Oshin (en arménien Օշին), né en 1283 et mort le 20 juillet 1320, est un roi d'Arménie de 1308 à 1320. Il est fils de Léon III, roi d'Arménie, et de Kéran de Lampron, tous deux de la famille des Héthoumides.
Parents : Léon III, roi d'Arménie, et Kéran de Lampron
Frères et sœurs : Héthoum II, Constantin III, Thoros III, Alinax d'Arménie
En 1303, à la suite de la défaite mongole contre les Mamelouks à la bataille de Shaqhab, Ghazan fournit 1,000 Mongols sous le commandement de Bilarghu pour protéger la Cilicie arménienne contre les incursions mameloukes.
En 1307, Bilarghu, déjà en mauvaise relation avec Héthoum II, fut impliqué dans un complot interne qui mena à l'assassinat des dirigeants arméniens. Héthoum II et Léon III avaient soutenu et organisé la fusion de l'Église arménienne avec l'Église catholique, mais faisaient face à une forte opposition interne. La faction opposée alla voir Bilarghu, accusant Héthoum de comploter une insurrection contre les Mongols.
Le 17 novembre, lors d'un banquet organisé par Bilarghu à Anazarbe, il décida de les exécuter, ainsi que leur suite. Léon IV fut lâchement étranglé avec une corde d'arc
Oshin et son jumeau Alinakh, frères de Héthoum, réagirent immédiatement en marchant contre Bilarghu, le vainquant et le forçant à quitter la Cilicie. Oshin fut alors couronné nouveau roi du royaume de Cilicie arménienne, affirmant ainsi son autorité en 1308.
Öljeitü apporta la tête de Bilarghu à Oshin, mais ce dernier expulsa également les représentants d'Öljeitü de Cilicie.
Contexte : Initié par le Patriarche Grégoire VII d'Anazarbe pour tenter une union entre l'Église arménienne et l'Église de Rome. Grégoire VII, décédé avant le synode, avait envoyé une lettre pour cette réunion, mais c'est son successeur, Constantin, évêque de Césarée, qui a vu la réalisation de cette assemblée.
Participants : Le synode a rassemblé 36 évêques, 10 vartabets (docteurs de la loi), et 7 abbés, avec la présence du roi Léon III et de son père Hethum, ainsi que d'autres princes et seigneurs.
Contexte : Après l'assassinat de Léon III et de son père par Bilarghu, Oshin convoqua ce synode pour renforcer les décisions du Synode de Sis et affirmer la politique religieuse de son règne.
Participants : Ce synode a compté 18 évêques, 5 vartabets, 2 abbés, ainsi que des prêtres et des savants religieux, en présence du roi et de nombreux seigneurs.
Adoption des Pratiques Liturgiques : Le synode a abordé et soutenu l'adoption de pratiques liturgiques conformes à celles de l'Église romaine, notamment la mixture d'eau au vin durant la messe, qui était un sujet de divergence liturgique entre les deux Églises.
Clarification Doctrinale : Il a réaffirmé la doctrine des deux natures du Christ (divine et humaine), en opposition au monophysisme qui avait été prédominant dans certaines sections de l'Église arménienne. Ce point était crucial pour aligner l'Église arménienne avec le credo chalcédonien adopté par l'Église romaine.
Calendrier Liturgique : Le synode a également soutenu la séparation des célébrations de la Nativité et de l'Épiphanie, conformément aux pratiques de l'Église romaine, alors que dans certaines traditions ces événements étaient célébrés conjointement.
Diplomatie et Commerce : Oshin a cherché à renforcer les liens commerciaux avec l'Europe, notamment avec Venise, Gênes, Pise, et la Catalogne. Des discussions de mariage avec la fille de Jacques d'Aragon n'ont pas abouti.
Alliances et Conflits : Oshin a démontré l'importance des alliances européennes pour la survie de l'Arménie cilicienne. Il renforça ses alliances en se mariant avec la royauté de Chypre et sollicita l'aide de leaders européens, dont le pape Jean XXII, Philippe le Bel, et Pierre II de Sicile, pour une croisade en Terre Sainte. Informé de ses intentions, le Sultan de Bagdad et d'Égypte lança une armée contre lui en 1319, que Oshin tailla en pièces. Son isolement face à l'Égypte des Mamelouks après la mort de Khan Gazan illustre la complexité des relations internationales de l'époque, où il dut combattre seul contre les Égyptiens et les Karamanides.
Centralisation du Pouvoir : Oshin a tenté de centraliser l'autorité royale, ce qui a créé des tensions avec la noblesse arménienne. Son règne a été marqué par des intrigues politiques et des assassinats, comme celui de sa sœur Isabelle et de ses neveux par Oshin de Korikos. Dans le cadre de ces luttes internes, il y eut aussi des confiscations de biens, notamment à l'égard de ceux perçus comme des opposants ou des traîtres au régime. Oshin a pris des mesures audacieuses en confisquant des terres et des forteresses sous le contrôle des Hospitaliers, exacerbant les relations avec cet ordre militaire.