Nicole Guedj, née le 11 mai 1955 à Constantine (Algérie française), est une avocate et femme politique française.
Enseignante en droit bancaire, militante en faveur des droits de l'homme et avocate entre 1979 et 2004, elle est secrétaire d'État chargée des Droits des victimes dans le gouvernement Raffarin II, puis secrétaire d'État aux Programmes immobiliers de la Justice dans le gouvernement Raffarin III.
En 2005, elle met en place le plan Alerte Enlèvement en France.
Conseiller d'État, vice-présidente du Consistoire israélite de Paris, cofondatrice de l'UPJF, elle redevient avocate au barreau de Paris en juin 2010.
Diplômée de l'Institut de criminologie de Paris, elle est avocate depuis 1979. Elle s'engage très vite dans des combats en faveur des droits de l'homme et se rend notamment en Uruguay.
Nicole Guedj fait ses premiers pas en politique lors des élections municipales à Pantin, en 1995. Candidate divers droite à la succession du conseiller général RPR Jacques Oudot lors de l'élection cantonale de 1998 dans le canton de Pantin-Ouest, elle est battue au second tour par le socialiste Bertrand Kern. Elle mène la liste d'union à droite lors de l'élection municipale de Pantin en 2001 et est élue conseillère municipale d'opposition. Elle devient responsable UDF de la Seine-Saint-Denis dans le cadre de l'Union en Mouvement.
Nicole Guedj intègre l'équipe de campagne de Jacques Chirac pendant élection présidentielle de 2002 comme responsable de la jeunesse.
À la suite de l'élection du président de la République, elle est nommée secrétaire nationale de l'UMP chargée des droits de l'homme. En 2003, elle est nommée secrétaire départementale adjointe de la fédération UMP de Paris, chargée des libertés et des questions de société.
En marge de ses responsabilités politiques, Nicole Guedj participe activement à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), et est membre de la Commission nationale Consultative des Droits de l'Homme (2002) et de la commission Stasi sur l’application du principe de laïcité dans la République. Elle poursuit également son action associative en créant l'Observatoire des écoles en 2001 qui a pour vocation de lutter contre les violences et les discriminations dans le milieu scolaire, et dont elle devient vice-présidente.
Nicole Guedj rejoint en janvier 2004 le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, en qualité de secrétaire d'État aux Programmes immobiliers de la Justice, en remplacement de Pierre Bédier, qui est contraint de démissionner à la suite de sa mise en examen dans une affaire de corruption. En mars 2004, elle est confirmée au gouvernement et devient secrétaire d'État aux droits des victimes. À la suite d'une visite à Québec, elle initie le système d'Alerte médiatique but enfant recherché, mis en place lors d'enlèvements d'enfants, en France. Elle a également créé le numéro d'urgence 08 VICTIMES.
Selon le Journal Officiel du 30 avril 2004, Mme Nicole Guedj, « est chargée de veiller à l'adaptation des dispositions permettant d'assurer le respect des droits des personnes victimes […]. Elle conçoit et met en œuvre les actions d'information et de soutien aux victimes et assure l'animation et la coordination des relations avec les associations de victimes, les associations d'aide aux victimes et toute autorité ou organisme œuvrant en ce domaine, en particulier le Conseil national de l'aide aux victimes ».
En 2005, le nouveau Premier ministre Dominique de Villepin ne la reconduit pas dans son gouvernement, et le secrétariat d'État qu'elle occupait disparaît.
Nicole Guedj est alors chargée par le président de la République d'une « mission afin de poursuivre des initiatives destinées à créer des outils technologiques innovants permettant d'assurer la coordination des secours lors des grandes catastrophes ».
Elle a créé la Fondation Casques Rouges pour l'action humanitaire d'urgence et de développement en 2006.
Nicole Guedj est nommée au tour extérieur au Conseil d'État en 2006 et prend une disponibilité pour convenance personnelle en juin 2010. Un décret rétroactif du 19 juin 2020 la réintègre dans ses fonctions à partir du 25 avril de la même année, date à laquelle elle fait valoir ses droits à la retraite.
Elle est membre du conseil d'administration de l'OFPRA depuis fin mai 2009.
Depuis juin 2010, elle exerce de nouveau ses fonctions d'avocat.
En décembre 2024, elle est recrutée comme conseillère à la responsabilité sociétale des entreprises de Shein.