Ce Jour-là

Patrick Tambay

Pilote automobile français

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Patrick Tambay , né le 25 juin 1949 dans le 14e arrondissement de Paris et mort le 4 décembre 2022 à Nice, est un pilote automobile français de Formule 1. Au cours de sa carrière, de 1977 à 1986, il a participé à 114 Grands Prix et remporté 2 victoires.

Après une carrière junior en ski, Patrick Tambay fait ses débuts en sport automobile en 1972, marqués par sa victoire au Volant Elf. Il continue son ascension en monoplace, en étant sacré vice-champion de Formule Renault en 1973, ce qui lui permet d'intégrer la Formule 2, l'antichambre de la Formule 1. Vice-champion en 1975 et favori pour la saison suivante, il termine troisième en 1976, ce qui lui bouche un avenir direct en Formule 1.

Tambay s'exile donc aux États-Unis en 1977 pour disputer la CanAm qu'il domine largement, remportant ainsi le championnat. Recruté par Theodore en Formule 1, il marque ses premiers points dans les dernières courses de la saison 1977. Impressionnée, la prestigieuse équipe McLaren le recrute. Toutefois, le niveau de l'équipe britannique décline et Tambay n'inscrit que quelques points en 1978 et aucun l'année suivante.

Sans volant pour la saison suivante, il réintègre la CanAm en 1980 et s'impose, ce qui lui permet de regagner de l'estime au sein du monde de la Formule 1. En 1981, il retrouve Theodore, marque un point avant de rejoindre Ligier mais abandonne à chaque course. À nouveau sans volant, il revient en CanAm mais ne participe qu'à une course ; il rejoint la Scuderia Ferrari pour remplacer Gilles Villeneuve, mort quelques semaines auparavant.

Son talent explose lors de ses huit dernières courses de la saison 1982 : Tambay obtient ses premiers podiums et remporte son premier Grand Prix. Prolongé chez Ferrari pour la saison 1983, il remporte son second Grand Prix et réalise quatre autres podiums, ce qui lui permet de terminer quatrième du championnat. Il passe chez Renault en 1984 et récolte trois podiums en deux saisons, sans pour autant renouer avec la victoire. Il rejoint ensuite Haas Lola, sans grand succès et arrête sa carrière en Formule 1, à l’âge de 37 ans.

Il participe à plusieurs reprises aux 24 Heures du Mans et au Rallye Dakar, avant de devenir commentateur des Grands Prix de Formule 1, notamment pour RMC à partir de 2003. Patrick Tambay est le père d'Adrien Tambay, pilote automobile en DTM depuis 2012 et le parrain de Jacques Villeneuve, champion du monde de Formule 1 en 1997.

Enfance, carrière en ski et début en sport automobile (1949-1972)

Daniel Patrick Tambay naît le 25 juin 1949 dans le 14e arrondissement de Paris au sein d’une famille aisée. À l'âge de 10 ans, le jeune Patrick Tambay pratique le ski alpin et intègre l'équipe de France espoirs durant son adolescence. Sacré champion de France junior de descente et vice-champion en slalom en 1968, l'espoir français reste assez peu populaire, en raison de son milieu d'origine aisé. Il se rapproche des États-Unis, devenant l'ami de plusieurs skieurs américains, tels que Mike Lafferty, et entame même une relation amoureuse avec Kiki Cutter. Lors des Jeux olympiques de 1968, malade, il est accusé par les médias américains, d'avoir transmis la rubéole à Cutter et, par extension, à toute l'équipe féminine américaine. Toujours en lien avec l'équipe de France et attaché aux États-Unis malgré leurs accusations, il déménage au Colorado en 1970 et intègre l'université de Boulder, ville dans laquelle il emménage. En parallèle, l'été, Tambay pratique le ski nautique, où il est sacré champion de Méditerranée.

C'est cette même année que Patrick Tambay découvre le monde du sport automobile, en assistant à l’inauguration du circuit Paul-Ricard, dans le Var, le 19 avril. Pendant les vacances en 1972, le skieur retourne en France, pour essayer les monoplaces, toujours au circuit Paul-Ricard, dans le cadre du Volant Elf. Devant retourner à l'université, Patrick reçoit chez lui, des lettres de l'école de sport automobile, convaincue de son talent, ce qui le convainc de ne pas assister à ses cours pour rentrer en France et participer à la finale du Volant Elf qu'il remporte. Après ce succès inattendu, Tambay se convainc de quitter définitivement les États-Unis pour s'installer à nouveau en France, avec l’objectif de pratiquer le sport automobile.

