Philippe Lemoine, né le 20 juillet 1956 à Port Harcourt (Nigeria) et mort le 1er mars 2017 à Combs-la-Ville, est un affichiste et artiste peintre français.
Philippe François Roger Lemoine naît 20 juillet 1956 à Port Harcourt au Nigeria. Pendant plus de dix années, il habite en Afrique avec ses parents. Il découvre des villes et des pays comme Dahomey, le Tchad, le Togo, le Kenya ainsi que Madagascar.
Il arrive en France en 1967. Il s'ennuie dans ses études, mais se distingue par son assiduité et ses réalisations en travaux manuels et dessin. A la fin de son second cycle, il intègre l'École supérieure des arts modernes à Paris.
Après avoir obtenu son diplôme, Philippe Lemoine travaille pour un périodique équin, puis avec des agences spécialisées.
Il adopte le statut de travailleur indépendant jusqu'à sa rencontre avec son mentor, René Ferracci.
Sa rencontre avec René Ferracci l'oriente vers la carrière d'affichiste. Cette collaboration est fructueuse, enrichie par la découverte du monde du cinéma. L'amitié qui lie les deux hommes s'arrête en 1982, avec la mort soudaine Ferracci. Lemoine se lance alors dans la création.
Il crée les affiches pour Le Dernier Empereur et Un homme amoureux : elles lui valent une double nomination au César de la meilleure affiche.
Il est l'auteur de centaines d'affiches pour le cinéma français : Trois hommes et un couffin, Fort Saganne, Camille Claudel, Les fantômes du chapelier, Rue barbare, Arthur Rimbaud, La Boum 2, Les Spécialistes, L'Année des méduses, Une chambre en ville, Promotion canapé, etc.
Il est référencé par la Cinémathèque française ; elle rassemble une grande partie de ses œuvres, qu'il signait uniquement de son prénom « Philippe » précédé du copyright.
Il est membre de l'Académie des arts et techniques du cinéma.
Affiche officielle du 44e festival de Cannes
Logo officiel du 45e festival de Cannes
Affiche La Rimb ou Rimbaud vu par sa mère
Affiche de la pièce de théâtre Les Palmes de monsieur Schutz, 2013
Philippe Lemoine a consacré une part de son temps à la peinture.
Dans les années quatre-vingt-dix, il s'y investit pleinement. À cette époque, l'informatique, avec la publication assistée par ordinateur (PAO), devient un outil incontournable. Philippe refuse de se laisser entraîner dans cet univers. Il reste attaché au « coup de patte » du maître, qu'aucune technologie ne peut reproduire.
Sa peinture ressurgit empreinte de tourments. Confronté à la maladie, Philippe la combat, avec les souvenirs de son enfance. Il y évoque des éléments ethniques, les scarifications, ainsi que les trois points de référence, qui marquent chaque tableau.
Sa peinture porte sa signature mais également le sceau de l'artiste apposé à la cire.