Pierre Maudet, né le 6 mars 1978 à Genève (originaire du même lieu), est un homme politique franco-suisse, membre du Parti libéral-radical genevois jusqu'en 2020, puis de Libertés et Justice sociale.
Conseiller administratif de la ville de Genève de juin 2007 juin 2012, il est conseiller d'État du canton de Genève de juin 2012 à avril 2021 et président du Conseil d'État de juin à septembre 2018.
Il est à nouveau élu au Conseil d'État genevois en avril 2023, sur la liste de son nouveau parti.
Impliqué dans plusieurs affaires politico-financières, il est reconnu coupable en 2022 d’« acceptation d’un avantage » lié à un voyage à Abou Dabi.
Originaire de Genève, Pierre Maudet, né Pierre-Henri Maudet, est le fils d'Henri Maudet, né en 1948, un Français originaire de la Charente-Maritime, qui a fait d'abord des études de théologie à Paris avant de s'installer à Genève et de devenir juriste, et de Susanna Willy, née en 1943, enseignante.
Il fait sa scolarité à Genève et obtient sa maturité de type classique au collège Claparède. Il étudie ensuite à l'Université de Fribourg et obtient un master en droit en mars 2006.
En 1998-2000, Pierre Maudet exerce des responsabilités au sein de l'association parapublique « Signé 2000 », créée pour organiser les festivités genevoises au tournant du millénaire. Son service militaire dans l'armée suisse le mène jusqu'au grade de capitaine dans les troupes de sauvetage. Il y subit un accident en avril 1998 lors d'un exercice qui lui font subir de sévères brûlures sur 12 % du corps. Avant de se consacrer entièrement à la politique, il a été pendant quelque temps consultant indépendant.
Il est marié et père de deux filles et un garçon.
Activités après sa non-réélection au Conseil d'État
Il est engagé en mai 2021 comme directeur de la transformation numérique par Wisekey, une entreprise active dans le domaine de la cybersécurité.
En fin d'année 2021, il participe en tant qu'acteur à une trentaine de représentations de la revue fribourgeoise Friburg.
De février à septembre[réf. nécessaire] 2022, il est administrateur (sans participation) au conseil d'administration de l'entreprise chocolatière Cocoa Valley Swiss Group qui s'installe à Vétroz dans le canton du Valais.
À l'âge de 15 ans, il participe à la création du parlement des jeunes de la ville de Genève. Il en exerce la présidence de 1993 à 1995.
Il adhère au Parti radical genevois en mars 1998. Il est ensuite élu le 28 mars 1999, puis réélu en 2003, au Conseil municipal de la ville de Genève. Chef du groupe radical de 2003 à 2005, il est le 1er vice-président du conseil de 2006 à 2007. Il est par ailleurs président du Parti radical-démocratique de la ville de Genève de 2003 à 2005, puis du Parti radical-démocratique genevois de 2005 à 2007.
De 1999 à 2002, il participe à l'initiative « Oui à la région » (nettement rejetée), qui vise à fusionner les cantons de Vaud et de Genève en un canton du Léman.
En janvier 2005, il est désigné président de la Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse par le Conseil fédéral. Il quitte cette fonction en 2015.
Le 29 avril 2007, il est élu au Conseil administratif de la ville de Genève et se voit confier la responsabilité du Département de l’environnement urbain et de la sécurité. Surnommé M. Propre pour son zèle à assurer la salubrité du domaine public, il contribue notamment à développer les effectifs et les compétences des agents de la police municipale et agit pour la mise en place de réseaux Wi-Fi publics sur le territoire de la ville de Genève. Il est réélu le 17 avril 2011. Du 1er juin 2011 au 31 mai 2012, il exerce la fonction de maire de la ville.
En janvier 2011, il publie un contre-rapport sur l'armée, qui s'oppose frontalement au conseiller fédéral Ueli Maurer et à son rapport sur la politique de sécurité 2010. Il y appelle à la création d'un département fédéral de la sécurité, à une coopération militaire avec l'Union européenne et à la suppression de l'obligation de servir.