Ce Jour-là

Mouvements issus du mormonisme

Mouvements mormons

Anúncio

Plusieurs mouvements issus du mormonisme existent à côté de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Certains de ces mouvements se qualifient de « mormons » tandis que d’autres rejettent ce surnom. Ces mouvements ont leur propre doctrine et ne sont pas reconnus par l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

La plupart de ces mouvements sont issus de la crise de succession ayant eu lieu après la mort en 1844 de Joseph Smith, fondateur de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Certains d’entre eux ont également connu des schismes à leur tour et plusieurs de ces mouvements existent encore de nos jours. Par ailleurs, plusieurs mouvements, généralement fondamentalistes, sont apparus au cours du XXe siècle créés par des dissidents de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours ou par des personnes s'inspirant des doctrines du mormonisme.

Dissidences apparues du vivant de Joseph Smith

Mouvements apparus lors de la crise de succession

Lorsque le fondateur de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, Joseph Smith, fut assassiné le 27 juin 1844, l’Église connut une crise de succession. Joseph Smith n'ayant pas donné d'instructions suffisamment claires et acceptées par tous à ce sujet, une période de confusion s'installa. Durant cette période, plusieurs dirigeants du mouvement affirmèrent être les successeurs légitimes de Joseph Smith et tentèrent de prendre en main la direction de l'Église. Leur rivalité conduisit à l'éclatement du mouvement en plusieurs factions, menées avec plus ou moins de succès par leurs dirigeants respectifs. La majorité des mormons suivit le Collège des douze apôtres et son président Brigham Young. Certains de ces mouvements ont depuis disparu, d’autres existent encore aujourd’hui.

En 1844, Brigham Young (1801-1877) était le président du Collège des douze apôtres. Les douze apôtres étaient initialement des représentants « voyageurs » de l’Église dans les régions où celle-ci n’était pas encore organisée de façon régulière, ce qui faisait de l'œuvre missionnaire leur tâche primordiale. Le Collège des douze apôtres avait une autorité égale à celle de la Première Présidence, mais il en était de même pour le Grand Conseil et le Collège des Soixante-Dix (D.A. 107:21-26), ce qui rendait la situation confuse. Cependant, Joseph Smith avait confié un rôle de plus en plus important au Collège des douze apôtres au cours des dernières années avant sa mort et avait enseigné que le Collège des douze apôtres était l’autorité suprême de l’Église après la Première Présidence :

« Je me mis ensuite à expliquer la question du devoir des Douze et leur autorité, qui vient immédiatement après la présidence actuelle (...) en outre, les Douze ne sont soumis à personne d’autre qu’à la Première Présidence, c’est-à-dire « moi-même, dit le prophète, Sidney Rigdon et Frederick G. Williams », qui sont maintenant mes conseillers, et là où je ne suis pas, il n’y a pas de Première Présidence au-dessus des Douze. »— Joseph Smith, History of the Church, volume 2, p. 373-374, 16 janvier 1836

En s'adressant aux membres du Collège des douze apôtres, en mars 1844, trois mois avant sa mort :

« Je transfère le fardeau et la responsabilité de la direction de cette Église de mes épaules aux vôtres. Maintenant, redressez les épaules et endossez-le comme des hommes ; car le Seigneur va me laisser me reposer un certain temps. »— Procès-verbal d’une réunion de mars 1844 ; dans Brigham Young, Office Files 1832-1878, Archives de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, Salt Lake City ; voir également Enseignements des présidents de l'Église - Joseph Smith, 2007, p. 567

À propos du moment où il apprit la mort brutale de Joseph Smith, Brigham Young raconte : « La première chose à laquelle je pensais fut de savoir si Joseph avait emporté avec lui les clefs du royaume ». Cependant il réagit rapidement en affirmant : « Les clefs du royaume sont précisément ici avec l'Église », impliquant que le Collège des douze apôtres se devait de prendre en main la direction du mouvement. La plupart des apôtres suivirent Brigham Young dans sa démarche, ainsi que bon nombre de dirigeants.

Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours

La mort de Joseph Smith survenue le 27 juin 1844 ayant suscité une crise de succession, une conférence générale fut tenue six semaines plus tard, le 8 août 1844. Au cours de la conférence, Brigham Young se prononça contre les prétentions de Sidney Rigdon, le premier conseiller du prophète décédé, qui voulait se faire nommer « tuteur » de l’Église. Selon lui, Sidney Rigdon avait perdu toute autorité à la suite de la mort du prophète : « Elder S. Rigdon affirme être le porte-parole de Joseph. Il l'est, très bien. Mais comment peut-il agir à présent dans cet office ? S'il désire être à présent le porte-parole du prophète, il doit aller de l'autre côté du voile, puisque le prophète s'y trouve. Mais Elder Rigdon est ici. »

Brigham Young affirma que personne ne pourrait jamais remplacer Joseph Smith, mais que le Collège des douze apôtres avait toutes les « clefs de la prêtrise » que celui-ci possédait. En conséquence, il invita l'assemblée à désigner ce collège comme l'autorité suprême de l'Église. Plusieurs partisans de Brigham Young affirmèrent par la suite que celui-ci avait l'apparence et la voix de Joseph Smith pendant son discours.

L’assemblée soutint alors la proposition par un vote majoritaire, confiant la direction de l'Église au Collège des douze apôtres. La majorité des membres se rangea par la suite à cette décision. Selon l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, le choix de ceux qui suivirent Brigham Young et le Collège des douze apôtres est conforté par deux déclarations de Joseph Smith :

« Mes frères, souvenez-vous que la majorité de ce peuple ne s'égarera jamais. Aussi longtemps que vous restez avec la majorité, vous êtes assurés d'entrer dans le royaume céleste. »— Joseph Smith, cité par Orson Hyde, Deseret News Semi Weekly, 21 juin 1870, p. 3

« Je vais vous donner une clef qui ne rouillera jamais : si vous demeurez avec la majorité des douze apôtres et avec les écrits de l'Église, vous ne serez jamais égarés. »— Joseph Smith, cité par William G. Nelson, Young Woman's Journal, décembre 1906, p. 543

Brigham Young mena l’exode de l’Église vers la vallée du lac Salé, dans les montagnes Rocheuses, ce qui réalisait une prophétie de Joseph Smith. Les mormons y fondèrent Salt Lake City (Utah). En 1847, Brigham Young organisa une nouvelle Première Présidence et devint le nouveau président de l'Église.

Le massacre de Mountain Meadows eut lieu le 11 septembre 1857, lorsque 50 à 60 miliciens mormons locaux du sud de l’Utah, accompagnés d’alliés amérindiens, massacrèrent quelque 120 émigrants qui se rendaient avec des chariots en Californie. Ce crime, qui n’épargna que 17 enfants de six ans et moins, se produisit dans une vallée de montagne appelée Mountain Meadows, à environ 55 kilomètres au sud-ouest de Cedar City. Il eut lieu dans le contexte de la guerre de l'Utah, un conflit entre des mormons et le gouvernement fédéral des États-Unis.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Mouvements issus du mormonisme | World in Stories