Ce Jour-là

Patrice de Mac Mahon

Homme d'État français (1808-1893)

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Patrice de Mac Mahon, comte de Mac Mahon, 1er duc de Magenta, maréchal de France, né le 13 juin 1808 au château de Sully (Saône-et-Loire) et mort le 17 octobre 1893 à Montcresson (Loiret), est un officier militaire, administrateur colonial et homme d’État français, président de la République du 24 mai 1873 au 30 janvier 1879.

Fait maréchal de France par Napoléon III, il est sénateur et gouverneur de l’Algérie pendant le Second Empire.

En 1871, il est à la tête de l’armée régulière (dite « versaillaise »), qui reprend le contrôle de l’ensemble du territoire français en réprimant notamment la garde nationale et les communes insurrectionnelles, dont celle de Paris, refusant de se soumettre au gouvernement Dufaure. Mac Mahon sort donc victorieux de la guerre civile.

Légitimiste, il succède à Adolphe Thiers comme président de la République en 1873, sur une ligne conservatrice et avec pour but affiché de n'être qu'un président de transition vers le rétablissement de la monarchie en France. Son mandat est notamment marqué par l’instauration du septennat, qui constitue un choix de compromis entre monarchistes et républicains, et par la crise constitutionnelle de 1877, qui le conduit à démissionner deux ans plus tard après l'échec de la restauration monarchique.

La famille Mac Mahon est d’origine irlandaise, réfugiée en France avec Jacques II Stuart lors de la Glorieuse Révolution de 1689, et se réclamant de la descendance des anciens rois d’Irlande.

Ils revendiquent une descendance des seigneurs de Munster ; après l’installation définitive de la famille en France, leur noblesse est reconnue par lettres patentes du roi Louis XV.

Famille essentiellement militaire (quatorze Mac Mahon ont intégré l’armée), elle s’est établie en Bourgogne (Autun), au château de Sully (Saône-et-Loire), qui voit naître le 13 juin 1808 Patrice de Mac Mahon, seizième et avant-dernier enfant de Maurice-François de Mac Mahon (1754-1831), comte de Mac Mahon, et de Pélagie de Riquet de Caraman (1769-1819), elle-même descendante de Pierre-Paul Riquet, constructeur du canal du Midi.

En 1820, Mac Mahon entre au Petit Séminaire des Marbres à Autun ; il achève ses études au collège royal Saint-Louis (actuel lycée Saint-Louis) à Paris, puis il entre à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr à compter du 23 octobre 1825, il rejoint pour deux ans l’école d’application d’état-major, le 1er octobre 1827.

Sorti troisième de l’école militaire de Saint-Cyr, il entre dans l’armée en 1827, où il est détaché au 4e régiment de hussards en 1830, participe ensuite à la conquête de l’Algérie, où, alors sous-lieutenant au 20e régiment d’infanterie de ligne, il se fait remarquer lors de la prise d’Alger par sa capacité et sa bravoure. Le 24 novembre 1830, il s’illustre avec son régiment, durant l’expédition de l’Atlas, lors du combat du col de Mouzaïa qui lui permet de recevoir la croix de chevalier de la Légion d’honneur.

Rappelé en France, il participe en 1832 à la campagne des Dix-Jours où il attire de nouveau l’attention lors du siège de la citadelle d’Anvers.

Il devient capitaine en 1833, et revient en Algérie en 1836 où il est placé sous les ordres du général Clauzel puis du général Damrémont. Il mène des raids de cavalerie à travers les plaines occupées par les Bédouins et se distingue au siège de Constantine, en 1837, où il est légèrement blessé. En 1840, il quitte l’Afrique et apprend à son arrivée en France qu’il est promu chef d’escadron.

En mai 1841, il repart en Algérie à la tête du 10e bataillon de chasseurs à pied avec lequel il se distingue, en avril, au combat du col de Bab el-Thaza et devant les troupes d’Abd el-Kader, le 25 mai.

Le 31 décembre 1842, il est promu lieutenant-colonel au 2e régiment de la Légion étrangère. En 1843, il prend les fonctions de chef de corps, en remplacement du titulaire malade, commandement qu’il garde jusqu’en 1845.

Il s’illustre de nouveau lors des combats de Chaab el Gitta et d’Aïn Kebira les 14 et 17 octobre 1844.

Devenu colonel en décembre 1845, il prend le commandement du 41e régiment d’infanterie de ligne alors en garnison à Marnia.

Au début de 1848, il est nommé à la tête de la subdivision de Tlemcen. Il devient général de brigade le 12 juin de la même année. En 1849, il devient commandeur de la Légion d’honneur, et effectue l’intérim du général Pélissier, chef d’état-major de la province d’Oran.

En 1852, il organise en Algérie le plébiscite de légitimation par le suffrage universel destiné à approuver le coup d’État du 2 décembre 1851 avant de recevoir, en mars, le commandement de la division de Constantine puis d’être promu général de division, en juillet.

Il épouse en l’église Saint-Thomas-d’Aquin de Paris le 13 mars 1854 Élisabeth de La Croix de Castries, (Paris, 12 février 1834 - Paris 7e, 20 février 1900), fille de Charles Armand de La Croix, comte de Castries, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi et de Marie Augusta d’Harcourt-Olonde.

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