Cami (nom de plume de Pierre Henri Cami) est un humoriste français né le 20 juin 1884 à Pau (Pyrénées-Atlantiques) et mort le 3 novembre 1958 à Paris.
Pierre Henri Cami (de son nom complet Pierre Louis Adrien Charles Henry Cami), est le fils de Charles Cami, voyageur de commerce aux affaires. Avec ses trois sœurs, il grandit dans un milieu bourgeois et confortable.
Au lycée de Pau, il se montre un élève médiocre. À 15 ans, il écrit des poésies qu'il signe Kami. Il veut devenir matador et rêve de porter la coleta sur la nuque. Son père voyant cette vocation d'un mauvais œil, s'ingénie à la contrarier.
Cami entame sa carrière comique par le truchement du bulletin des pompes funèbres, Le Petit Corbillard illustré.
Doué pour la caricature, mais plus encore pour le théâtre loufoque, Cami jouit d'un immense succès populaire dès 1914. Il crée des personnages burlesques fort appréciés jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, tels que Loufock-Holmès et César Rikiki.
Il est également l'auteur de « la semaine Camique » dans L'Illustration.
Il est le fondateur de l'Académie de l'humour et sera lauréat en 1953 du grand prix d'humour international.
Cami meurt dans l'anonymat à 74 ans, en son domicile du 14 rue Étex, dans le 18e arrondissement de Paris. Il est enterré au cimetière parisien de Saint-Ouen. (carré 18, ligne 21, tombe 16).
Charlie Chaplin a dit de lui qu'il était « le plus grand humoriste in the world ».
Jacques Prévert propose le terme de « camisard » pour désigner ses admirateurs — et pour certains amis — au rang desquels on compte le producteur radio Gabriel Germinet, des écrivains et cinéastes tels que Ramon Gomez de la Serna, Benjamin Péret, Paul Gilson, Carlo Rim, Jean Cassou, Lucien Dubech, Maurice Dekobra et, plus récemment, Roland Topor, Jean-Jacques Pauvert, Raymond Devos, Chaval, Rémo Forlani, Michel Lebrun, Jean Ferry et Robert Enrico.
Les Mystères de la forêt noire, 1917 (rééd. Pauvert, 1978)
Les Amours de Mathusalem, 1925
Vendetta ! ou Une aventure corsée. éd. E. Flammarion, Paris, 1926, 248 p.
Cami-Voyageur ou Mes aventures en Amérique, coll. « Les Auteurs gais », éd. E. Flammarion, Paris, 1927, 242 p.
Les Mémoires de Dieu le père, 1930
Pssitt et Pchutt dans le cirque de la vie (entrées camiques), 1932
Quand j'étais jeune fille…, mémoires d'un gendarme. éd. Baudinière, Paris, 1937, 320 p.
Le Voyage inouï de monsieur Rikiki, 1938