Pierre Jolivet, né le 9 octobre 1952 à Saint-Mandé, est un réalisateur, scénariste et acteur français.
Il est surtout connu pour avoir dirigé Vincent Lindon dans plusieurs films, souvent à succès : le drame social Fred (1997), la comédie dramatique Ma petite entreprise (1999), le film historique Le Frère du guerrier (2002) et la comédie romantique Je crois que je l'aime (2007).
Par la suite, c'est Roschdy Zem qui devient son acteur fétiche : ensemble, outre Fred, ils tournent la comédie dramatique La Très Très Grande Entreprise (2008), le polar Mains armées (2011) et le drame Les Hommes du feu (2017).
Il tourne également cinq films avec son fils acteur, Adrien Jolivet : Zim and Co., La Très Très Grande Entreprise, Mains armées et Victor & Célia.
Issu d'une fratrie de quatre, Pierre Jolivet est le fils des comédiens Jacques Jolivet et Arlette Thomas (cette dernière étant notamment connue pour être la voix de Titi et de Calimero) et le frère de l'humoriste Marc Jolivet. Sa sœur, Françoise Dasque, et son fils, Adrien Jolivet, sont également acteurs.
Il grandit à Maisons-Alfort auprès d'un père violent.
Durant les événements de mai 1968, il monte avec Marc des spectacles dans les usines en grève. Après avoir été animateurs au Club Med, les deux frères montent un duo de clowns comiques, Récho et Frigo, qui va devenir très populaire dans le milieu des années 1970. Ils animent notamment de 1975 à 1976 une émission pour la jeunesse sur TF1, Les Visiteurs de Noël.
Débuts et révélation (années 1980)
En 1979, Pierre et Marc écrivent et interprètent les rôles principaux du film Alors... heureux ?, sorti en salles l'année suivante, date de la séparation du tandem.
Dans les années 1980, Pierre s'associe avec Luc Besson, rencontré sur le tournage d'un clip : ils écrivent ensemble le scénario de L'Avant dernier, court-métrage de science-fiction réalisé par Besson, dont Jolivet interprète le rôle principal. Deux ans plus tard, Jolivet et Besson développent l'intrigue de L'Avant-dernier pour en faire un long-métrage, Le Dernier Combat — avec toujours Pierre Jolivet dans le rôle principal et Luc Besson à la mise en scène — qui obtient le Prix Spécial du Jury au Festival d'Avoriaz en 1983. Pierre Jolivet co-écrit le film suivant de Luc Besson (Subway), mais les relations entre les deux amis se dégradent dès l'époque du Dernier combat, dont Jolivet soupçonne Besson d'avoir délibérément saboté l'exploitation commerciale, peut-être parce qu'il ne souhaitait pas en partager la paternité. Jolivet finit par porter plainte contre Besson pour « non-exploitation du film », mais est débouté. Les deux cinéastes restent ensuite définitivement brouillés.
Pierre Jolivet se lance dans la réalisation en 1985 avec Strictement personnel, qui raconte le retour à ses origines d'un inspecteur de police. Le film est nommé au César de la Première œuvre. Le cinéaste enchaîne avec une comédie de mœurs Le Complexe du kangourou, avec Clémentine Célarié.
Mais c'est avec son troisième long-métrage qu'il connait un beau succès public : le thriller Force majeure, porté par François Cluzet et Patrick Bruel, le lance définitivement, avec cette histoire de deux hommes amenés à accepter une peine de prison pour sauver leur meilleur ami.
Succès critique et public (années 1990)
Le réalisateur débute cette décennie avec des comédies un peu expérimentales : la fantastique Simple Mortel (1991), où un spécialiste en langues anciennes reçoit des messages d'origine inconnue par voie hertzienne, lui donnant l'ordre d'exécuter des actions étranges ; puis À l'heure où les grands fauves vont boire (1993), où un homme tente de récréer un rêve où il parvient à séduire une femme qu'il désire.
Finalement, c'est en renouant avec un cinéma réaliste et social que le cinéaste renoue avec le grand public et la critique : sort en 1997 Fred, l'histoire d'un chômeur pris dans un engrenage criminel, avec Vincent Lindon dans le rôle principal. Il enchaîne avec En plein cœur (1998), où un riche avocat interprété par Gérard Lanvin tombe amoureux d'une jeune cliente d'origine modeste, jouée par Virginie Ledoyen.
En 1999, Pierre Jolivet poursuit dans la même veine sociale, mais cette fois sur un ton plus léger, en signant Ma Petite entreprise, avec à nouveau Vincent Lindon qui tient cette fois le rôle d'un patron de PME qui tente de sauver sa société. Cette comédie dramatique connaît un véritable triomphe, tant public que critique, et vaut par ailleurs à François Berléand d'obtenir le César du meilleur acteur dans un second rôle.
Comédies dramatiques (années 2000)
Le réalisateur profite de ce succès pour monter un projet plus risqué : le drame historique Le Frère du guerrier, suivant l'histoire, dans un contexte médiéval, d'une jeune femme (Mélanie Doutey) tentant de faire retrouver la mémoire à son mari (incarné par Guillaume Canet). Pour cela, elle part à la recherche de son frère, incarné par [Vincent Lindon].