Ce Jour-là

Plestin-les-Grèves

Commune française du département des Côtes-d'Armor

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Plestin-les-Grèves [plɛstɛ̃ le gʁɛv] est une commune bretonne, située en bordure de la Manche, dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Elle porte le nom d'un saint gallois, Gestin (Plou-Jestin).

Ses habitants sont les Plestinais et les Plestinaises.

Plestin-les-Grèves est située à l'extrême nord-ouest des Côtes-d'Armor, à la frontière du Finistère, en bordure de Manche, et plus précisément de la baie de Lannion, à 15 km au sud-ouest de Lannion, à 17 km au nord-est de Morlaix et à 65 km au nord-ouest de Saint-Brieuc.

Les communes limitrophes sont Locquirec, Guimaëc, Plouégat-Guérand, Tréduder, Trémel, Plufur.

Le bourg de Plestin n'est pas en situation littorale (c'est d'ailleurs une caractéristique commune à de nombreuses paroisses anciennes de la région comme Guimaëc, Plougasnou, Ploumilliau, Ploulec'h, etc., probablement par crainte des pirates saxons les plous se sont établis à une certaine distance de la côte) mais situé sur un plateau, à plus d'un kilomètre de la mer.

Le littoral plestinais, situé au sud de la baie de Lannion, se compose d'une côte à falaises échancrée de criques (Pointe de Plestin) et de la partie-ouest de la grève de Saint-Michel (dite Lieue de Grève). Le Grand-Rocher d'Ar-Maout y culmine à 84 m, ce site abritant une réserve de chauves-souris. À l'ouest, l'estuaire du Douron sert de limite communale et départementale, séparant Plestin-les-Grèves de Locquirec et les Côtes-d'Armor du Finistère.

C'est dans la décennie 1870 que la construction d'un pont sur le Douron à Toul-an-Héry fut demandée, mais ce pont n'était pas encore construit en 1902 puisque cette année-là le Conseil général des Côtes-du-Nord demande encore à celui du Finistère de participer à l'entretien du bac de Toul-an-Héry reliant les communes de Plestin et Locquirec. Ce n'est qu'en 1936 que le pont fut construit.

De nombreux oiseaux marins vivent dans l'arrière-pays tels que les tadornes de belon, casarcas, aigrettes garzettes, hérons cendrés, martins pêcheurs et d'autres espèces limicoles. Les orchidées sauvages y sont présentes, en particulier l'Ophrys abeille et l'Anacamptis pyramidalis.

La commune possède une campagne assez étendue et vallonnée, qui culmine à 124 mètres d'altitude à l'est de Toul ar Roc'h, mais échancré par des vallées comme celle du Douron à l'ouest, et de son affluent le Dour Meur qui coule en totalité dans le finage communal ; le bourg est vers 45 mètres d'altitude et est très étiré en longueur le long de la RD 786, ancienne RN 786. Son habitat rural est dispersé en de nombreux hameaux, certains littoraux comme Saint-Efflamm et Toul-an-Héry, mais la plupart intérieurs comme Saint-Sébastien, Lissilouarn, Keramézou, Lanscolva, Sainte-Anne, Tossennou, etc., même ceux étant proches de la côte en étant séparé par des falaises comme Kercoz, Kerdéhoret, Trévroz, Kervigné, etc.

La grève de Saint-Michel ou « Lieue de Grève »

Plestin dispose d'un espace littoral remarquable, avec notamment la "Lieue de grève".

La « Lieue de Grève » fut longtemps un espace dangereux à franchir comme le raconte un feuilleton publié dans le journal La Croix des Marins à partir du 30 janvier 1898 : « Les collines qui encadrent la Lieue de Grève étaient (..) couvertes d'épaisses forêts dont les derniers arbres servaient de brisants aux vagues mourantes de la mer. Pour se rendre à Plestin, il fallait traverser la plaine de sable (« ar levo drez ») (..). Or bien des dangers étaient à craindre dans ce long passage. Des voyageurs avaient été surpris par la marée montante et n'avaient pu fuir à temps devant les vagues rapides. D'autres, les moins expérimentés ou les imprudents, pour s'être engagés trop avant dans les sables, croyant aller plus directement, avaient misérablement péri, enlisés. Mais, sans contredit, ce qu'on redoutait le plus en traversant la Lieue de Grève étaient les voleurs ».

Soumise à d'importants prélèvements de sable, notamment de sable coquillier (maërl) pour des besoins agricoles, depuis des siècles, et poursuivis pendant longtemps en dépit des arrêtés d'interdiction pris dès la seconde moitié du XIXe siècle, le trait de côte de la « Lieue de Grève » a considérablement reculé. De nos jours, les dépôts abondants d'algues vertes provoquent des odeurs nauséabondes (marées vertes) en raison de leur décomposition et leur ramassage entraîne de gros frais.

Le "Grand Rocher" domine la Lieue de Grève.

Le « Grand Rocher », haut de 84 mètres, qui domine la « Lieue de grève », est un ancien oppidum, occupé maintes fois au fil des époques successives.

De nombreuses légendes en parlent, la plus connue étant celle de saint Efflam. Un cimetière gaulois y est découvert au XIXe siècle, mais détruit de 1839 à 1851. Ce cimetière aurait pu recouvrir un poste gallo-romain.

C'est un site naturel classé depuis 1936 et site départemental depuis 1982, abritant plus de 300 espèces végétales qui témoignent d'un passé agricole (talus empierrés) et de production forestière (boisement de pins : épicéa de Sitka, pin de Monterey, pin sylvestre). Des plantes calcicoles (Marjolaine, Sauge des prés, Troène, Orchidée pyramidale, Iris fétide, Ancolie, Ail des ours) témoignent de l'apport de sable riche en débris coquilliers calcaires exploité par les agriculteurs jusqu'en 1996 comme amendement calcaire.

Une grotte et un réseau de galeries, creusé par l’organisation Todt durant la Seconde Guerre mondiale, sont un lieu de refuge pour de nombreuses espèces de chauves-souris. On y trouve notamment le Grand Rhinolophe, le Petit Rhinolophe et le Murin à moustaches). Ce lieu a vu sa population de chauves-souris augmenter au fil des années : passant de 60 individus dans les années 90, à plus de 300 en 2011.

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