Noël Coypel, né le 25 décembre 1628 à Paris, et mort dans la même ville le 24 décembre 1707, est un artiste-peintre français de l’école classique.
Il est le fils de Guyon Coypel, cadet d’une famille originaire de Cherbourg en Normandie, et de Marie Tillard. Après une enfance parisienne, Coypel étudia d’abord à Orléans chez un élève de Simon Vouet, du nom de Pierre Poncet, qu’il quitta à l’âge de 14 ans pour revenir à la capitale.
Il intègre l’atelier de Noël Quillerier. Ses progrès furent si rapides qu’en 1646, âgé de 18 ans seulement, il fut employé aux décorations qu’on préparait pour l’opéra d’Orphée (Orfeo, opéra de Luigi Rossi, 1647). Charles Errard, chargé des travaux de peinture pour l’Oratoire et la chambre du roi au Louvre, eut recours à son aide et à dater de cette collaboration, Noël Coypel fut toujours inclus dans les commandes faites par le roi. Il travailla ensuite exclusivement pour lui pendant près de 20 ans.
Peintre des appartements du roi
En 1655 il peignit plusieurs tableaux pour les appartements du roi au Louvre, pour ceux du cardinal Mazarin. Lors du mariage de Louis XIV, il exécuta les plafonds de l’appartement de la reine, ceux de la salle des machines (l’opéra) aux Tuileries, et d’autres compositions à Fontainebleau.
L' Académie royale de peinture
Coypel s’était présenté le 6 septembre 1659 à l’Académie royale de peinture et de sculpture mais, très occupé aux travaux auxquels le roi l’employait, il différa sa réception jusqu’au 31 mars 1663 et ne donna que longtemps après son morceau de réception, La Réprobation de Caïn après la mort d’Abel.
En 1660, il fit décorer l’appartement du roi aux Tuileries d'après ses propres dessins.
En 1661 il peignit Saint Jacques conduit au supplice et faisant un miracle sur un paralytique comme tableau votif que la corporation des orfèvres offrait, au mois de mai, à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Nommé adjoint à professeur en 1664, il devint professeur le 1er mars de la même année. Il travailla pour le Palais-Royal, pour la grande chambre d’audience du Parlement de Bretagne. Colbert et Coypel entretenaient une rivalité, qui avait notamment poussé Colbert à l'empêcher de mener à bien ces projets, notamment le Plafond du salon de Jupiter.[réf. nécessaire]
Directeur de l'Académie de France à Rome (1673-1675)
En 1672, alors qu’il venait de recevoir un logement aux galeries du Louvre, il fut nommé, sous la surintendance de Colbert, directeur de l’Académie de France à Rome qu’Errard venait de diriger pendant les 6 premières années de son existence. Il emmena entre autres avec lui son fils Antoine et son beau-frère, le peintre de paysages Charles-Antoine Hérault : Colbert fait éditer des passeports le 9 novembre 1972, l'arrivée à Rome a lieu en janvier 1673. C'est à cette date que Noël Coypel devient recteur de de l'Académie de France.
Il exerça cette fonction de 1673 à 1675. Sous sa direction, il obtint un logement dans un palais pour l’école, fit mouler les plus belles statues de Rome pour l’instruction des élèves, et dessinait avec eux tous les soirs, les encourageant par son exemple et ses conseils. Pendant son directorat, il peignit en outre cinq tableaux qui ornèrent la salle des gardes de la reine à Versailles. Lors de ce séjour à Rome, son appétence pour l’Antiquité s’est également développée comme en témoigne le tableau L’Allégorie de la Terre, aujourd’hui conservée au musée des Beaux-Arts de Lyon, ainsi que le Sacrifice à Jupiter, replacé en 1923 dans le salon des gardes de la Reine. Le 13 avril 1673, il fut admis à l’Académie de Saint-Luc.
Retour à Paris et reprise des commandes pour le roi
Il revint en France après trois ans de séjour à Rome, où il s’était lié avec Carlo Maratta, le Cavalier Bernin, et il reprit les travaux qu’il avait commencés pour le roi.
Louvois et de Villacerf, ayant succédé comme surintendants des bâtiments à Colbert, le chargèrent de faire des cartons pour plusieurs tapisseries des Gobelins.
Directeur de l'Académie royale de Peinture
Il fut élu adjoint à recteur le 2 juillet 1689, recteur le 1er juillet 1690, et directeur de l’Académie le 13 août 1695, en remplacement de Mignard mort le 30 mai, et de nouveau recteur en 1702.