Ce Jour-là

Prise d'otages de Beslan

Prise d'otages en milieu scolaire

Anúncio

La prise d'otages de Beslan commence le 1er septembre 2004 lorsque des terroristes séparatistes tchétchènes armés prennent en otage environ un millier d'enfants et d'adultes dans l'école numéro 1 de Beslan en Ossétie du Nord (fédération de Russie) dans le cadre de la seconde guerre de Tchétchénie.

Le 3 septembre 2004 après trois jours de siège, une explosion dans l'école — dont l'origine reste encore non élucidée — provoque un mouvement de panique des enfants, sur lesquels les preneurs d'otage tirent, et une intervention des forces spéciales russes, jugée par certains plutôt chaotique. En avril 2017, la Cour européenne des droits de l'homme condamne la Russie presque 13 ans après pour ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour éviter le massacre en soulignant que « l'intervention des forces russes a contribué à causer des victimes parmi les otages ».

Selon le bilan officiel, il y a eu 334 civils tués, dont 186 enfants. Lors de sa finale perdue, le 11 septembre à l'US OPEN, la joueuse de tennis Elena Dementieva demande une minute de silence après un bref discours émouvant.

Le 6 février 2004, Moscou : un kamikaze a tué 41 personnes près de la station de métro Avtozavodskaya sur la ligne Zamoskvoretskaya à Moscou. Jusqu'à 250 personnes ont été blessées dans l'incident.

9 mai 2004, Tchétchénie : le président tchétchène Akhmad Kadyrov, père de Ramzan Kadyrov, est assassiné lors de l'explosion d'une bombe, alors qu'il assistait de sa tribune officielle à la parade militaire commémorant à Grozny la victoire de la Seconde Guerre mondiale.

21 et 22 juin 2004, Ingouchie : une vague d'attentats terroristes à Nazran, capitale d'Ingouchie, fait 95 morts.

24 août 2004, Russie : la destruction en vol par des actions-suicides terroristes de deux avions de ligne Tu-154 et Tu-134, au-dessus de Toula et de Rostov-sur-le-Don, fait 90 morts.

24 août 2004, Russie : un attentat à la bombe à un arrêt de bus sur la Kachirskoïe Chosse à Moscou fait quatre blessés.

31 août 2004 : attentat-suicide commis par une femme terroriste à la station de métro de Moscou Rijskaïa, le bilan fait état de 10 morts et 50 blessés. L'attentat a été revendiqué par les « Brigades Islambouli (da) » , un groupe mystérieux. Le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev a également revendiqué l'attentat.

En Russie, le premier septembre est une fête très populaire dans toutes les écoles. Chaque enfant accompagné de ses parents et des membres de sa famille célèbre le « jour de la connaissance ». Après avoir écouté les discours de leurs professeurs, les élèves leur offrent des fleurs. Cette tradition fut délibérément utilisée par les terroristes pour prendre le maximum de personnes en otage.

À 9 h 30 heure locale (GMT+3) le 1er septembre 2004, un groupe d'environ 30 hommes et femmes envahit l'école numéro 1 de Beslan, où se trouvaient des élèves âgés de sept à dix-huit ans. La plupart des assaillants portait des cagoules noires et quelques-uns étaient munis de ceintures d'explosifs. Après un bref échange de coups de feu avec la police au cours duquel cinq policiers et un assaillant sont tués, les terroristes pénètrent dans le bâtiment. Plus de 1 300 personnes se retrouvent alors prises en otage. Une cinquantaine réussit à s'échapper dans la confusion du début.

Au départ, il y a une incertitude sur le nombre réel d'otages : les autorités russes en annoncent 350, alors que d'autres sources citent le chiffre de 1 000. Des coups de feu sont entendus peu de temps après ; on apprendra par la suite que les assaillants avaient tué une vingtaine d'adultes afin d'intimider les forces de sécurité.

Un cordon de sécurité est établi autour de l'école, composé de membres de la police russe et des forces spéciales dont les Spetsnaz.

Les assaillants réunissent alors les otages dans le gymnase, minant les autres bâtiments. Afin d'entretenir un climat de terreur, ils menacent de tuer 50 otages pour chaque preneur d'otage tué par la police et 20 otages pour chaque blessé. Ils menacent aussi de faire sauter l'école à la moindre tentative d'action des forces spéciales.

Au départ, le gouvernement russe tente de négocier, il envoie le pédiatre Leonid Rochal qui avait déjà participé aux pourparlers de la prise d'otages du théâtre de la Doubrovka à Moscou en 2002, pendant la représentation de Nord-Ost.

Une réunion spéciale du Conseil de sécurité des Nations unies est organisée le soir du 1er septembre. Il y est demandé « la libération inconditionnelle des otages de Beslan ».

Le 2 septembre 2004, les négociations entre Rochal et les preneurs d'otages s'avèrent infructueuses, ils refusent que l'on amène de la nourriture ou des médicaments et même que l'on enlève les corps des personnes mortes durant l'assaut. Beaucoup d'otages, spécialement les enfants sont obligés d'enlever leurs vêtements à cause de la chaleur étouffante à l'intérieur du gymnase. Ils n'ont rien à boire et doivent boire leur urine. Une image qui choquera le monde entier.

Dans l'après-midi, 26 mères et leurs enfants sont libérés à la suite des négociations avec l'ancien président ingouche Rouslan Aouchev.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Prise d'otages de Beslan | World in Stories