Ce Jour-là

Petr Nečas

Technologue, Tchéquie

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Petr Nečas [ˈpɛtr̩ ˈnɛtʃas] est un homme d'État tchèque membre du Parti démocratique civique (ODS), né le 16 novembre 1964 à Uherské Hradiště. Il est président du gouvernement entre 2010 et 2013.

Né en Moravie, il étudie la physique à l'université Jan Evangelista Purkyně de Brno, puis travaille jusqu'en 1992 dans le secteur privé.

Cette année-là, il est élu député au Conseil national sous les couleurs de l'ODS, auquel il appartient depuis 1991. Il devient vice-ministre de la Défense en 1995, puis président de la commission de la Défense de la Chambre des députés l'année suivante. Il est désigné vice-président du Parti démocratique civique en 1999 et échoue trois ans plus tard à en prendre la direction.

En 2006, le nouveau président du gouvernement Mirek Topolánek le désigne vice-président du gouvernement et ministre du Travail et des Affaires sociales. Il démissionne avec l'ensemble du cabinet trois ans plus tard.

À deux mois des élections législatives de mai 2010, il est porté par intérim à la présidence de l'ODS après que Topolánek a été contraint d'y renoncer pour des déclarations controversées. S'il est devancé par les sociaux-démocrates, Petr Nečas est en mesure de mettre en place une coalition de centre droit et d'accéder à son tour à la présidence du gouvernement. Il est ensuite confirmé comme président de l'ODS.

Son mandat est marqué par les accusations de corruption et la rupture d'Affaires publiques (VV), plus petit parti de la majorité. Après des révélations concernant des abus de pouvoir de sa directrice de cabinet, il démissionne en juin 2013 et cède le pouvoir un mois plus tard à l'indépendant Jiří Rusnok.

Il achève ses études secondaires en 1983 à Uherské Hradiště, puis intègre l'université Jan Evangelista Purkyně de Brno, où il obtient cinq ans plus tard un diplôme de sciences physiques.

Il travaille ensuite dans le secteur de la recherche et développement pour la société Tesle à Rožnov pod Radhoštěm jusqu'en 1992.

Il adhère au Parti démocratique civique (ODS) de Václav Klaus, parti libéral tchèque issu du Forum civique (OF), en 1991. Lors des élections législatives de juin 1992, il est élu député au Conseil national.

En 1995, il est désigné premier vice-ministre au ministère de la Défense, alors que Klaus assume la direction du gouvernement tchèque.

À la suite des élections législatives de 1996, il quitte l'administration pour prendre les fonctions de président de la commission de la Défense et de la Sécurité de la Chambre des députés. Après le scrutin anticipé de 1998, il est désigné premier vice-président du groupe parlementaire de l'ODS, renvoyé dans l'opposition. Il devient en 1999 vice-président du Parti démocratique civique.

En 2002, il est élu vice-président de la commission des Affaires européennes de la Chambre après la tenue des élections législatives. Il postule ensuite à la présidence de l'ODS mais est battu par son concurrent Mirek Topolánek, qui le devance de seulement 11 voix et le confirme comme vice-président.

Bien qu'il soit davantage spécialisé en politique étrangère, il est choisi le 4 septembre 2006 par Topolánek comme vice-président du gouvernement et ministre du Travail et des Affaires sociales dans son premier cabinet, finalement pas investi. Topolánek parvient ensuite à former une coalition gouvernementale avec deux autres partis et, profitant de défections dans l'opposition, reçoit finalement l'investiture parlementaire le 9 janvier 2007.

Il perd son poste avec la démission du gouvernement le 24 mars 2009, consécutive à l'adoption d'une motion de censure du Parti social-démocrate tchèque (ČSSD). Il gère les affaires courantes jusqu'au 8 mai.

Le 12 avril 2010, il prend par intérim la présidence du Parti démocratique civique après que Mirek Topolánek a été contraint d'y renoncer, en raison de ses propos controversés concernant le manque de courage du président du gouvernement Jan Fischer, en raison de ses origines juives, et du ministre des Transports Gustáv Slamečka (en), du fait de son homosexualité ; et de son appel à « botter le derrière » des Tchèques votant pour le Parti social-démocrate. L'ODS se trouve alors dans une situation délicate, déstabilisé par l'émergence d'un nouveau parti de centre droit, TOP 09.

À une semaine du scrutin, le parti passe sous la barre des 20% d'intentions de vote alors qu'il est devancé depuis des mois dans les sondages par le Parti social-démocrate.

Au cours du scrutin, le Parti démocratique civique remporte 20,2 % des voix et 53 députés sur 200. Il passe ainsi à la deuxième place des forces politiques tchèques derrière le ČSSD, enregistrant un recul de 15 points et la perte de 28 sièges en quatre ans. La bonne performance de TOP 09 et la percée du petit parti Affaires publiques (VV) permettent cependant au centre droit de totaliser 118 mandats sur les 200 de la Chambre des députés.

Le 4 juin, moins d'une semaine après la tenue du scrutin, Nečas est invité par le président de la République Václav Klaus à « mener des négociations sur la scène politique » afin de former un exécutif bénéficiant du « soutien majoritaire au sein de la Chambre des députés » et l'invite à lui remettre son rapport deux semaines plus tard. En réponse, le dirigeant par intérim de l'ODS s'engage à « travailler très durement, assidûment et systématiquement » pour proposer « un projet gouvernemental viable ». Le 20 juin, le 21e congrès de l'ODS le porte formellement à la présidence du parti par 87% des voix.

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