Ce Jour-là

Niger

Pays d'Afrique de l'Ouest indépendant depuis 1960

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Le Niger, en forme longue la république du Niger, est un pays d'Afrique de l'Ouest, situé entre la Libye au nord-est, le Tchad à l'est, le Nigeria au sud, le Bénin au sud-ouest, le Burkina Faso à l'ouest-sud-ouest, le Mali à l'ouest et l'Algérie au nord-ouest. La capitale est Niamey. Les habitants sont les Nigériens et les Nigériennes. La surface du pays est largement recouverte par le Sahara et le Sahel ; le pays doit son nom au fleuve Niger qui le traverse.

À l'époque précoloniale, l'actuel territoire du Niger est occupé par le sultanat du Damagaram, un État esclavagiste vivant de razzias sur ses voisins du sud et de l'approvisionnement en esclaves de la traite orientale. Il est vaincu par la France en 1899 qui s'installe à Zinder en 1900. La partie sud du territoire de l'actuel Niger est progressivement conquise, ce qui aboutit à la création du territoire militaire du Niger d'abord centré autour de Zinder, puis de Niamey, avant enfin d'atteindre sa superficie actuelle. La colonisation achevée, le territoire devient une colonie distincte intégrée à l'Afrique-Occidentale française en 1922 et obtient son indépendance en 1960. Depuis, le pays a connu cinq coups d'État et quatre périodes de régime militaire. Après le coup d'État de 2010, la constitution de la septième République est promulguée le 25 novembre 2010 après un referendum, et le Niger devient une république unitaire, démocratique et multipartite avec un régime semi-présidentiel. En 2023, un nouveau coup d'État se déroule, et le pays est à nouveau sous une dictature militaire, celle du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie.

Le pays est multiethnique et constitue une terre de contact entre l'Afrique subsaharienne et l'Afrique du Nord. Les Haoussas constituent la plus grande ethnie et représentent plus de la moitié de la population. Bien que séculier, l'islam est la religion dominante, et est pratiqué par près de 100 % de la population. La langue nationale est le haoussa.

Les plus importantes ressources naturelles du Niger sont l'or, le fer, le charbon, l'uranium et le pétrole.

L'occupation humaine de la région remonte au Néolithique (présence de peintures rupestres dans des grottes du massif de l'Aïr, objets en pierres taillées jonchant le sable) ; ainsi que des objets datant au moins du VIIIe millénaire av. J.-C. (céramiques du massif de l'Aïr) ont été retrouvés ; un cimetière du IIIe millénaire av. J.-C. a été découvert en 2005 dans le désert du Ténéré. Au VIIe siècle l'Empire songhaï se constitue. La capitale de l'Empire est, à partir du Xe siècle, Gao. La région devient musulmane au début du XIe siècle, lorsque les rois de Koukia se convertissent à l'islam. En 1591, l'Empire est défait par les Saadiens. Entre les XVIIe et XIXe siècles, les Touaregs et les Peuls contrôlent une partie du pays et, bien avant cette date, les Haoussas dominent sa partie sud.

La zone est conquise par les Français en 1890, l'accès au golfe de Guinée via le Dahomey est assuré par la Convention franco-britannique de 1898. Trois missions françaises (Fourau-Lamy au Sahara, Voulet-Chanoine puis Joalland-Meynier par l'ouest, Émile Gentil à partir du royaume du Kongo), lancées cette même année, se rejoignent en avril 1900 à Kousséri et y détruisent les forces du chef Rabah, unissant l'ensemble des possessions françaises d'Afrique. Conquête militaire française depuis 1900, le Niger malgré de nombreuses résistances est forcé en colonie le 13 octobre 1922, à l'intérieur de l'Afrique-Occidentale française ; déclarée membre de la Communauté française en décembre 1958, la république est déclarée indépendante depuis le 3 août 1960.

La région est frappée par la famine en 1931, provoquant la mort de 20 à 25 % de la population.

Le Niger est alors gouverné par le président Hamani Diori dans un système de parti civil unique.

