L’Office québécois de la langue française (OQLF) est une institution publique québécoise chargée de mettre en œuvre différents aspects de la politique linguistique du Québec. Elle a été créée le 24 mars 1961 sous le nom d'Office de la langue française (OLF).
La Charte de la langue française, adoptée par l’Assemblée nationale du Québec en 1977, augmenta ses responsabilités en y ajoutant l’application de la politique linguistique du Québec. Deux nouveaux organismes furent alors créés, soit le Conseil de la langue française et la Commission de toponymie.
Cette institution est à l’origine du Grand dictionnaire terminologique (GDT) et de la Banque de dépannage linguistique (BDL).
Le 1er avril 1961, dans la province canadienne de Québec, entre en vigueur la loi instituant le ministère des Affaires culturelles. Cette loi prévoit aussi la création de l’Office de la langue française (OLF). L’organisme, né dans la foulée de la Révolution tranquille à l’instigation de Georges-Émile Lapalme, a alors pour mission de veiller à la correction et à l’enrichissement de la langue parlée et écrite.
Le 28 novembre 1969, la Loi pour promouvoir la langue française au Québec est sanctionnée. Cette loi élargit le mandat de l’Office et elle introduit la notion du droit de travailler en français.
En 1974, la Loi sur la langue officielle est adoptée. Elle vise à renforcer le statut et l’usage du français au Québec et confie à l’Office, devenu la Régie de la langue française, un rôle déterminant dans la mise en œuvre de ses dispositions. Comme son nom l’indique, la nouvelle loi proclame le français langue officielle du Québec.
Le 26 août 1977 est sanctionnée la Charte de la langue française. Première loi linguistique à caractère obligatoire, elle reprend plusieurs éléments de la Loi sur la langue officielle, dont elle accroît la portée, et elle renforce de façon substantielle le statut de la langue française au Québec. Pour sa mise en œuvre, la Charte institue, outre l'Office de la langue française, la Commission de toponymie, la Commission de surveillance (CSLF) et le Conseil de la langue française.
Le projet de loi 57 déposé en novembre 1983 par le ministre Gérald Godin vient remplacer la CSLF par la Commission de protection de la langue française (CPLF) à partir du 1er février 1984.
En 2002, la Loi modifiant la Charte de la langue française (loi 104) fusionne l'Office de la langue française et la Commission de la protection de la langue française au sein de l'Office québécois de la langue française (OQLF). Deux nouveaux mandats, le traitement des plaintes et le suivi de la situation linguistique sont alors confiés à l'Office québécois de la langue française. L'organisme a aussi institué deux comités présidés chacun par un membre de l’Office : le Comité d'officialisation linguistique et le Comité de suivi de la situation linguistique.
L’Office québécois de la langue française, institué par la Charte, a pour mission :
d’assurer le respect de la Charte ;
de veiller à ce que le français soit la langue normale et habituelle du travail, des communications, du commerce et des affaires dans les entreprises ;
de veiller à la mise en œuvre des programmes de conformité de l’Administration ainsi qu’à la mise en application des mesures de francisation des entreprises, y compris des services d’apprentissage du français au sein de ces dernières, le cas échéant en collaboration avec Francisation Québec ;
de définir et de conduire la politique québécoise en matière d’officialisation linguistique et de terminologie ;
de surveiller l’évolution de la situation linguistique au Québec et d’en faire rapport au moins tous les cinq ans au ou à la ministre, notamment en ce qui a trait à l’usage et au statut de la langue française ainsi qu’aux comportements et aux attitudes des différents groupes linguistiques.
En 2026, l'OQLF emploie près de 400 personnes.
Plusieurs distinctions sont attribuées par l’OQLF pour récompenser les personnes et les organisations qui contribuent à la survie de la langue française en Amérique. Elles sont distribuées dans le cadre du Grand gala des Mérites du français, qui a lieu chaque année, habituellement en mars pendant la Francofête.
L’OQLF récompense également les efforts de francisation des personnes et des organisations. Depuis plus de 20 ans, l’Office leur remet le Mérite du français au travail, dans le commerce et dans les technologies de l'information (le Mérite du français au travail et dans le commerce et Mérite du français dans les technologies de l'information étaient autrefois remis séparément).