Nicolas Peyrac, nom de scène de Jean-Jacques Tazartez, né le 6 octobre 1949 à Paris (14e arrondissement), est un chanteur, auteur-compositeur-interprète et romancier français.
Il connait le succès à partir du milieu des années 1970, notamment grâce à ses chansons So Far Away from L.A., Et mon père et Je pars.
Il est le fils de Guy-Daniel Tazartez (1926-2006), né au Caire, qui obtient un doctorat en médecine à Paris en 1950. Sa mère (1924-1977) est aussi médecin.
Né à Paris, Jean-Jacques Tazartez passe une partie de son enfance dans la petite ville bretonne de Saint-Brice-en-Coglès (Ille-et-Vilaine), située à une vingtaine de kilomètres de Fougères et à une cinquantaine de Rennes, où ses parents s'installent pour exercer leur profession.
À la suite du divorce de ses parents, il part un an à New York avec sa mère, puis revient vivre avec son père en Bretagne.
Après le baccalauréat, il fait un trimestre à la fac de médecine de Dakar, tout en se passionnant vraiment pour la photographie, l'écriture et la musique (guitare).
Nicolas Peyrac a créé son pseudonyme en associant un prénom qu'il a toujours eu envie de porter (Nicolas) et un nom qui fait référence au roman de Jules Romains, Les Hommes de bonne volonté (Peyrac).
Débuts dans le monde du spectacle (années 1970 et 1980)
Durant ses études, il compose des chansons qu'il propose à des éditeurs et dont certaines sont chantées par Marie Laforêt, Gérard Lenorman ou Patrick Juvet.
De 1974 à 1980, il devient interprète de ses chansons, enchaînant les succès : So Far Away from L.A. (12 avril 1975), Et mon père (1er novembre 1975) et Je pars (1977). Cette chanson, qui évoque un départ de nuit en avion vers des destinations lointaines (Bahia au Brésil, Buenos Aires en Argentine ou Cuba), est interprétée par Nicolas Peyrac le 5 juin 1977 dans l'émission Musique and Music.
Il participe à la comédie musicale Le Rêve de mai, un album conceptuel sorti à l'occasion du dixième anniversaire des événements de Mai 1968, avec notamment Nicole Rieu, Jean-Michel Caradec et Didier Marouani.
Il se produit à l'Olympia en 1979 et à Bobino en 1981. La même année, il interprète son propre rôle dans le film de Serge Pénard Ils sont fous ces Normands. Il apparaît également en 1985 dans le téléfilm de Franck Apprederis Le Passage.
Au début des années 1980, il écrit la chanson Je n'oublierai jamais, interprétée par Johnny Hallyday en 1982, lors de son spectacle Fantasmhallyday au Palais des sports de Paris (album Palais des sports 82).
En 1990, il écrit et compose la chanson Au cas où pour Caroline Verdi. En 1991, il signe avec son ami Christian Reyes un documentaire, Capital mental ou les chemins de la performance, pour France 2.
Départ en Amérique (1993-2008)
Après une période de dépression, à la suite de la mort de sa mère et de difficultés personnelles, il quitte la France en 1993 et s'installe en Californie, puis à Montréal, où il réside jusqu'en 2008.
Il ne peut faire une promotion durable de son album de 1993, Tempête sur Ouessant, sorti sous le label WMD Mad in France, en raison de la faillite de cette maison de disques.
En 1994, Nicolas Peyrac publie un premier roman, Qu'importe le boulevard où tu m'attends et poursuit sa carrière au Québec, se partageant entre composition de nouveaux albums et concerts. De retour sur les scènes parisiennes en 1996, il se produit au Casino de Paris, puis à Bobino en 1997. Il sort plusieurs albums et effectue des tournées de concerts.