Ce Jour-là

Olivier Mathieu

Écrivain, essayiste, journaliste et poète négationniste belge

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Olivier Mathieu, né le 14 octobre 1960 à Boulogne-Billancourt, est un négationniste et néonazi français, également écrivain, journaliste et poète.

Il est principalement connu pour avoir, le 6 février 1990, nié l'existence des chambres à gaz dans les camps nazis en direct à la télévision française.

Auteur de nombreux articles et ouvrages sous son nom et sous pseudonyme, il est candidat à l'Académie française à diverses reprises ; il recueille une voix en 2003.

Olivier Mathieu est le petit-fils de la femme de lettres belge Marie Joséphine Jacquart, dite Marie de Vivier, qui entame en 1930 une liaison avec l'écrivain belge André Baillon (qu'il présente donc comme son probable grand-père). Fils naturel de René Louis (1906-1991), il vit une enfance pauvre, notamment à Sceaux, Trouville, Nanterre (à l'époque de Mai 68), Marly-le-Roi. Il n'est pas scolarisé jusqu'à son baccalauréat, qu'il passe en candidat libre en 1978, sa mère Marguerite Mathieu s'occupant de son instruction. Il se produit en 1972 à la salle Pleyel au sein de l'orchestre de jeunes de son professeur de violon, Alfred Loewenguth.

En 1974, il est naturalisé français.

Sa jeunesse est marquée par la fréquentation de l'entourage de sa mère et de sa grand-mère ; on y voit Giuliano Bonfante, Hergé, Robert Poulet, Ferdinand Teulé, etc. En 1982, il se fait réformer de l'armée ; la même année, il remporte un concours de nouvelles organisé par la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), avec un texte intitulé Cousine. Il étudie les lettres classiques

Il publie des textes poétiques et en prose dès son adolescence (Gazette des grandes terres de Marly-le-Roi, en 1977, ou la revue belge Quetzalcoatl). Durant les années 1980, il est brièvement journaliste dans des publications d'extrême droite — Rivarol (articles sur Abel Bonnard), Présent, Minute —, et collabore à de nombreuses revues et magazines (Le Spectacle du Monde, Nouvelle revue de Paris, Aspects de la France, Matulu, National-Hebdo, Écrits de Paris, Itinéraires, Éléments, Panorama des idées actuelles, J'ai tout compris). Il fréquente en outre le Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE). Il publie des textes, entre autres, aux éditions Ouvertures de Jean Claude Bologne. De 1986 à 1990, il est conseiller littéraire de la maison d'édition-librairie négationniste Ogmios, où, « de temps à autre », il « tient la boutique ». Enfin, jusqu'en 1988, il prépare une thèse de doctorat intitulée Abel Bonnard ou la fin de l'homme blanc à l'université de Port Elizabeth, qui est finalement abandonnée.

En 1989, il publie une biographie d'Abel Bonnard, dans laquelle il exprime ses convictions pro-nazies, qualifiant notamment le Troisième Reich de « plus grand sursaut de l'Europe et de l'âme humaine au XXe siècle ».

En 2006, la revue Lectures françaises et Rivarol annoncent la mort de l'auteur à l'âge de 45 ans. Il dément cette nouvelle dès le mois de décembre suivant, dans Un peu d’encre, de larmes, de poudre et puis de sang.

Militant politique (1985-1993)

Actif en France et en Belgique dans les années 1980, il multiplie les polémiques, particulièrement au sujet de la Shoah, et se fait remarquer pour son militantisme négationniste. Il est alors ouvertement néonazi et racialiste. Il dit également entretenir une correspondance avec Klaus Barbie, alors détenu en France, mais également avec la terroriste d'extrême gauche Joëlle Aubron.

Ses relations avec l'extrême droite sont néanmoins tumultueuses, et ses engagements dans plusieurs journaux lui valent de solides inimitiés : il quitte le quotidien Présent, avec lequel il considère n'avoir rien de commun, et est licencié du journal Minute. Le président du Front national (FN) belge, Daniel Féret, le menacera publiquement, en 1990, de représailles dans le principal quotidien francophone, Le Soir.

En 1988, il apparaît dans le documentaire Auschwitz ou l'introuvable sens d'André Dartevelle et Micheline Leblud.

Il est aussi arrêté, en mars 1989, lors de la foire du livre de Bruxelles, dédiée cette année-là à la liberté d'expression et où il tient un stand en compagnie des militants du FN belge Patrick Cocriamont et Patrick Sessler et de l'éditeur d'ultra-gauche négationniste Pierre Guillaume. La même année, il participe au congrès d'histoire révisionniste de Los Angeles, et se déclare « post-révisionniste » dans le second numéro de la feuille mensuelle d'Alain Guionnet. Toujours en 1989, il expose ce concept - qui revient à réhabiliter le nazisme sur la base des thèses négationnistes de Robert Faurisson - lors d'une conférence d'extrême droite au château du Corvier dans le Loir-et-Cher.

Olivier Mathieu habite ensuite en Belgique, où il est proche du Parti des forces nouvelles (PFN) belge. Il est par ailleurs l'un des auteurs de la thèse affirmant que Tintin a été inspiré par le chef rexiste belge Léon Degrelle, ami de Hergé. Le 26 octobre 1990, à Bruxelles, il prononce une conférence intitulée « De Léon Degrelle à Tintin » à l'occasion de la première manifestation du cercle des étudiants révisionnistes. La même année, la fondation Hergé lui interdit, par voie d'huissier, de révéler le contenu de sa correspondance avec Hergé (lequel avait rencontré Olivier Mathieu dès 1969, à Bruxelles, puis à Marly-le-Roi) ; celle-ci le fait condamner, pour ce motif, à une amende. Enfin, il joue un rôle dans l'édition posthume de l'ouvrage de Degrelle, Tintin mon copain.

Dans une émission diffusée en décembre 1990 sur RTL-TVI, Enquête, il se dit « militant révolutionnaire ».

En avril 1991, défendu par Xavier Hiernaux et Didier de Quévy, il est condamné, en vertu de la loi Moureaux, à une peine de dix-huit mois de prison ferme et 42 000 francs d'amende par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour « diffamation » envers le journaliste Maurice Sarfati dit Serge Dumont et pour « incitation à la haine raciale ». Ne s'étant pas présenté à son procès, et ayant vu sa condamnation confirmée en appel, il gagne la France, l'Italie puis l'Espagne.

En 2003, dans Éléments, à Michel Marmin qui lui demande s'il n'est plus d'extrême droite, il répond : « Non. Pour une raison très simple : je ne l'ai jamais été. » Il ajoute : « J’ai pris des positions, oui. Par humorisme, par désespoir parfois. Ou alors — ce n’est pas toujours la même chose — on m’en a fait prendre ».

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