'Advaita Vedānta, et qu'il décide de suivre son enseignement à partir de 1864, il fait table rase de toutes les conceptions de Dieu qu'il avait épousées jusqu'alors, pour se plonger dans la méditation sur « l'Absolu Qui n'a ni nom ni forme », selon l'enseignement des Véda développé dans les Upanishad ; méditation qui selon ses propres dires était un réel défi, voire angoissante. Il préfère revenir à sa pratique familière de la dévotion (bhakti).

En 1866, il devient proche de l'Islam auquel il est initié par Govinda Roy, un hindou pratiquant le Soufisme. Il vit plusieurs extases. Plus tard, en 1874, il aurait eu une vision de Jésus après avoir pensé constamment à lui plusieurs jours durant. Il s'est intéressé à toutes les grandes traditions mystiques et a déclaré avoir atteint l'Absolu à travers chacune d'entre elles, indiquant ainsi que pour lui, toutes les voies mènent à la même Réalité, une et indicible.

En 1880, il reçoit une première visite d'un jeune homme d'environ 18 ans, cultivé et intelligent, le futur Vivekananda. Ce dernier lui aurait demandé : « Monsieur avez-vous vu Dieu ? » à quoi Ramakrishna aurait répondu par l'affirmative. Vivekananda n'aurait cependant pas été convaincu, plusieurs visites se succédent, jusqu'à ce qu'il se décide à s'engager dans la voie du renoncement (samnyâsin).

Vivekananda a rendu hommage à son maître en ces termes : « Si je vous ai dit un mot de vérité, il vient de lui et de lui seul. Et si je vous ai dit beaucoup de choses qui ne sont pas vraies, qui ne sont pas exactes, qui ne sont pas bienfaisantes pour l'humanité, c'est de moi seul qu'elles viennent et j'en suis seul responsable ».

Courte biographie de Sri Ramakrishna

Sri Ramakrishna naquit le mercredi 18 février 1836 à Kamarpukur, un petit village situé à cent kilomètres au nord-ouest de Calcutta. Au printemps de 1835, son père, Kshudiram Chattopadhyay, partit en visite dans la ville sainte de Gaya pour accomplir un rite pour ses ancêtres dans le temple de Vishnu. Une nuit, dans son sommeil, Kshudiram eut une vision. Un être lumineux le fixa du regard affectueusement puis lui dit d’une voix douce :

« Kshudiram, ta grande dévotion m’a rendu très heureux. Le temps est venu pour moi de renaître sur terre. Je naîtrai en tant que ton fils. »

Kshudiram était rempli de joie jusqu’à ce qu’il réalise qu’il n’avait pas les moyens d’assumer une telle responsabilité. Alors il dit : « Non, mon Seigneur, je ne suis pas apte à recevoir cette faveur. Je suis trop pauvre pour te servir correctement. » « N’aie pas peur Kshudiram, dit le Seigneur. Quoi que tu me donnes à manger, je l’apprécierai. » Kshudiram se réveilla, convaincu que le Seigneur de l’Univers allait naître dans sa maison. Il quitta ensuite Gaya et retourna à Kamarpukur vers la fin du mois d’avril.

Au retour de Kshudiram, sa femme, Chandra, lui parla d’une expérience qu’elle avait eue devant le temple Yogi Shiva à côté de leur maison. Elle lui dit : « J’ai vu que la sainte image du Seigneur Shiva à l’intérieur du sanctuaire était vivante ! Il a commencé à envoyer des vagues de la plus belle lumière – lentement au début, puis de plus en plus rapides. Cela a rempli l’intérieur du temple, puis c’est venu se déverser — c’était comme une de ces énormes vagues, lors d’une inondation du fleuve — jusqu’à moi ! J’allais le dire à Dhani [une voisine], mais ensuite les vagues m’ont submergée et m’ont engloutie et j’ai senti cette merveilleuse lumière entrer dans mon corps. Je suis tombée à terre, inconsciente. Quand je suis revenue à moi-même, j’ai dit à Dhani ce qui s’était passé, mais elle ne m’a pas cru. Elle a dit que j’avais eu une crise d’épilepsie. Cela ne peut pas être le cas, parce que depuis lors, j’ai été pleine de joie et ma santé est meilleure que jamais. Seulement, je sens cette lumière encore en moi et je crois que je porte un enfant. »

Kshudiram évoqua alors sa vision et ils se réjouirent ensemble. Le couple pieux attendit patiemment la naissance de l’enfant divin au printemps suivant. En raison de l’expérience de Kshudiram à Gaya, Sri Ramakrishna fut prénommé Gadadhar, ce qui signifie Porteur de la Massue, une épithète de Vishnu. Ramakrishna grandit à Kamarpukur. Il était inscrit à l’école où il apprit à lire et à écrire, mais il perdit rapidement tout intérêt pour cette éducation gagne-pain et quitta tout à fait l’école. Cependant, il continua à apprendre constamment en regardant les gens dans le village rural. Il était shrutidhar, ce qui signifie que tout ce qu’il entendait une fois, il ne l’oubliait jamais.

À six ou sept ans, il eut sa première expérience de conscience cosmique : « Un matin, se souviendra-t-il plus tard, je pris du riz soufflé dans un petit panier et je le mangeais en marchant sur les crêtes étroites des rizières. Dans une partie du ciel, un beau nuage noir apparut, chargé de pluie. Je le regardais et je mangeais du riz. Très vite, le nuage couvrit presque tout le ciel. Et puis un vol de grues vint s’interposer. Elles étaient blanches comme neige, en contraste avec le nuage noir. C’était si beau que je m’absorbai dans la vue. Puis je perdis conscience du monde extérieur. Je tombai et le riz s’éparpilla à terre. En le voyant, des gens vinrent et me transportèrent chez moi. »

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium