Ce Jour-là

Osvaldo Soriano

Osvaldo Soriano, né le 6 janvier 1943 à Mar del Plata, en Argentine, et mort le 29 janvier 1997 à Buenos Aires, est un é

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Osvaldo Soriano, né le 6 janvier 1943 à Mar del Plata, en Argentine, et mort le 29 janvier 1997 à Buenos Aires, est un écrivain, scénariste et un journaliste argentin.

Il s’est imposé comme l’un des écrivains argentins les plus lus et traduits de la seconde moitié du XXe siècle. Son œuvre, marquée par une profonde humanité, un humour mélancolique et une critique sociale subtile, a su toucher un large public bien au-delà des frontières argentines.

Ancien joueur de football, il devient acteur dans une troupe de théâtre expérimental, puis chroniqueur sportif spécialisé dans le football et la boxe, critique culturel pour le journal La Opinión, journaliste à Panorama et à El Cronista.

En 1976, lors de l'arrivée de la dictature militaire argentine, il s'exile tout d'abord en Belgique jusqu'en 1978, puis en France jusqu'en 1984.

En 1973, il publie son premier roman, Je ne vous dis pas adieu (Triste, solitario y final) dans lequel il met en scène Philip Marlowe, le héros de Raymond Chandler, auteur qu'il « considère comme son père spirituel ». Ce roman est, selon Claude Mesplède, un « excellent récit qui fait date dans la littérature policière argentine ». On y retrouve Stan Laurel qui engage Philip Marlowe afin de savoir pourquoi l'industrie cinématographique ne lui donne plus de rôle. Osvaldo Soriano, qui apparaît lui-même dans le récit, « utilise les stéréotypes du genre policier pour mener une enquête autour de vieux acteurs comiques en fustigeant les mœurs d'Hollywood et certains aspects de la vie américaine ».

Ses romans suivants sont interdits en Argentine. En particulier, Jamais plus de peine ni d'oubli (No habra más penas ni olvido), « virulente critique du "péronisme" ». Héctor Olivera en réalise l'adaptation au cinéma en 1983, sous le titre Une sale petite guerre (No habrá más penas ni olvido). Le film obtient l'Ours d'argent au festival international du film de Berlin en 1984.

Soriano publie ensuite Cuarteles de invierno (1981), Una sombra ya pronto serás (1990) et El ojo de la patria (1992), consolidant son style singulier : des récits où se mêlent chronique sociale, tendresse pour les marginaux, et satire politique. Ses personnages — boxeurs déchus, journalistes désabusés, exilés rêveurs — incarnent une Argentine blessée mais toujours vibrante.

Ses livres deviennent des best-sellers dans plusieurs pays, notamment en Italie, où il jouit d’une immense popularité. Traduit dans plus de vingt langues, Soriano est lu aussi bien par les amateurs de littérature que par les lecteurs de presse, grâce à ses chroniques incisives et accessibles.

Osvaldo Soriano meurt d'un cancer du poumon en 1997. Il laisse alors une œuvre profondément ancrée dans la mémoire collective argentine, mais aussi universelle par sa capacité à raconter l’exil, la perte, et la dignité des humbles avec une voix unique.

Triste, solitario y final (1973)

No habra más penas ni olvido (1979)

Artistas, locos y criminales (1983)

Rebeldes, soñadores y fugitivos (1987)

A sus plantas rendido un león (1988)

Una sombra ya pronto serás (1990)

Cuentos de los años felices (1993)

1983: Une sale petite guerre (No habrá más penas ni olvido), film argentin réalisé par Héctor Olivera, adaptation de Jamais plus de peine ni d'oubli (No habra más penas ni olvido)

1984: Das Autogramm, film germano-français réalisé par Peter Lilienthal, adaptation de Quartiers d'hiver (Cuarteles de invierno)

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