Ce Jour-là

Québec (ville)

Ville et capitale du Québec (Canada)

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Québec (/ke.bɛk/ ), en forme longue la ville de Québec, est la capitale du Québec, une des provinces du Canada. Située au cœur de la région administrative de la Capitale-Nationale, elle est le siège de nombreuses institutions, dont le Parlement du Québec et la quasi-totalité des ministères de la province. En 2021, la ville de Québec compte 549 459 habitants et sa communauté métropolitaine regroupe une population de 839 310 habitants.

Fondée en 1608 par Samuel de Champlain, Québec est une des plus anciennes villes d'Amérique du Nord. Le rétrécissement du fleuve Saint-Laurent entre les villes de Québec et de Lévis, sur la rive opposée, aurait donné son nom à la ville, Kébec étant un mot algonquin signifiant « là où le fleuve se rétrécit ».

Les remparts font de Québec la seule ville fortifiée subsistant au nord du Mexique. Le Vieux-Québec a été déclaré patrimoine mondial en 1985 par l'UNESCO.

Berceau de l'Amérique française, Québec est la principale agglomération urbaine de l’est du Québec et l'une des plus importantes au Canada. Située au milieu de la zone habitée du Québec, sur les rives du fleuve Saint-Laurent, elle est fondée en 1608. La ville a été la capitale coloniale de la Nouvelle-France, du Bas-Canada et, pendant une courte période, la capitale du Canada-Uni.

Depuis 2001, Québec est l’une des villes canadiennes les plus prospères économiquement derrière Calgary, Edmonton et Saskatoon. Elle possède le plus bas taux de chômage au pays. Les secteurs en croissance sont les biotechnologies, la manufacture, le tourisme, les sciences de la vie, la santé et la nutrition, les assurances et les technologies appliquées. Québec est aussi un centre portuaire important : en 2011, son port est le troisième en importance au Canada en tonnage. De plus, il reçoit en 2013 près de 162 000 visiteurs par le biais des croisières. Depuis, 400 000 jours-passagers en 2023 ainsi que 711 M$ de retombées économiques directes ou indirectes furent enregistrés.

Surnommée « la vieille capitale », Québec est connue pour son histoire visible, ses nombreux musées et ses institutions culturelles. Son quartier historique, appelé « Vieux-Québec », dont les fortifications qui l’entourent et qui subsistent toujours, font de la capitale québécoise la seule ville fortifiée d’Amérique au nord du Mexique. Le quartier compte notamment le Château Frontenac, un des emblèmes de la ville, qui serait l'hôtel le plus photographié au monde.

Les expressions « à Québec » et « de Québec » sont utilisées pour parler de la ville, et « au Québec » et « du Québec » pour parler de la province ou de la nation québécoise en général.

En 2008, Québec célébrait son 400e anniversaire en grande pompe, soulignant ainsi sa position de berceau de la civilisation française en Amérique, mais aussi sa place et sa contribution historique au sein du Canada. Des célébrations ont eu lieu un peu partout dans l’hémisphère nord, à Ottawa par exemple.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Quebecq en 1601 (chez Levasseur) ; Kébec en 1609 (chez Lescarbot) ; Quebec ou parfois Quebecq (comme chez Levasseur) en 1613, et à nouveau Quebec en 1632 (chez Champlain).

Parallèlement, le gentilé est mentionné sous les formes Quebequois en 1754, Québécois en 1775, Québecquois en 1825, Québeccois en 1835, Québécuois en 1910, Kébécois en 1935, Québéquois[Quand ?], et même Stadaconien[Quand ?], qui renvoie au nom autochtone de Québec, Stadaconé.

Le resserrement du fleuve entre les villes de Québec et de Lévis, sur la rive opposée, aurait donné le nom à la ville, kebec étant un mot algonquin signifiant « là où le fleuve se rétrécit ». Une autre théorie, bien que moins répandue que la précédente, est aussi avancée pour expliquer l’origine du nom de la ville. Cette autre hypothèse est que la ville porte simplement le nom des autochtones habitant près de cette région, les « Kebik », aujourd'hui connus sous l'appellation « Montagnais », une des populations appartenant aux Iroquoiens du Saint-Laurent. Une autre source indique que le mot proviendrait de l'abénakis N'Kekak, qui signifie « sous l'eau », en référence aux terres du secteur aujourd'hui connu sous le nom de la Basse-ville de Québec qui étaient souvent inondées.

