Pierre Miquel, né le 30 juin 1930 à Montluçon et mort le 26 novembre 2007 à Boulogne-Billancourt, est un historien et romancier français.
Fils de chapeliers parisiens, Pierre Gabriel Roger Miquel naît au 43, rue Saint-Jean, à Montluçon, le 30 juin 1930 et grandit à Néris.
Il étudie au lycée Henri-IV à Paris, puis à la Sorbonne. Il passe l'agrégation d'histoire en 1955 ; il est aussi diplômé en philosophie. Plus tard, il obtient le doctorat ès lettres avec une thèse sur la Paix de Versailles et l’opinion publique française.
Il fut professeur aux lycées d’Avignon et de Melun puis au lycée Carnot, maître de conférences à Sciences Po (1960-1970), maître-assistant à l'université de Nanterre (1964-1970), puis maître de conférences à l'université de Lyon (1970-1971), et enfin professeur à Paris-Sorbonne, chargé de la communication de masse.
Il mène en parallèle une carrière à la radio et à la télévision. Dans les années 1970, il est responsable de documentaires à l'ORTF puis Antenne 2, puis producteur sur France Inter de plusieurs séries historiques : Les Oubliés de l'histoire, Histoires de France et Les Faiseurs d'histoire.
Il a écrit un nombre considérable d'ouvrages d'histoire, destinés à un large public, portant principalement sur la France au XXe siècle, mais aussi sur la période napoléonienne, sans s'interdire des incursions dans d'autres périodes (Les Guerres de Religion, 1980 ; Vincent de Paul, 1996, etc.). Il a publié aussi des romans et plusieurs essais.
Il est victime d'une hémorragie cérébrale en novembre 2005 qui le laissera gravement paralysé. Il meurt à 77 ans le 26 novembre 2007, soigné jusqu'à sa mort dans un établissement de l'Office national des anciens combattants (ONAC) à Boulogne-Billancourt. Il est inhumé au cimetière d'Athis-Mons, dans l'Essonne, sous une dalle anonyme. En effet, quasiment un an après sa mort, rien ne signale, pas même son nom, sa présence en bordure de la division H du cimetière.
Apport à l'histoire contemporaine
Auteur très prolifique, il a écrit plus de 110 ouvrages. Son premier livre, L’Affaire Dreyfus est publié en 1959, suivi en 1961 de Poincaré. Il rencontre le succès avec son Histoire de la France en 1976. Deux ans plus tard, il se plonge dans les archives de la Grande Guerre qui viennent de s'ouvrir et devient un des spécialistes de l'histoire de la Première Guerre mondiale, à laquelle il consacrera de nombreux livres.
Officier de la Légion d'honneur (décret du 12 juillet 1996)
Commandeur de l'ordre national du Mérite (décret du 14 novembre 2000)
Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres
Chevalier de l'ordre des Palmes académiques
Raymond Poincaré, Fayard, 1961 (Prix Broquette-Gonin (littérature) de l'Académie française 1962)
La Paix de Versailles et l'opinion publique française, thèse d'État publiée dans la « Nouvelle Collection scientifique » dirigée par Fernand Braudel, Flammarion, 1972 (Prix Broquette-Gonin (littérature) de l'Académie française)
Les Souvenirs de Raymond Poincaré, publication critique du XIe tome avec Jacques Bariéty, Plon, 1973
Histoire de la France, Fayard, 1976 (Prix M. et Mme Louis-Marin de l'Académie française)
La Véritable Histoire des Français, F. Nathan, 1977