Ce Jour-là

Pierre Brossolette

Résistant et homme politique français

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Pierre Brossolette, né le 25 juin 1903 à Paris (16e arrondissement) et mort le 22 mars 1944 à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière (Paris, 13e arrondissement), est un journaliste, un homme politique de la Troisième République et un résistant élevé au rang de Compagnon de la Libération. Époux de Gilberte Brossolette (1905-2004), il participe avec elle à la Résistance française pendant l'Occupation allemande.

Il est l'un des principaux dirigeants et héros de la résistance intérieure française. Il est considéré comme l'un des principaux acteurs de l'unification de la résistance française.

En 1940, Pierre Brossolette intègre le réseau du musée de l'Homme, puis la Confrérie Notre-Dame. Il établit des liens avec plusieurs organisations telles que Libération-Nord et l'Organisation civile et militaire (OCM) entre autres. Après avoir rejoint Londres, il devient l'adjoint du colonel Passy au BCRA et mène à bien trois missions clandestines en France. Son épouse Gilberte Brossolette est également résistante et militante socialiste.

Arrêté par le Sicherheitsdienst (service de sureté appartenant à la SS), il se suicide, se jetant par la fenêtre du 5e étage du siège de la Gestapo, au 84 avenue Foch, après avoir donné un nom, le sien. Ses cendres sont transférées au Panthéon, le 27 mai 2015.

Études, engagement civique et journalisme

Pierre Brossolette, né le 25 juin 1903 au 77bis rue Michel-Ange à Paris (16e arrondissement), est issu d'une famille d'enseignants et de hauts-fonctionnaires aubois et isérois.

Son père, Léon Brossolette, né en 1868 à Chessy-les-Prés (département de l'Aube), mort en 1938 à Paris (7e arrondissement), est inspecteur de l'enseignement primaire du département de la Seine. Sa mère, Jeanne Juliette Vial, née en 1875 à Rives (département de l'Isère), morte en 1914 à Paris (16e arrondissement), est la fille de Jules Vial, inspecteur de l'enseignement primaire du département de l'Ardèche puis du Rhône, et la sœur de Francisque Vial, directeur de l'enseignement secondaire. De leur union naissent, outre Pierre, deux filles :

Marianne Brossolette : née en 1897 à Louhans (département de Saône-et-Loire), professeur agrégée d'histoire, épouse en 1924 René Ozouf ; elle est la mère de l'historien Jacques Ozouf, époux de Mona Sohier.

Suzanne Brossolette : née en 1898 à Paris (16e arrondissement), Professeur agrégé d'Histoire, épouse en 1928 Francis Bourgin, professeur agrégé d'histoire et de géographie.

Pierre Brossolette effectue ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly et ses études supérieures en classes préparatoires littéraires au lycée Louis-le-Grand. En 1922, il est reçu, le premier, à l’École normale supérieure. En 1925, il est reçu, le deuxième, derrière, Georges Bidault, à l'agrégation d'histoire et géographie.

Au cours de ses études à l'École normale supérieure, il obtient un brevet de préparation militaire supérieure, désormais nécessaire aux normaliens afin d'être nommés officiers de réserve.

Brossolette se soumet sans enthousiasme, mais avec conscience, à ses obligations militaires. Dans le cadre de cette préparation militaire effectuée notamment à la caserne de Lourcine, il obtient de bons résultats malgré une assiduité médiocre. Il est d'abord incorporé au 158e régiment d'infanterie et nommé caporal. En 1925, à l'issue de la PMS, il est nommé sous-lieutenant de réserve dans l'infanterie et est affecté au 5e régiment d'infanterie.

Pendant son service militaire, il épouse en 1926 Gilberte Bruel, avec qui il aura deux enfants, Anne et Claude, ce avec l'autorisation du général Gouraud, gouverneur militaire de Paris, puisqu'il était encore sous les drapeaux. Après la Libération, elle deviendra la première femme élue au Sénat. Il se lance peu après dans le journalisme.

Membre de la Ligue des droits de l'homme, de la Ligue internationale contre l'antisémitisme et de la Grande Loge de France où il est initié le 22 janvier 1927 à la loge Émile Zola, il est ensuite reçu dans les hauts grades maçonniques dans la loge La Perfection latine du Suprême Conseil de France et s'affilie également à la loge du Grand Orient de France L'Aurore sociale, de Troyes. Il adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) en 1929 et participe au courant Bataille socialiste au cours des années 1930.

Il se présente d'abord aux élections cantonales d'octobre 1934 (canton d'Ervy-le-Châtel) puis à la députation de l'Aube (deuxième circonscription) sous l'étiquette du Front populaire en avril 1936 sans succès.

D'abord fervent défenseur des idéaux pacifistes et européens d'Aristide Briand, ses conceptions évoluent à partir de 1938 lorsqu'il prend conscience de la réalité de la menace nazie et de l'inévitabilité de la guerre.

Journaliste dans plusieurs journaux (L'Europe nouvelle, Le Quotidien, Le Progrès civique, Les Primaires, Notre temps, Excelsior, Marianne et la Terre Libre), ainsi que celui de la SFIO Le Populaire (où il est rédacteur de politique étrangère), il travaille également pour Radio PTT, dont il est licencié en janvier 1939 lorsqu'il s'oppose dans une émission aux accords de Munich.

Au début de 1939, il fonda aux côtés de Georges Monnet, Daniel Mayer, Léo Lagrange, Pierre Bloch et Georges Izard, le bimensuel Agir, organe d’expression de la minorité antimunichoise de la SFIO.

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