Philippe Cochet, né le 23 mai 1961 à Lyon, est un homme politique français, membre des Républicains. Il est député de la cinquième circonscription du Rhône de 2002 à 2017, Maire de Caluire-et-Cuire et conseiller métropolitain de Lyon, de 2008 à 2025.
Le 11 décembre 2024, Philippe Cochet est condamné pour détournement de fonds publics à un an de prison ferme avec bracelet électronique, deux ans avec sursis, ainsi qu'à une peine de cinq ans d'inéligibilité assortie de l'exécution provisoire, mais fait appel. Il quitte ses mandats de maire et de conseiller métropolitain le 16 juillet 2025.
Gérant de société et militant de l'UDF, Philippe Cochet est élu pour la première fois conseiller municipal de Caluire-et-Cuire en 1989. Il est ensuite réélu conseiller municipal en 1995 puis adjoint en 2001.
À la retraite du député sortant Jean Rigaud (député du Rhône de 1981 à 2002), Cochet, alors membre de DL, obtient l'investiture de la toute jeune Union pour la Majorité Présidentielle dans la 5ème circonscription du Rhône. Faisant cependant face à quatre candidatures dissidentes à droite, il rassemble sur son nom 31,84 % des suffrages exprimés au premier tour avant de l'emporter au second tour face à son adversaire socialiste avec 65,47 % des voix.
Philippe Cochet est nommé le 5 juillet 2007, secrétaire général adjoint de l'UMP (no 3 national du parti) dans la direction collégiale du mouvement. Il doit néanmoins céder sa place pour des questions de parité hommes-femmes à Nathalie Kosciusko-Morizet, le 28 mars 2008. Cochet continue cependant à siéger dans le comité directeur du l'UMP (composé de 21 membres) en devenant Délégué général à la réforme.
Après avoir contraint le maire sortant, Alain Jeannot (RPR), à ne pas se représenter
, Philippe Cochet est tête d'une liste d'union de la majorité (UMP-Nouveau Centre-Parti radical) à Caluire-et-Cuire.
Annoncé comme le favori, Philippe Cochet remporte le scrutin dès le premier tour avec 56,23 % des voix ; loin devant la liste PS conduite par Pierre Ferraro (30,76 % des suffrages).
À la suite de la réunion du conseil national du 24 janvier 2009, le poste de Délégué général à la réforme est supprimé de l'organigramme de l'UMP. Philippe Cochet devient membre de la commission nationale d'investitures mais perd sa place au sein du bureau politique du parti.
À la suite de l'élection de Xavier Bertrand comme secrétaire général de l'UMP, Philippe Cochet est nommé en mars 2009 secrétaire national chargé des grandes métropoles et de la politique de la ville.
En février 2015, le magazine L'Express lui consacre un dossier de 10 pages, dans lequel il explique ses propos controversés de 2013 contre le mariage homosexuel (« Je vous accuse, Mesdames et Messieurs de la gauche, [...] vous êtes en train d'assassiner des enfants. C'est scandaleux ! ») et déclare qu'il n'aura pas à choisir en 2017 entre son mandat de maire et celui de député, car la loi interdisant le cumul sera d'ici là abrogée, selon lui, ce qui n'a pas eu lieu.
Philippe Cochet cumule les indemnités de trois mandats et emploie sa femme en tant que collaboratrice parlementaire, dont la réalité de l'emploi est mise en cause, ce qui leur vaudra une condamnation en 2024.
Député de la 5e circonscription du Rhône, il attribue une grande partie de sa réserve parlementaire à la commune dont il est le maire.
Lors des élections législatives de juin 2017, sept maires de droite du Val-de-Saône et des Monts d’Or soutiennent son adversaire, Blandine Brocard, adjointe au maire de Saint-Germain-au-Mont-d'Or, candidate LREM (ex membre du MoDem).
Il est battu par elle (60,25 % contre 39,75 %). Le 4 juillet 2017, il déclare au journal Le Progrès : « Je suis victime des élections, je suis mort certes, mais avec le drapeau Les Républicains, et ça, j'en suis fier. ».
Le 15 mai 2008, le jour même où Nicolas Sarkozy annonce son intention de faire voter une loi créant un droit d'accueil à l'école primaire pendant le temps scolaire, en particulier en cas de grève, Philippe Cochet met en place un « service minimum » municipal dans les écoles de sa commune en grève.
Le 10 février 2009, il retire ses délégations à son adjointe Michèle Vianès, après qu'il a appris son appartenance au parti Debout la République.
En mai 2011, il crée un Think tank qu'il baptise « L'autre Métropole », confirmant ainsi son ambition de prendre en 2014 la présidence de la Métropole de Lyon qu'il convoite depuis 2007 (communauté urbaine de 58 communes que les lyonnais appellent "Grand Lyon") et contestant par là-même le leadership de François-Noël Buffet, son rival au sein de l'UMP, et celui du socialiste Gérard Collomb, le président en exercice, dont il attaque la gouvernance : « Il a une attitude volontairement vexatoire et a un sentiment de toute-puissance. Il a l'arrogance du mauvais prof qui explique les choses à ses élèves ». En avril 2014, à la suite de sa réélection à la tête de la mairie de Caluire, il tente de conquérir la Métropole, en se plaçant finalement derrière Buffet, mais n'y parvient pas et attribue son échec à certains maires de droite qu'il accuse de « collaboration » avec Collomb.