Ascension en formules de promotion (1973-1976)

La victoire au Volant Elf offre à Patrick Tambay le financement nécessaire pour disputer, en 1973, le Challenge européen de Formule Renault. Au terme d'une saison très serrée, le Français est sacré vice-champion, avec autant de points que son compatriote René Arnoux, champion, mais une victoire de moins que son rival (6 contre 7). La même année, Tambay finit 20e du Rallye Monte-Carlo avec Gérard Marion sur Renault 12 Gordini, alors qu'il n'a absolument aucune expérience des rallyes automobiles. Entre problèmes mécaniques, blizzard et nuit, Tambay, étonné par ses bons résultats malgré son inexpérience, se déclare « très, très chanceux d'avoir terminé » un rallye qu'il considère comme « magnifique ».

L'année suivante, en 1974, soutenu par Elf, Tambay accède au championnat d'Europe de Formule 2 ; en pleine saison d'apprentissage, le jeune pilote français termine septième du championnat, assez loin des premiers. L'année suivante, au volant d'une March-BMW, Tambay est attendu comme l'une des possibles surprises de la saison. Leader de la première course de la saison, le Français doit abandonner après un accident, dû à un problème de freins. Très régulièrement aux avant-postes tout au long de la saison quand les problèmes mécaniques l'épargnent, Patrick Tambay réalise plusieurs podiums dont une victoire au circuit de Nogaro, qui lui permettent d'être sacré vice-champion, à toutefois une bonne distance de Jacques Laffite, champion. De retour avec Elf, au volant d'une voiture de Martini, équipée d'un nouveau moteur V6 Renault, Patrick Tambay, vice-champion en titre, est considéré comme l'un des grands favoris pour le titre. En tête du championnat après deux courses, Tambay est victime de nombreux abandons et se retrouve distancé par Jean-Pierre Jabouille et René Arnoux, malgré une victoire au circuit de Nogaro, qui le fait terminer à la troisième place finale. La même année, l'espoir du sport automobile français participe pour la première fois de sa carrière aux 24 Heures du Mans sur une Renault Alpine A442, grâce au soutien d'Elf et de Renault Sport, mais doit abandonner à mi-course à cause d'un problème moteur.

Titre en CanAm et débuts en Formule 1 (1977)

Son horizon étant bouché en Europe, Tambay s'exile en Amérique du Nord, après avoir reçu un appel téléphonique de Carl Haas pour participer au challenge CanAm, championnat nord-américain de sport-prototypes, au volant d'une Lola T333-CS, l'une des références, préparée par Jim Hall. Il est chargé de remplacer Brian Redman, blessé lors des essais de la première course. Patrick Tambay impressionne son écurie et les observateurs, en étant sacré avec six victoires en huit participations, dont les cinq dernières de la saison. Tout comme l'année précédente, Tambay participe aux 24 Heures du Mans sous les couleurs de Renault-Alpine, ce qui lui permet d'évoluer aux avant-postes, avant d'abandonner sur un problème moteur après 13 heures de course.

Ces performances permettent à Tambay de faire ses débuts en championnat du monde de Formule 1 au cours de la saison 1977. À bord d'une monture assez modeste, le Français parvient néanmoins à réaliser quelques performances. Lors du Grand Prix de France sur une Surtees, il rate la qualification pour la course et ne participe pas au Grand Prix. Lors de la course suivante, Tambay rejoint Theodore Racing, en apportant 80 000 dollars, venant de ses succès en CanAm. L'espoir français réussit à se qualifier pour son tout premier Grand Prix à la seizième place, mais doit abandonner dès le troisième tour, à la suite d'un problème électrique. En Allemagne, le pilote Theodore confirme les espoirs placés en lui : parti à une surprenante onzième place, il profite des multiples abandons (seules huit voitures terminent l'épreuve) pour terminer sixième et prendre son premier point en Formule 1. La très belle course de Tambay le propulse au rang de candidat pour un volant de pilote titulaire chez la Scuderia Ferrari pour la saison suivante. En Autriche, partant d'une prometteuse septième place, le débutant français doit abandonner à treize tours de l'arrivée à cause d'un problème moteur.

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