Ce Jour-là

Mouvement national de libération de l'Azawad

Groupe rebelle de l'Azawad

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Le Mouvement national de libération de l'Azawad (en touareg : ⵜⴰⵏⴾⵔⴰ ⵏ ⵜⵓⵎⴰⵙⵜ ⵉ ⴰⵙⵍⴰⵍⵓ ⵏ ⴰⵣⴰⵓⴷ) ou MNLA est une organisation politique et militaire majoritairement touarègue, active dans le nord du Mali. Son objectif est l'indépendance du territoire de l'Azawad. Créé en 2011, c'est l'un des principaux groupes armés impliqués dans la guerre du Mali.

Il s'allie avec plusieurs autres groupes rebelles au sein de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) en 2014, puis au sein du Cadre stratégique permanent (CSP) en 2021.

En 2024, le MNLA fusionne avec les autres groupes du CSP pour former le Front de libération de l'Azawad (FLA).

Le Mouvement national de l'Azawad (MNA), créé en novembre 2010 et qui se définit comme « une organisation politique de l’Azawad qui défend et valorise la politique pacifique pour atteindre les objectifs légitimes pour recouvrer tous les droits historiques spoliés du peuple de l’Azawad », et le Mouvement touareg du Nord-Mali (MTNM), mouvement responsable de rébellions de 2006 à 2009, fusionnent le 16 octobre 2011 pour créer le MNLA. Plusieurs groupes d'ex-rebelles touaregs ayant fui le Mali dans les années 1990 pour s'engager dans l'armée libyenne de Mouammar Kadhafi se sont joints au mouvement à la suite de la chute du régime libyen en 2011. Ils ont apporté avec eux un grand nombre d'armes, réactivant le conflit pour l’autodétermination de l'Azawad.

Malgré sa volonté de rassembler l'ensemble des communautés de l'Azawad, le MNLA ne fédère véritablement que quelques tribus touarègues, surtout dans l'Est et au nord-est du Mali ; principalement les Idnanes, les Imididaghanes, les Chamanamasses, les Daoussahaks, et une partie des Ifoghas. Très peu d'Arabes, de Peuls et de Songhaï rejoignent le mouvement.

L'objectif du MNLA est l'autodétermination de l'Azawad. Ouvertement indépendantiste en 2012, ses positions évoluent en 2013 vers l'autonomisme à la suite du basculement des rapports de force.

Par ailleurs, le MNLA se revendique comme un « mouvement politico-militaire pour l'ensemble du peuple de l'Azawad », alors que le gouvernement malien, comme celui de la France, considère qu'il ne représente qu'une partie de la population du territoire concerné.

Idéologiquement, le MNLA affirme rejeter l'islamisme, mais le terme de « laïcité », bien que parfois employé, ne fait pas l'unanimité au sein du mouvement. Cependant le 19 mars 2012, après l'échec d'un accord avec Ansar Dine, le bureau politique du MNLA déclare « la République pour laquelle nous nous battons est basée sur les principes de la démocratie et de la laïcité ».

Le 13 février 2013, dans un communiqué, le MNLA affirme « ne pas remettre en cause les frontières internationalement reconnues du Mali tout en rappelant clairement l’existence de l’Azawad en tant qu’entité ». Ceci marque un changement de position sur le statut souhaité de l'Azawad. Auparavant, il ne voulait que l'indépendance vis-à-vis du Mali. Aujourd'hui, le MNLA fait une concession, il laisse sous entendre une simple autonomie, autogestion du Nord-Mali, mais toujours intégré dans le territoire malien. Par ailleurs, pour permettre le processus de négociation, il exige la nomination « d'un négociateur neutre, internationalement reconnu » et agréé par le pouvoir central et lui-même. Dans le même temps, il appelle l’État malien par le biais de concertations, à « fixer les conditions d’exercice de l’autorité, de l’administration et du développement de l’Azawad ». De plus, apparaissant comme soucieux et préoccupé à propos de la situation de la population de l'Azawad, il demande des avancées rapides, en matière d'accès à la santé, à l'eau, à l'électricité, à l'alimentation et à l'éducation. Enfin, il réclame aussi « l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur tous les crimes commis par l’armée malienne de 1963 à nos jours sur les populations de l’Azawad ». Pour cela, il « appuie la demande de Human Rights Watch de mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante ».

En février 2012, le MNLA annonce la formation d’un Conseil exécutif composé de :

Bilal Ag Acherif : secrétaire général du MNLA, reçu à Paris par plusieurs diplomates français pour demander un soutien matériel pour lutter contre les islamistes d'AQMI et du MUJAO ;

Mohamed Ag Tahado : président du conseil consultatif du MNLA ;

Abdoulkarim Ag matafa : président du conseil révolutionnaire du MNLA ;

Mahmoud Ag Ghali : président du bureau politique ;

Hamma Ag Sid’Ahmed : porte-parole chargé des relations extérieures ;

Mohamed Ag Najem : chef d’état-major, ancien colonel de l’armée libyenne ;

Moussa Ag Acharatoumane : responsable des droits de l’homme ;

Bekay Ag Hamed : chargé de communication ;

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Mouvement national de libération de l'Azawad | World in Stories