Toujours est-il que, quoi qu'il en soit de l'origine linguistique précise du toponyme « Québec », son origine amérindienne ne fait aujourd'hui en tout cas plus aucun doute selon le linguiste Jean Poirier, conseiller scientifique à la Commission de toponymie du Québec. Il s'appuie sur des témoignages anciens et tout-à-fait dignes de foi selon lui : d'abord celui de l'historien voyageur Marc Lescarbot dans son Histoire de la Nouvelle-France dès 1609 : « nos mariniers se servent le plus souvent des noms de l’imposition des Sauvages comme Tadoussac, Anticosti, Gachepé, Tregate, Misamichis, Campseau, Kebec, Mântanne, & autres (1609, p.239) ». Ainsi que celui du géographe, explorateur et fondateur de la ville Samuel de Champlain qui donne des « renseignements précieux sur l’origine du nom de lieu Québec : [...] dès sa première exploration du fleuve Saint-Laurent, en 1603, [il] rapporte dans Des Sauvages ou Voyages que “Nous vinsmes mouiller l’ancre à Quebec qui est un destroict de laditte rivière de Canadas, qui a quelque trois cens pas de large. Il y a à ce destroict, du costé du Nort, une montaigne assez haulte, qui va en abaissant des deux costez, [...]. Le lundi, 23 dudict mois, nous partismes de Quebec, où la rivière commence à s’eslargir quelques-fois d’une lieuë [...]” (Œuvres de Champlain, Montréal, 1973). ». De plus « dans ses livres de 1613 (Les Voyages, 148) et 1632, ce géographe répète la phrase suivante: “la pointe de Quebecq (écrit Quebec en 1632), ainsi appellé des Sauvages” [ibidem] ».

Et dès l'origine, on voit que cette appellation autochtone est associée à la notion de détroit et de rétrécissement du fleuve (lequel s'élargit à la fois vers l'aval, mais aussi un peu vers l'amont comme on le voit sur les cartes présentées en entête dans l'infobox) dans la zone du promontoire de la future ville. Et ces témoignages oculaires de l'époque de la fondation de la ville suffisent à faire justice pour Jean Poirier d'hypothèses plutôt fantaisistes (et récurrentes depuis les XVIIe et XVIIIe siècles jusqu'au XXe siècle) qui associaient le mot de « Québec » au français « quel bec! » qui aurait été une exclamation des Normands accompagnant Jacques Cartier à la vue du promontoire du site. Ou en arguant comme Amédée Gosselin (sans trop y croire lui-même) en 1904 que dans des régions françaises « comme la Normandie, la Saintonge, etc., des caps, des promontoires, des langues de terre formées par la réunion de deux rivières, portent des noms terminés en bec comme, par exemple, Bolbec, Caudebec, Carbec, etc. Cette terminaison en bec, ou plutôt cette similitude de (Bricquebec-Québec) a pu faire croire que Québec aurait été nommé par quelque Français de Saintonge, de Normandie, etc. Malgré tout le plaisir que nous aurions à reconnaître dans le nom de Québec un mot français, nous pensons que ce mot est un mot sauvage habillé à la française... Nous croyons que si ce mot eût été tout simplement français, on lui eût vite donné une orthographe définitive ».

De même est fantaisiste pour Jean Poirier l'hypothèse ancienne et peu amène selon laquelle le mot « Canada » aurait en fait une origine espagnole et viendrait d'une autre exclamation : « ¡Acá: nada! » (« Ici : rien ! »), alors que « Canada vient d’un mot huron-iroquois kanada (“ville”) ». Le nom « Canada » ou « rivière de Canadas » (chez Champlain) a d'abord servi à désigner le grand fleuve que Cartier avait nommé le « Saint-Laurent » appellation qui lui demeurera finalement. D'ailleurs, peu après et dès 1604, le même Champlain reviendra à l'appellation première de Cartier nommant le fleuve « grande riviere de sainct Laurens » et « fleuve sainct Laurens » dans ses écrits et sur ses cartes.

Deux autres noms ont été considérés, au cours des siècles, pour nommer la ville. Champlain lui-même envisagea, quelques années après la fondation, le nom de Ludovica, pour nommer la nouvelle cité en l’honneur du roi Louis XIII, souverain français à cette époque. Aussi, lors de la création de la Confédération canadienne en 1867, le nom amérindien revient, sous la forme de Stadacona inspirée du nom du village iroquois (Stadaconé) qui se trouvait sur le site de la future ville de Québec ; ceci dans le but d’éviter toute ambiguïté avec le nom de la nouvelle province appelée elle aussi le Québec. Mais cette dernière option n'a pas pris, car les habitudes onomastiques sont très ancrées et difficiles à changer par décret, et elle n'a pas résisté à l'usure du temps.

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