Pierre Bourgeade, né le 7 novembre 1927 à Morlanne et mort le 12 mars 2009 à Loches, est un homme de lettres français à la fois romancier, dramaturge, poète, scénariste, réalisateur, journaliste, critique littéraire et photographe.
Pierre Bourgeade naît en 1927 à Morlanne (petit village dans les Pyrénées-Atlantiques).
Son père, Eugène Bourgeade, receveur-percepteur des impôts, descend d’un Bourgeade ferblantier et colporteur dans le Cantal ; sa mère, Henriette Navarron, est une descendante de Jean Racine.
Il est le beau-frère de l'écrivaine Paule Constant.
Il est condamné pour « injure au chef de l'État » après avoir dénoncé la grâce que Georges Pompidou avait accordée au milicien Paul Touvier
Il meurt le 12 mars 2009 à Loches. Il est enterré à Paris, au cimetière du Montparnasse, division 6.
En 2003 l'écrivain François Prunier lui dédie son premier roman, intitulé Martin Roi.[réf. nécessaire]
Auteur d'une quarantaine de pièces, le nom de Pierre Bourgeade reste lié à deux dates marquantes de la création théâtrale contemporaine : en 1969, Orden, avec une musique de Girolamo Arrigo, mis en scène par Jorge Lavelli au Festival d'Avignon, avènement du « théâtre musical » et en 1976, Palazzo Mentale, créée par Georges Lavaudant, prix du syndicat de la critique dramatique.
Parmi ses autres pièces, on peut citer entre autres Deutsches Requiem (mise en scène Daniel Benoin), Fragments pour Guevara (mise en scène Michael Lonsdale), Le Procès de Charles Baudelaire (mise en scène Dominique Quéhec), Petite zoologie amoureuse - PZA (mise en scène Maurice Attias), L'Autorisation (mise en scène Jacques Rosny).
On lui doit deux adaptations de textes de Georges Bataille : Ma Mère puis Le Mort (mise en scène Maurice Attias). Il a également adapté pour Jean-Louis Barrault Antigone de Sophocle et Les Oiseaux d'Aristophane, dernier spectacle monté et joué par Barrault au Théâtre du Rond-Point.
Il a travaillé avec le compositeur Marius Constant sur le livret d'un mélodrame fantastique consacré au Marquis de Sade, Teresa (mise en scène Marc Adam au château de Lacoste en juillet 1995).
L’auteur écrit des poèmes, érotiques souvent, et toujours en vers de sept syllabes.
Fidèle à ses thèmes littéraires, Bourgeade a surtout photographié du nu, en noir et blanc. Il a été ami de plusieurs photographes, notamment Man Ray avec qui il a réalisé quelques entretiens et Pierre Molinier auquel il a consacré quelques textes.
1966 : Prix Hermès-ESCP (Les Immortelles, Gallimard)
1976 : Prix du Syndicat de la critique dramatique (Palazzo Mentale)
1979 : Prix Max-Barthou de l’Académie française (Une ville grise, Gallimard)
1983 : Prix Mottart de l’Académie française + sélection prix Goncourt (Les Serpents, Gallimard)
1990 : Prix du public et de la photographie Monte-Carlo (Quartier nègre)