Ce Jour-là

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Ésotériste bulgare

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Mikhaël Ivanoff dit Omraam Mikhaël Aïvanhov (en bulgare : Михаил Димитров Иванов, translittération scientifique Mihail Dimitrov Ivanov), né le 31 janvier 1900 à Srptsi (Vilayet de Monastir, alors Empire ottoman) et mort le 25 décembre 1986 à Fréjus (France), est un ésotériste bulgare.

Il est le fondateur de la Fraternité blanche universelle (déclinaison de la « Fraternité blanche » de Peter Deunov et qui s'implante notamment en France, en Suisse et au Canada), laquelle le décrit comme un « philosophe, pédagogue et maître spirituel ».

Mikhaël Ivanoff naît le 31 janvier 1900 dans le petit village de Srptsi, qui se trouve près de Bitola, dans la région de Macédoine, successivement incluse, durant sa présence, dans l'Empire ottoman (1389-1912), le royaume de Serbie (1912), le royaume des Serbes, Croates et Slovènes (1918) et le royaume de Yougoslavie (1929).

Selon sa biographe, sa famille, bulgare, est très modeste, le père, Ivan Dimitrov, est gérant à Varna d'un commerce de charbon de bois distant de plus de 600 km du village. Après le pillage du village par les Grecs en 1907, Dolia, la mère de Mikhaël, décide que la famille doit rejoindre son mari et s'installe à Varna, sur les rives de la mer Noire, à l'Est de la Bulgarie.

Mikhaël découvre en 1909 le Livre des Proverbes de Salomon, qui lui donne l'envie de se développer spirituellement[réf. nécessaire].

À l'âge de treize ou dix-sept ans, à Varna, Mikhaël Ivanoff rencontre le maître spirituel Peter Deunov dont il va suivre l'enseignement ésotérique chrétien.

Selon le professeur Lee Irwin[réf. souhaitée], c'est en 1917, à la suite d'expériences mystiques intervenues dans sa seizième année, que Mickaël Ivanoff rencontre à l'âge de dix-sept ans le professeur spirituel (terme bulgare signifiant « enseignant » : Uchitelyat) Beinsa Douno, pseudonyme de Peter Deunov, qui « devint son enseignant spirituel pendant les vingt années suivantes ».

L'indication de cette formation spirituelle se retrouve dans plusieurs autres analyses, notamment dans L'occultisme à Paris, de Pierre Geyraud, et dans L'anthologie de l'ésotérisme occidental de Pierre Riffard.

En 1937, il se rend en France pour l'Exposition universelle de Paris et y reste. N'ayant pas de contact direct avec Deunov, il demande dans une lettre à Boyan Boev, une des figures proches de Deunov, de demander au Maître s'il est bien d'y rester pour faire des études. La réponse (toujours transmise par Boev) est positive, s'il a la possibilité et les moyens d'étudier. Ivanov y reste et commence à donner des conférences publiques sur des sujets spirituels.

Selon Mikhaël Aïvanhov, « c'est donc sur la demande du Maître Peter Deunov que je suis venu en France pour continuer à faire vivre son enseignement. Bien sûr, il ne m'a pas ordonné de partir, un véritable Maître n'exige pas l'obéissance et la soumission de ses disciples. C'est moi qui ai senti que ce qu'il me demandait était pour le bien, et j'ai accepté. » Son affirmation est acceptée par certains auteurs, selon qui Deunov l'envoie en France afin de préserver son œuvre de la menace communiste.

Arrivé en France le 22 juillet 1937, il perfectionne sa connaissance du français en écoutant les gens et la radio, en allant au cinéma et au théâtre. Il donne sa première conférence publique à Paris le 29 ou le 31 janvier 1938, à la Salle du Luxembourg, place de la Sorbonne. On l'appelle « frère Michaël ». Ses conférences sont sténographiées et seront publiées ultérieurement.

Seconde Guerre mondiale et suites

La guerre rendant impossibles les réunions publiques, le groupe qui l'entoure loue en 1942 une maison à Sèvres dans le jardin de laquelle, presque tous les matins, ils suivent le lever du soleil avant d'écouter parler Mikhaël Ivanoff. En 1947, ils achètent une villa à l'abandon[réf. nécessaire], dans le haut de la ville de Sèvres, renommée « Izgrev » — d'après le nom de la colonie « Izgreva » (« lе lever de soleil » en Bulgare), créée en 1927 par Peter Deunov près de Sofia. C'est là que Ivanoff vivra de nombreuses années et que se trouvera plus tard le siège de la Fraternité blanche universelle.

Après la guerre, le lieutenant-colonel Lagarde signe un certificat attestant de son engagement dans la Résistance à partir de 1943.

En 1946, un premier recueil des conférences de 1938 est publié sous le titre Amour, Sagesse, Vérité, avec une introduction de Lanza del Vasto.

En 1947, « un aventurier qui se faisait appeler prince Cherenzi Lind, Maha Chohan (Grand chef) et Suprême Régent du Royaume de l'Agartha », soupçonné par la police d'être un ancien nazi passé au service des Soviétiques, se lie avec Mikhael Ivanoff avec qui il entretient des « relations cordiales » : ils reçoivent ensemble à Sèvres, d'après Pierre Péan, et ils organisent ensemble le « Congrès Spirituel de Grande Fraternité blanche universelle ». Leur rupture violente provoque la dénonciation par le « Maha Chohan » de la Fraternité blanche universelle à la police (cela ne l'empêche pas d'être interdit de séjour en 1950) ; la raison serait que Mikhael Ivanoff aurait refusé d'être un agent soviétique[réf. à confirmer].

Arrêté le 21 janvier 1948, connu d'après Pierre Péan, « pour des pratiques alliant occultisme à la sexualité la plus débridée », mais sur base, selon Pierre A. Riffard, de « faux témoignages », Mikhael Ivanoff est condamné le 17 juillet 1948 à quatre ans de prison et dix ans d'interdiction de séjour par la 12e chambre correctionnelle de Paris, pour « excitation de mineures à la débauche »[réf. souhaitée] (on parle de « viols » — « quatre jeunes danseuses » pour Pierre Péan).

En février 1950, Walter Farr, du Daily Mail, rapporte que la police et le contrespionnage français seraient convaincus que les preuves ont été fabriquées par les communistes bulgares. Le jugement est réformé en appel le 24 mars 1950, et il est condamné pour « outrage public à la pudeur », ce qui réduit la peine à 30 mois d'emprisonnement[réf. souhaitée]. Il est donc libéré ce jour-là de la prison du camp de la Châtaigneraie, à La Celle Saint-Cloud, après deux ans de détention. Le garde des sceaux aurait, selon la FBU, envoyé une lettre d'excuses pour « avoir illégalement influencé la décision du juge » qui l'avait condamné. Les disciples de Mikhaël Ivanoff interviennent dès 1962 pour témoigner en sa faveur dans la presse.

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