Ce Jour-là

Nicolas Gogol

Écrivain russe d’origine ukrainienne

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Nicolas Vassiliévitch Gogol est un romancier, nouvelliste, dramaturge, poète et critique littéraire russe d'origine ukrainienne né le 20 mars 1809 (1er avril 1809 dans le calendrier grégorien) au domaine de Vassilievka, près de Sorotchintsy dans le gouvernement de Poltava (Empire russe, aujourd'hui en Ukraine) et mort le 21 février 1852 (4 mars 1852 dans le calendrier grégorien) à Moscou. Il est considéré comme l'un des écrivains classiques de la littérature russe et l'un des principaux représentants de son « école ukrainienne ». Outre sa contribution à la littérature russe, Gogol a également exercé une influence sur la littérature ukrainienne et la culture ukrainienne en général, s'étant notamment consacré à la collecte du folklore ukrainien.

Nicolas Vassiliévitch Gogol (en russe : Николай Васильевич Гоголь, Nikolaï Vassilievitch Gogol ; en ukrainien : Микола Васильович Гоголь, Mykola Vassyliovytch Hohol) est un romancier, nouvelliste, dramaturge, poète et critique littéraire russe d'origine ukrainienne, issu de l'ancienne famille cosaque ukrainienne des Gogol-Ianovski.

Né le 20 mars 1809 (1er avril 1809 dans le calendrier grégorien) au domaine de Vassilievka, près de Sorotchintsy dans le gouvernement de Poltava (Empire russe, aujourd'hui en Ukraine), il est mort le 21 février 1852 (4 mars 1852 dans le calendrier grégorien) à Moscou.

Il est considéré comme l'un des écrivains classiques de la littérature russe, et l'un des principaux représentants de son « école ukrainienne ». Outre sa contribution à la littérature russe, Gogol a également exercé une influence sur la littérature ukrainienne et la culture ukrainienne en général, s'étant notamment consacré à la collecte du folklore ukrainien.

Généalogie des Yanovsky (ou Ianovski)

La culture linguistique et musicale de la terre natale a trouvé son expression dans la pratique éducative de la grand-mère de Tatiana Semenivna, la mère de sa mère. Dès l'enfance, elle a inculqué au jeune Mykola l'amour du langage et le sens des mots. Par la suite, il s'est intéressé à la collecte de chansons folkloriques ukrainiennes, de proverbes et de dictons et a préparé du matériel pour un dictionnaire ukrainien-russe. Plus tard, il écrivit ceci à propos de la chanson ukrainienne :Si notre région ne disposait pas d'un tel trésor de chants, je ne comprendrais jamais son histoire, car je ne comprendrais pas le passé... Ma joie, ma vie ! Comment je t'aime! Que sont toutes les annales froides dans lesquelles je fouille maintenant, avant ces annales sonores et vivantes ! Comme ils m'aident dans l'histoire des chansons ! C'est une histoire populaire, vivante, lumineuse, colorée, vraie, qui révèle toute la vie du peuple.Tout au long de sa vie, Mykola Gogol a admiré, s'est intéressé et a enregistré des chansons folkloriques ukrainiennes. La chanson préférée de Mykola Gogol était la chanson Oh, sous le cerisier.

Il est né en 1809 au domaine de Vassilievka, près de Sorotchintsy, village du gouvernement de Poltava, au cœur de l'actuelle Ukraine. Il est l'aîné de douze enfants. Selon la tradition familiale, il est issu d'une ancienne famille cosaque ukrainienne et serait le descendant du hetman Ostap Gogol. Son père, Vassili Afanassiévitch, mort en 1825 alors que Nicolas n'a que 16 ans, écrit de petites pièces de théâtre et développe le goût de son fils pour la littérature. Vassili adore les oiseaux. Sa mère, Maria, lui donne une éducation religieuse traditionnelle dans le christianisme orthodoxe, qui au fil des ans évoluera vers un mysticisme maladif (angoisse du mal et du Jugement dernier). Dans une lettre ultérieure dans laquelle il se rappelle son enfance, Gogol écrit ainsi :Mais une fois – et je m'en souviens aussi clairement que si c'était hier –, je t'ai demandé de me parler du Jugement dernier et tu as parlé à l'enfant que j'étais de la félicité qui attend les gens en récompense d'une vie vertueuse, d'une manière si belle, si compréhensible et si touchant, et vous avez dépeint les tourments éternels des pécheurs d'une manière si vivante et si terrifiante que j'ai été bouleversé et que j'ai réagi avec toute ma sensibilité. Cela a implanté et fait naître certaines de mes pensées les plus nobles.

