Ce Jour-là

Qassem Soleimani

Général iranien

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Qassem Soleimani (en persan : قاسم سلیمانی), né le 11 mars 1957 à Rabor (province de Kerman) et mort assassiné le 3 janvier 2020 à Bagdad, est un général iranien, commandant de la Force Al-Qods du corps des gardiens de la révolution islamique.

Après avoir participé à la guerre Iran-Irak, il dirige les opérations extérieures de la république islamique d'Iran, et participe aux guerres d'Afghanistan, à la guerre d'Irak, à la guerre israélo-libanaise et à la guerre civile syrienne, où il est accusé de nombreux crimes de guerre.

Il étend l'influence de l'Iran au Moyen-Orient en chapeautant de nombreuses milices chiites pro-iraniennes, notamment les Hachd al-Chaabi en Irak et le Hezbollah au Liban. En Syrie, il participe à la formation des Forces de défense nationale et dirige les milices chiites étrangères qui viennent en aide au régime baasiste de Bachar el-Assad. Il appuie également les groupes anti-israéliens de Palestine et les rebelles Houthis au Yémen. Soleimani est un artisan clé de l'Axe de la résistance.

Architecte de la puissance régionale de l'Iran, on l'a parfois surnommé « le Commandant de l'ombre ».

Proche du Guide suprême de la Révolution Ali Khamenei, il est élevé au rang d'icône par la république islamique d'Iran. Il est tué à Bagdad dans une frappe de drone ciblée menée par les États-Unis, lors de la crise américano-iranienne de 2019-2020.

Qassem Soleimani naît le 11 mars 1957 dans une famille de paysans modestes de la région de Kerman. Après cinq années d’école obligatoire, il devient ouvrier à l'âge de 13 ans. Sa famille est de confession musulmane chiite issue de l'ethnie des Lors.

En 1979, il participe à la révolution iranienne et rejoint le corps des gardiens de la révolution islamique.

Qassem Soleimani fait ses premières armes en 1980, au début de la guerre Iran-Irak. Soleimani gagne une réputation de bravoure, surtout à la suite des missions de reconnaissance entreprises derrière les lignes irakiennes.

Après avoir participé à l'écrasement d'une révolte kurde dans le nord-ouest du pays, il devient lieutenant. Pendant la guerre Iran-Irak, il sert sur le front sud.

Après la fin du conflit, il est commandant des Gardiens de la révolution dans sa province natale de Kerman. Il est ensuite envoyé au Sistan-et-Baloutchistan combattre les groupes indépendantistes arabes sunnites et les trafiquants de drogue à la frontière afghane.

Il gravit rapidement les grades en raison de son rôle dans les opérations réussies de reconquête face à l'armée irakienne, dans la province du Khouzistan. Il finit par devenir le chef de la 41e division Tharallah.

Vers la fin de 1997, Qassem Soleimani est nommé à la tête de la Force Al-Qods, la force d'élite des gardiens de la révolution islamique.

Reconnu comme un brillant tacticien, y compris par les Occidentaux, il utilise les chiites au Moyen-Orient pour renforcer la puissance régionale de l'Iran.

Au Liban et en Palestine, il fournit pendant des décennies un soutien financier et militaire au Hezbollah, au Hamas et au Jihad islamique.

En Iran, lors des protestations étudiantes de 1999, Qassem Soleimani s'exprime publiquement et, avec d'autres généraux, menacent par écrit le président réformateur Mohammad Khatami d'un coup d'État s'il ne met pas rapidement un terme à ces manifestations.

Lors de la campagne d'Afghanistan de 2001, alors que l'Iran redoute se retrouver avec des troupes américaines à ses frontières, Soleimani défend devant le Conseil suprême de sécurité nationale l'idée d'une coopération avec les Américains contre les talibans. Des diplomates iraniens pilotés par Soleimani rencontrent alors le diplomate Ryan Crocker et lui livrent de nombreux renseignements sur les talibans. Cette collaboration s'écroule cependant en 2002, alors que les États-Unis préparent l'invasion de l'Irak et que George W. Bush désigne l'Iran comme un membre de l'« Axe du Mal ».

Après le début de la guerre d'Irak en 2003, Soleimani développe un réseau de milices chiites pro-iraniennes, inspiré du Hezbollah libanais. Il arme, entraîne et dirige les actions de ces milices contre les forces américaines. Selon les estimations de l'armée américaine, environ 600 militaires américains sont tués par les combattants pro-iraniens lors du conflit irakien.

En 2006, au début du conflit israélo-libanais, il se rend au Liban avec Imad Moughniyah.

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