En 1974, un coup d'État mené par le lieutenant-colonel Seyni Kountché renverse le pouvoir civil. Ce dernier dirige le pays avec un petit groupe de militaires jusqu'à sa mort en 1987. Son chef d'état-major, le colonel Ali Saibou, lui succède, relâche certains prisonniers politiques, libéralise la législation et la politique nigérienne et promulgue en septembre 1989 une nouvelle Constitution.

Des élections générales ont lieu le 12 décembre 1989 pour élire un président et une Assemblée nationale. Il s'agit des premières élections depuis 1970. Cependant, dans le cadre d'un État à parti unique avec le Mouvement national pour la société du développement comme seul parti légal, son leader, le président sortant Ali Saibou, est élu sans opposition avec un taux de participation de 95,1 %, et le parti remporte les 93 sièges de l'Assemblée.

Toutefois, face aux demandes de la société civile en faveur de l'institution d'un régime démocratique et multipartite, le régime finit par les accepter à la fin de l'année 1990. De nouveaux partis et mouvements civiques font leur apparition et une conférence nationale pour la paix civile est organisée en juillet 1991. Elle aboutit à l'abrogation de la Charte nationale, la dissolution de l'Assemblée nationale et du gouvernement. Un gouvernement de transition vers la démocratie voit le jour. Amadou Cheiffou est désigné Premier ministre en octobre 1991. Une rébellion touarègue agite une partie du pays.

En avril 1993, Mahamane Ousmane devient président après une élection considérée comme démocratique. Si l'économie va en se dégradant, certaines réalisations sont à souligner, comme l'organisation réussie d'un référendum constitutionnel, l'adoption d'un code électoral ainsi que celle d'un code rural et enfin la tenue d'une série d'élections libres, dans un climat pacifié et sur tout le territoire. La liberté de la presse permet alors l'éclosion de nombreux journaux indépendants.

Les résultats des élections législatives de 1995 aboutissent à la cohabitation entre le président et son rival, ancien Premier ministre, et in fine à la paralysie gouvernementale. Le colonel Ibrahim Baré Maïnassara met en place le Conseil de salut national en 1996 et prend la tête d'une transition de six mois pour rédiger la constitution pour une Quatrième République. Baré organise l'élection présidentielle en juillet de la même année mais, alors que le processus de vote est en cours, remplace les membres de la Commission électorale et se fait déclarer vainqueur par cette dernière. Les élections législatives truquées de novembre suivant lui donnent une majorité de 57 % des sièges. Ce coup de force éloigne les donateurs étrangers, poussant le président Baré à rechercher l'aide de la Libye pour soutenir l'économie nigérienne. Parallèlement, on assiste à des violations répétées des droits de l'homme.

Cependant, il reste alors un point positif de ces journées de conférence nationale de 1991. L'initiative entamée pour rechercher la paix avec la première rébellion touarègue et touboue permet la signature d'un accord de paix en avril 1995. Les Touaregs revendiquent une plus grande autonomie sur leur territoire, ainsi que des retombées économiques des activités minières qui s'effectuent sur leur territoire. Ils réclament des emplois dans ces mines par exemple. Il s'agit également de revendications sociales et politiques. Les Touaregs dénoncent leur marginalisation et demandent une plus grande autonomie au pouvoir en place. Le gouvernement nigérien répondit par les armes, via l'armée nationale.

Le 9 avril 1999, Ibrahim Baré Maïnassara est tué dans un coup d'État mené par le commandant Daouda Malam Wanké, qui établit un régime de transition pour un retour à la démocratie. Lors des élections législatives et présidentielle d'octobre et novembre 1999, la coalition du Mouvement national pour la société du développement (MNSD) et de la Convention démocratique et sociale (CDS), menée par Mamadou Tandja, gagne les élections.

La nouvelle Constitution du Niger est approuvée en juillet 1999. Elle restaure le régime semi-présidentiel de la Constitution de 1992 où le président est élu au suffrage universel pour cinq ans et nomme le Premier ministre avec lequel il partage le pouvoir exécutif. L'Assemblée nationale, pour suivre l'évolution démographique du pays, voit ses effectifs monter à 171 députés, également élus pour cinq ans selon un scrutin majoritaire.

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