Même dans ses années d'étudiant, Gogol était préoccupé par les problèmes sociaux et s'est lancé dans de telles activités « afin d'être vraiment utile à l'humanité » :Je brûlais d'un désir inextinguible de rendre ma vie nécessaire au bien de l'État, j'aspirais à apporter au moins le moindre bénéfice. L'idée que je n'en serais pas capable, que mon chemin serait interrompu, me causant une profonde tristesse, me troublait. J'ai juré de ne pas perdre une seule minute de ma courte vie sans faire le bien.Gogol passe sa prime jeunesse dans la propriété familiale de Vassilievka, où la famille mène une vie confortable grâce aux deux cents serfs qu’elle possède. Il est très attaché à son frère Ivan cadet, né un an après lui, et les sources indiquent que les deux garçons sont inséparables tant à la maison qu’à l’école élémentaire de Poltava. Selon Simon Karlinsky (en), la mort d’Ivan à l’été 1819 marque durablement le jeune Gogol, et c’est en partie pour dissiper cette humeur sombre que ses parents l’envoient à l’école pour garçons de Nijyn, où il étudie de l’âge de douze ans jusqu’à l’âge de dix-neuf ans.

Au gymnasium de Nijyn, Gogol s’intéresse notamment au théâtre. Dans l’Œdipe à Athènes d’Ozérov, il joue le rôle de Créon, et il tient le rôle principal dans Le Bavard de Nikolai Khmelnitski. Il recueille également de grands succès dans les rôles comiques de vieilles femmes, notamment la mère dans Le Dadais de Denis Fonvizine qu’il joue en 1827. De nombreux condisciples de Gogol ont écrit des mémoires et signalent l'esprit satirique et l'humour caustique du futur écrivain.

Après de médiocres études au gymnasium de Nijyn, Gogol quitte sa mère et ses deux sœurs, et monte à Saint-Pétersbourg en 1828, mu par l'ambition de faire une grande carrière dans l'administration. Il prétend que la première chose qu'il fit, une fois arrivé dans la capitale de l'Empire russe, fut de courir chez Alexandre Pouchkine qui, mal remis d'une nuit de fête, ne put malheureusement le recevoir. Mais ce qui l'attend d'abord à Pétersbourg, c'est un modeste emploi dans un ministère.

Gogol s’installe dans un appartement qu’il partage avec l’un de ses condisciples, Alexandre Danilevski, qui sera par la suite régulièrement son colocataire et voyagera à l’étranger avec lui.

Quelques mois après son arrivée à Saint-Pétersbourg, Gogol fait ses premiers pas littéraires. Le 23 mars 1829 est publié le poème « Italie », dans la revue Le Fils de la patrie. Encouragé par la bonne réception faite à ce poème, il publie en juin, sous forme de livre à compte d'auteur et sous le pseudonyme de V. Alov, le poème narratif Gants Küchelgarten. Éreinté par la critique, Gogol retire les exemplaires des librairies pour les brûler.

Après cet échec, il s'échappe une première fois de Russie : vers le 5 août 1829, il s’embarque à Saint-Pétersbourg et gagne Lübeck en six jours. Il passe ainsi un peu moins de deux mois entre Lübeck, Travemünde et Hambourg.

Il est de retour à Saint-Pétersbourg le 22 septembre 1829. Il envisage alors de devenir comédien et est auditionné par le prince Gagarine, directeur des Théâtres impériaux, mais l’audition est un échec. Gogol doit alors retourner à l’administration. Par l’entremise de Faddeï Boulgarine, il obtient un poste dans la section B de la Chancellerie impériale. Puis, par l’intermédiaire d’Andreï Trochtchinski, neveu de son ancien protecteur, il obtient en avril 1830 un nouveau poste, un peu mieux payé, au ministère des Apanages.

Il poursuit également ses écrits, regrettant le soleil d'Ukraine. C'est ainsi que l'année suivante paraît, sans nom d’auteur, dans Les Annales de la Patrie sa première nouvelle, inspirée par le folklore ukrainien, Bissavriouk ou la Nuit de la Saint-Jean, raconté par le Sacristain de l'église de l'Intercession, première version de La Nuit de la Saint-Jean qui intègrera bientôt Les Soirées du hameau. Il publie aussi des articles sous divers pseudonymes. Le vendredi 16 janvier 1831 paraît dans la Literatournaïa gazeta le premier article que Gogol signe de son nom, intitulé « Femme ».

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