Ce Jour-là

Numa Denis Fustel de Coulanges

Historien français

Anúncio

Numa Denis Fustel de Coulanges, né le 18 mars 1830 à Paris 2e et mort le 12 septembre 1889 à Massy, est un historien français.

Son ouvrage le plus connu est La Cité antique, paru en 1864. Il est aussi l'auteur de l'Histoire des institutions politiques de l'ancienne France qui a influencé plusieurs générations d'historiens jusqu'à Marc Bloch. Directeur de l'École normale supérieure et titulaire de la première chaire d'histoire médiévale à la Sorbonne, il engagea l'historiographie française dans une voie scientifique.

Précurseur de la sociologie par l'exemplarité de sa méthode, il connut une renommée certaine en Italie. Il insista dans son œuvre sur l'importance de la longue durée et relativisa l'importance du rôle de la race dans l'histoire de la France au profit de celui des institutions.

Bien avant et après la Première Guerre mondiale, les nationalistes, puis l'Action française devaient se réclamer de ses écrits.

Quoique dépassée aujourd'hui compte tenu des recherches récentes, les intuitions fustéliennes restent, selon Arnaldo Momigliano, historiographe de l'Antiquité[pas clair]. L'œuvre de Fustel de Coulanges demeure aujourd'hui précieuse par sa qualité intrinsèque mais surtout par les efforts de l'auteur : essayer de reconstituer avec le plus d'exactitude possible les sentiments, les besoins et les institutions des hommes du temps passé. Son influence est importante, notamment pour ce qui est de l'interprétation du rôle fondamental des religions dans la structuration des sociétés. Le sociologue Émile Durkheim choisit de dédier sa thèse de doctorat à l'œuvre de Fustel de Coulanges. Marc Bloch lui est redevable pour ses travaux sur le Moyen Âge.

La devise de Fustel est « Quæro » c'est-à-dire « Je cherche ».

Numa Denis Fustel de Coulanges est issu d'une famille de la bourgeoisie de Bretagne installée à Paris. Il a pour père un lieutenant de vaisseau qui meurt peu après la naissance de son fils. Fustel est alors recueilli par son grand-père qui le fait admettre au lycée Charlemagne à Paris, grâce à l'amitié qu'il entretient avec M. Massin.

Jeune lycéen, il lit les leçons de Guizot sur la Civilisation en France, qui ont ensuite une forte influence sur son métier d'historien. Il est admis à l'École normale supérieure en 1850. Dans l'ambiance d'une période idéologiquement troublée, il fréquente avec assiduité la bibliothèque de l'École.

Nommé membre de l'École française d'Athènes, il dirige des fouilles archéologiques dans l'île de Chios, lors de son séjour en Grèce. Avant son départ, Fustel écrit à un ami : « Je ne cours pas à la recherche d'une marche oubliée de l'Acropole, je vais observer les hommes et ceux d'autrefois et ceux d'aujourd'hui ».

En 1856, Fustel de Coulanges est professeur de seconde au lycée d'Amiens ; l'année suivante, il est reçu agrégé des lettres. Le 10 avril 1858, il soutient ses deux thèses de doctorat ès lettres à la Faculté de Paris. La première, en français, s'intéresse à l'historien grec Polybe. La deuxième, en latin, traite du culte de Vesta, à un moment où les questions touchant les origines indo-européennes sont très discutées.

En 1860, il est nommé professeur d'histoire à l'université de Strasbourg. Il y travaille avec son ami et ancien condisciple de l'École normale Joseph-Émile Belot. Rapidement les cours de ce jeune universitaire sont très suivis. En 1862 et 1863, Fustel traite de « La famille et de l'État chez les Anciens » et ce cours devient un livre au printemps 1864.

Fustel de Coulanges a longtemps eu une réputation de clérical et de bonapartiste. En 1876, Ernest Bersot, son prédécesseur à l'École normale supérieure, écrit au ministre de l'Instruction publique : « Rassurez-vous, je viens de causer avec M. Fustel de Coulanges… il n'est que français et libéral ».

En 1865, il signe un contrat avec Hachette, dès lors rééditions et réimpressions se succèdent régulièrement. Fustel de Coulanges désire quitter Strasbourg : « La province a du bon, mais encore n'en faut-il pas abuser. Je crains de m'endormir ; je deviens paresseux ».

Direction de l'École normale supérieure et première chaire d'histoire médiévale à la Sorbonne

Début 1870, avec le soutien de Victor Duruy, il est nommé maître de conférences à l’École normale supérieure, dont il devient le directeur en 1880. il se rend régulièrement aux Tuileries pour donner des leçons d'histoire à l'Impératrice Eugénie.

Le 2 septembre 1870, Napoléon III dépose les armes à Sedan. Lorsque la guerre arrive aux portes de Paris, Fustel de Coulanges endosse son uniforme de garde national, et monte la garde aux remparts. Après l'annexion de l'Alsace-Lorraine et la « guerre d'envahissement » de Bismarck, Fustel polémique contre Theodor Mommsen dans une série d'articles.

En 1875, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques. De 1875 à 1878, il est suppléant de Geffroy, professeur d'histoire ancienne à la Faculté des lettres de Paris et en 1878, il obtient, sur la proposition de Gambetta, la première chaire d'histoire médiévale à la Sorbonne.

Il est inhumé au cimetière des Sablons, à Massy.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Numa Denis Fustel de Coulanges | World in Stories