Olivier Fontana, dit Olivier Megaton, est un réalisateur, romancier, peintre, scénariste et producteur français, né le 6 août 1965 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).
Punk et graffiti (années 1980)
D'origine modeste, issu de la banlieue parisienne, Olivier Megaton découvre le punk à la fin des années 1970. Passionné de boxe-thaï, il assure le service d'ordre de nombreux concerts et fréquente les membres de groupes tels que La Souris Déglinguée ou les Bérurier noir. Il découvre alors le pochoir, qui à l'époque est moins une forme artistique qu'un outil de promotion des groupes de rock. Son nom d'artiste vient de l'explosion de Hiroshima, qui a eu lieu vingt ans jour pour jour avant sa naissance. Lors d'un concert des Clash à Paris en 1981, il découvre la peinture à la bombe libre pratiquée par Futura 2000. Il devient alors peintre et graphiste (il dessine notamment la Carte Jeune ou le logo du magazine Player One), occupant une place à part parmi les pionniers du graffiti français, car plus proche de la culture des milieux alternatifs/associatifs politisés (mais aussi du skateboard et du BMX, autres pratiques émergentes de l'époque) que de celle du hip hop. Pourtant il réalise des fresques avec des lettrages, mais est plus intéressé par la création que par le fait d'écrire son nom sur tous les murs, il ne se revendique pas spécialement du vandalisme. À la fin des années 1980, son tag est même utilisé, contre son gré, comme visuel pour une campagne de communication anti-graffiti de la RATP.
Débuts de réalisateur (années 2000)
Encouragé par Jean-Baptiste Mondino à réaliser des courts-métrages, il se fait rapidement un nom dans le domaine, ses films tournent en festival et reçoivent des prix. Il réalise par la suite des clips, dont le premier, Ça fait partie de mon passé (Fabe, 1995) est un succès. La même année le groupe Assassin (Mathias Cassel et Solo) lui confie la réalisation du clip L’odyssée suit son cours, autre classique du rap français de l'époque.
Il se voit par la suite proposer la réalisation de son premier long-métrage : Exit, qui sera distribué par Luc Besson et connaîtra un certain succès international mais sera boudé en France.
En 2002, il participe à l'écriture de La Sirène rouge, adaptation du roman éponyme de Maurice G. Dantec. Ce thriller porté par Jean-Marc Barr et Asia Argento est son deuxième film en tant que réalisateur. Le film est une déception critique et commerciale. Le réalisateur déplorera plus tard que son scénario ait été modifié en profondeur, et son budget réduit des deux tiers peu de temps avant le tournage.
Confirmation commerciale (années 2010)
Après une période de pause, durant laquelle il livre cependant des courts-métrages et travaille sur une série télévisée, il signe son troisième film en tant que réalisateur, Le Transporteur 3, avec Jason Statham dans le rôle-titre, sur un scénario de Luc Besson et Robert Mark Kamen, comme pour les deux premiers opus signés par d'autres réalisateurs. Le film est le plus gros succès commercial de la trilogie, grâce à ses recettes hors du territoire nord-américain.[réf. souhaitée]
Besson lui confie alors un nouveau film intitulé Colombiana, portant sur une jeune femme dont les parents sont assassinés par un cartel de la drogue colombien, et qui décide de prendre sa revanche. Le script est écrit par Besson et Kamen. Le casting américain est mené par l'actrice Zoe Saldaña. Le film sorti en 2011 fonctionne correctement au box-office international.
Megaton enchaîne aussitôt un autre projet de commande d'Europacorp, Taken 2, suite du Taken de Pierre Morel, qui rapporte 117 millions de dollars le week-end de sa sortie, dont 50 millions aux États-Unis, réalisant le troisième meilleur démarrage pour un mois d'octobre et dépassant le nombre d'entrées de tout film français aux États-Unis, devant Taken, La marche de l'empereur, Le Cinquième Élément, The Artist et Le Transporteur 2'. Quatre films réalisés par Olivier Megaton figurent parmi les quinze plus gros succès français en Amérique du Nord : Taken 2, Taken 3, Colombiana et Le Transporteur 3.
Il accepte de boucler la trilogie en 2015 avec Taken 3, un autre succès commercial. Entre-temps, il filme deux épisodes de la série télévisée Taxi:Brooklyn, autre déclinaison d'une marque d'Europacorp.[réf. souhaitée]
En 2018, il écrit le scénario d'un diptyque de bande dessinée, Ni terre, ni mer.
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No Way ou Le Cœur du phœnix (22 min / 35 mm / 1991)
L'Égareur (15 min / 35 mm / 1993)
La Grande Clarté (10 min / 1995)
Forte Tête (5 min / 35 mm / 1996)