Ce Jour-là

Natation

Déplacement dans l'eau

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La natation (c'est-à-dire l'action de nager () désigne les méthodes qui permettent aux êtres humains de se mouvoir dans l'eau sans aucune autre force propulsive que leur propre énergie corporelle.

Parmi les activités humaines, la natation regroupe le déplacement à la surface de l'eau et sous l'eau (plongée, mermaiding, natation synchronisée, water-polo), le plongeon et divers jeux pratiqués dans l'eau. Elle peut se pratiquer en piscine, en eau libre (lac, mer), ou en eau vive (rivière).

La natation est un sport olympique depuis 1896 pour les hommes et depuis 1912 pour les femmes. D'un point de vue compétitif, on parle parfois de natation sportive pour distinguer les courses de natation des autres disciplines comme la natation synchronisée.

Quatre techniques de nage sont codifiées par World Aquatics pour les compétitions de natation : le papillon, le dos crawlé, la brasse et le crawl.

La brasse subaquatique, aussi appelée brasse sous-marine, est une variante de la brasse utilisée lors des compétitions d'apnée sportive (catégories DNF, CNF et skandalopetra) ainsi que lors des immersions sous l'eau durant l'apprentissage de la natation. Elle est également utilisée en plongée en apnée de loisir sans palmes.

L'ondulation dauphin, parfois appelée la « cinquième nage » est couramment utilisée lors des compétitions d'apnée et de natation. On retrouve régulièrement, chez des nageurs de loisir, une forme de brasse populaire pratiquée avec la tête en permanence hors de l'eau. La variante dorsale de la brasse, appelée dos élémentaire, est quant à elle couramment enseignée aux enfants dans les pays où l'apprentissage de la natation est fortement axé sur la sécurité aquatique. Enfin, la brasse élémentaire et le combat sidestroke (CSS), particulièrement économiques et adaptés aux déplacements en uniformes, ou avec du matériel, sont essentiellement pratiqués dans le milieu militaire.

La nage de surface la plus rapide, en tenue de natation, est le crawl. Elle est aujourd'hui la seule utilisée lors des compétitions de nage libre et découle du trudgeon, mis au point par John Arthur Trudgen en 1873 en s'inspirant de la technique utilisée par certains Amérindiens. Au début du XXe siècle apparut le battement de jambes actuel, apparemment issu de l'observation d'Aborigènes d'Australie. Le crawl moderne ainsi né fut donc appelé « crawl australien » jusqu'au milieu du XXe siècle avant de prendre son nom actuel.

Le brasse est de son côté la nage la plus polyvalente, dont les variantes permettent une évolution ventrale, subaquatique, dorsale et la tête hors de l'eau. Très économique à basse vitesse et pour un nageur habillé, son apprentissage est donc recommandé dans une logique de sécurité aquatique.

Il existe également de nombreuses autres techniques de nage beaucoup moins répandues, dont certains ont été enseignés dans le passé en natation, voire utilisés en compétition sportive :

la brasse alternée ou double brasse ;

des nages ventrales à mouvements de bras alternés

le trudgeon, une nage hybride entre la brasse et le crawl dont il est l'ancêtre ;

la coupe, batelière ou agiotaux ;

la marinière ou brasse sur le côté ;

la nage indienne ou over-arm-stroke ;

des techniques permettant le maintien statique à la surface de l'eau :

Bien qu'il soit possible que les humains aient su nager dès la période préhistorique (il n'existe pas de preuves archéologiques dans ce domaine), les premiers documents à ce sujet datent approximativement de 4 500 avant Jésus Christ et proviennent d'Égypte, de Grèce, d'Assyrie et de Rome. On enseignait la natation aux citoyens romains dès leur enfance : d'un homme peu instruit les Grecs (Platon : Lois III, 689d) et les Romains disaient : « Il ne sait ni lire ni nager ». Aux thermes, les Romains pouvaient nager mais cette discipline n'apparaissait pas dans les Jeux Panhelléniques.

En France, c'est surtout à partir des Jeux de 1924 que la discipline sportive en tant que telle et les piscines se développèrent. Non sans opposition, certains craignant ce qu'ils percevaient comme une pratique immorale. Ainsi, la section lyonnaise de la Ligue pour le relèvement de la moralité publique (LRMP) s'indigne, au début des années 1930, des nageuses du quai Saint-Vincent. À leur demande, le maire, Édouard Herriot, fait procéder à une enquête publique, qui conclut que les nageuses paraissent « suffisamment vêtues pour que leurs exercices ne portent aucune atteinte à la morale publique ».

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