Nhiek Tioulong (en khmer : ញឹក ជូឡុង, également orthographié ញ៉ឹក ជូឡុង) (Phnom Penh, 23 août 1908 – Hong Kong 9 juin 1996) était un homme politique cambodgien.
Officier de l'armée cambodgienne, il fut aussi membre de nombreux gouvernements après l'indépendance du pays et notamment Premier ministre en 1962.
Proche de la droite cambodgienne, il a néanmoins gardé ses distances avec les dirigeants de la République khmère.
Il est aussi connu pour être le beau-père de Sam Rainsy, le principal opposant au régime actuel de Phnom Penh.
Nhiek Tioulong est né à Phnom Penh, dans une famille de mandarins proches du palais. Il est le père de Tioulong Saumura, elle-même épouse de Sam Rainsy.
Après des études primaires au collège Sisowath à Phnom Penh, il rejoint le lycée Chasseloup Laubat de Saïgon où il passe avec succès un baccalauréat de philosophie.
Il entre en 1932 dans l’administration, où il gravit les échelons jusqu’à devenir, en 1937, gouverneur de la province de Pouthisat, puis, de 1939 à 1944, de celle de Kompong Cham.
Le 9 mars 1945, à la faveur du coup de force japonais contre l’administration coloniale française, il est nommé gouverneur de la ville de Phnom Penh.
Du 14 août au 16 octobre 1945, il est ministre de l’Éducation nationale dans un cabinet dirigé par Son Ngoc Thanh.
Au retour des Français, il reste, du 17 octobre 1945 au 14 décembre 1946, au gouvernement en tant que ministre des Finances d’un cabinet présidé par Sisowath Monireth. Durant cette période, il fera partie des dignitaires qui accompagneront le roi Norodom Sihanouk en France, d’avril à juin 1946.
Le 7 décembre 1946, il est chargé de superviser le départ des Thaïlandais de Battambang, qu’ils occupaient depuis cinq ans, et doit remettre en place l’administration khmère dans ce secteur.
En 1947, il crée le « Kanapac Khemara Vothanaka » (parti de la rénovation khmère) proche de la droite et qui participe la même année aux élections législatives mais ne recueille aucun siège.
En avril 1948, il devient délégué du gouvernement cambodgien auprès du haut commissaire français en Indochine, puis, en août de la même année, délégué du Cambodge au Haut Conseil de l’Union française à Paris. En septembre, il fait partie de la délégation française à l’ONU, en tant que conseiller.
Le 22 novembre 1949, il est nommé colonel de l’armée royale khmère et chef d’État-major.
Il quitte ce poste rapidement et, dès fin décembre 1949, il retrouve son poste de délégué auprès du haut commissaire français, puis devient délégué du Cambodge à la commission d’application des accords franco-khmers.
En mai 1950, il est nommé gouverneur de Battambang avec rang de ministre.
Le 1er janvier 1951, il revient au gouvernement en tant que ministre des finances, poste qu’il conservera jusqu’au 14 mai 1951, date à laquelle il devient ministre d’État chargé de l’information.
Aux élections de 1951, le parti de la rénovation khmère, renforcé par Lon Nol, obtient 2 sièges.