Nicolas Guy Brenet, né le 1er juillet 1728 à Paris et mort le 21 février 1792 dans la même ville, est un peintre et graveur français.
Son neveu est le médailleur Nicolas-Guy-Antoine Brenet (1770-1846).
Nicolas Guy Brenet est d'abord élève de François Boucher mais subit l'influence de Nicolas Poussin, d'Eustache Le Sueur, de Guido Reni et de Charles Errard. On le reconnaît comme précurseur de Jacques-Louis David et comme annonciateur du futur style troubadour dans ses sujets d'histoire médiévale, commandés dans les années 1770-1775 par la surintendant des bâtiments du roi.[Qui ?]
Dans ces œuvres de jeunesse, réalisées de retour d'Italie, en 1761, Nicolas-Guy Brenet illustre des épisodes du récit d'Ovide, les Métamorphoses. La qualité picturale de cet ensemble révèle une aisance décorative, caractéristique d'un style qu'il affectionnera tout au long de sa carrière.
Son nom revient comme auteur de deux tableaux dans l'ouvrage de Millin, à l'article XXXVIII (tome IV) consacré à la chartreuse Notre-Dame de Bonne-Espérance.
Jean-Claude Naigeon, avant 1780.
Endymion endormi, 1756, Worcester, Worcester Art Museum.
Chartreux priant pendant un orage, 1760, Lyon, église Saint-Bruno-les-Chartreux.
Clytie métamorphosée en tournesol par amour pour Apollon, 1761, huile sur toile, Béziers, Musée des Beaux-Arts de Béziers.
Latone métamorphose les paysans de Lycie en grenouilles, années 1760, huile sur toile, Béziers, Musée des Beaux-Arts de Béziers.
Éthra indiquant à son fils Thésée où son père a caché ses armes, 1768, huile sur toile, Los Angeles, musée d'Art du comté de Los Angeles.
La Science, La Prudence, La Force, La Vérité, La Religion et La Justice, 1768-1769, Douai, Grand’chambre du parlement de Flandres.
La résurrection du Christ, 1775, huile sur toile, Versailles, église Saint-Symphorien. Ce tableau, classé monument historique le 12 novembre 1908, restauré en 1997, était initialement destiné à orner le maître-autel de l'église.
Caius Furius Cressinus accusé de sortilège, 1777, huile sur toile, Toulouse, musée des Augustins.
La Mort de Du Guesclin, 1777, huile sur toile, Paris, musée du Louvre.
Étude de tête de guerrier casqué, 1779, Rouen, musée des Beaux-Arts.
Sainte Madeleine, 1780, huile sur toile, Salins-les-Bains, musée Max-Claudet.
Virginius prêt à poignarder sa fille Virginie, 1783, Vizille, musée de la Révolution française.