Ce Jour-là

Paul Sébillot

Folkloriste, ethnologue, peintre et écrivain français

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Paul Sébillot, né le 6 février 1843 à Matignon, dans les Côtes d'Armor, et mort le 23 avril 1918 à Paris, est un ethnologue, folkloriste, écrivain et peintre breton. Nombre de ses travaux sont consacrés à son pays d’origine.

Il est issu d’une ancienne famille bretonne et d’une lignée de médecins depuis son arrière-grand-père. Son père, Pierre Sébillot, a fait l‘objet d’une citation pour son dévouement pendant l’épidémie de choléra de 1832 à Saint-Cast ; il devient maire de Matignon en 1848. Après des études au collège communal de Dinan, Paul Sébillot fait ses études de droit à Rennes, qu’il poursuivra à Paris en 1863. Très intéressé par la peinture, il prend des cours auprès d’Augustin Feyen-Perrin et, en 1870, il expose au Salon une toile intitulée Rochers à Marée Basse, que l’on retrouve à l’Exposition de Londres de 1872. Il expose deux tableaux également à l'Exposition Universelle de Vienne en 1873.

Sébillot va poursuivre son activité picturale jusqu’en 1883, période pendant laquelle quatorze de ses tableaux sont exposés aux salons de Paris et deux à l’Exposition universelle de Vienne en 1873. Son inspiration se trouve largement sur le littoral breton. Il collabore à plusieurs revues en tant que critique d’art : Le Bien Public, La Réforme, L'Art français et L'Art libre.

Parallèlement il entame une nouvelle carrière littéraire par la publication en 1875, de La République, c’est la tranquillité dont le succès nécessite deux rééditions la même année. C’est à cette époque qu’il rencontre un autre folkloriste François-Marie Luzel qui assure la traduction du texte en breton. Dès lors ses publications vont être régulières. Il mènera des analyses sur les "traditions populaires" en Bretagne. En 1877, il crée La Pomme, association bretonne et normande, dont il devient président l’année suivante (en 1889, sera créée une revue mensuelle du même nom). Entre 1879 et 1892, il préside les « Dîners celtiques », qu'il a fondés à Paris en 1878 avec un autre Costarmoricain, Narcisse Quellien. Les membres de ce cercle fréquenté par Ernest Renan sont des écrivains, poètes, linguistes, historiens, bretons ou parisiens, tous portés par le même intérêt pour les études celtiques. En 1881, quand Charles Leclerc crée la collection Les Littératures populaires de toutes les nations, Sébillot signe le premier volume d'une longue série avec sa Littérature orale de la Haute-Bretagne. En 1885, naît la Société des Traditions populaires, qui organise Les Dîners de ma Mère l’Oye, réunion de folkloristes qui donne lieu à l’édition d’une nouvelle revue de ce nom. À partir de 1886 devient le secrétaire général de l’association et assume la direction de la revue. En 1889, c’est le premier congrès des traditions populaires à Paris.

Il a été membre du comité directeur d'une Ligue pour la séparation des Églises et de l'Etat par les communes, fondée en 1888 et présidée par son beau-frère le député radical et libéral Yves Guyot, ancien rédacteur en chef du Bien public et de La Réforme. Lorsque ce-dernier est nommé ministre des Travaux publics en 1889, Sébillot devient son chef de cabinet au ministère. Il reste à ce poste jusqu’en 1892, observatoire idéal qui lui permet de recueillir de nombreuses informations qui feront l’objet du volume Les Travaux publics et les mines dans les traditions et superstitions de tous les pays, en 1894. L’année suivante, il rassemble la liste de ses publications (livres et articles), sous le titre Autobibliographie.

En 1905, il est nommé président de la Société d’anthropologie.

Il a été membre de nombreuses associations ou sociétés savantes, parmi lesquelles on peut citer : la Société des gens de lettres, la Société de linguistique, la Société d’anthropologie, la Société archéologique, la Société archéologique du Finistère, l’Association des journalistes républicains, la Société d’ethnographie et d’art national et, au niveau international, la Société finno-ougrienne d’Helsingsfors, la Société du folklore wallon, la Folklore Society de Chicago, l’American Folklore Society, du Folklore Andaluz, la Folklore Society de Londres, la Société suisse des traditions populaires, la Société des écrivains portugais.

Un prix littéraire portant son nom fut remis en même temps que le prix Claude Seignolle lors du salon du Livre des légendes à Botmeur de 2006 à 2013. Il récompensait une œuvre relative au folklore français. Son président était le folkloriste Roger Maudhuy.

Un colloque international sur Paul Sébillot a eu lieu à Fougères, du 9 au 11 octobre 2008, à l’occasion du 90e anniversaire de sa disparition.

1872: Marée basse à l'embouchure d'une rivière - Collection particulière (exposé à l'Exposition Universelle de Vienne en 1873)

1874: Printemps en Bretagne - New York, Metropolitan Museum of Art

1874: Scène de grève, Guissény, - Quebec, Musée national des beaux-arts du Québec,

c.1874: Rochers à marée basse, Loguivy - Quebec, Musée national des beaux-arts du Québec,

1880: Paysage champêtre, Saint Cast - Quebec, Musée national des beaux-arts du Québec,

1875 : La République, c’est la tranquillité (Paris, Librairie du suffrage universel)

1876 : Essai sur le patois gallot

1880 : Les Traditions, superstitions et légendes de la Haute-Bretagne

1880 : Essai de questionnaire pour servir à recueillir les traditions, les superstitions et les légendes

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