Ce Jour-là

Mouvement des entreprises de France

Organisation patronale française

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Le Mouvement des entreprises de France (souvent désigné par l'acronyme MEDEF, qui se prononce [me.dɛf] ) est une organisation patronale française fondée en 1998. Il a le statut d'association syndicale et représente les dirigeants d'entreprises françaises.

Le 27 octobre 1998, entouré de 2 000 dirigeants d'entreprises françaises, Ernest-Antoine Seillière inaugure à Strasbourg le Mouvement des entreprises de France, qui succède à l'ancienne organisation patronale, le Conseil national du patronat français (CNPF) fondée en 1946 pour représenter les entreprises françaises auprès de l'État et des organisations syndicales.

Depuis 1999, le Medef organise annuellement une université d'été.

Dans ses mémoires, Jacques Chirac explique que le patronat français fut hostile à sa décision de ne pas participer à l'invasion de l'Irak en 2003 :

« Du Medef et de certains patrons du CAC 40 parviennent des messages où l’on me recommande de faire preuve de plus de souplesse à l’égard des États-Unis, sous peine de faire perdre à nos entreprises des marchés importants. Je me souviens du baron Seillière venant se faire l’interprète auprès de moi des doléances de ses pairs. »

Mandat d'Ernest-Antoine Seillière

Vice-président du Conseil national du patronat français (CNPF) et membre du conseil exécutif de 1988 à 1997, Ernest-Antoine Seillière en devient le président après la démission de Jean Gandois le 16 décembre 1997 avec 82 % des voix, à la suite de l'entrée en vigueur de la reforme des 35 heures.

Laurence Parisot est élue le 5 juillet 2005 avec le soutien de plusieurs fédérations professionnelles comme la banque, les assurances, la santé et le bâtiment, ainsi que celui d'Ernest-Antoine Seillière.

Elle se présente à sa propre succession, seule candidate, elle est réélue le 1er juillet 2010 pour 3 ans avec 93,85 % des voix.

En 2010, le Medef reçoit 12 millions d'euros de financements publics au titre de sa contribution aux organismes paritaires, soit 31 % de ses recettes. Son budget, en 2012, est de 37,8 millions d'euros.

Lors du congrès du Medef de 2013, Pierre Gattaz célèbre les « années magnifiques » du mandat de Laurence Parisot. Est notamment porté à son crédit son rôle pendant la crise économique mondiale des années 2008 et suivantes, le dialogue social qu'elle a introduit dans l'organisation patronale, et ses idées devenues lois, comme la rupture conventionnelle ou la représentativité syndicale afin de rendre plus légitimes les représentants des salariés. Elle a aussi été la première à évoquer un report de l'âge de départ à la retraite pour réduire les déficits, a défendu la compétitivité des entreprises et a mis au point le nouveau code Association française des entreprises privées (AFEP)-Medef sur la rémunération des patrons.

En sus de critiques misogynes auxquelles elle a dû faire face dans un monde entrepreneurial essentiellement masculin, il lui est toutefois reproché[Par qui ?] son « exercice solitaire du pouvoir » et « son inclination pour les sujets sociétaux (parité, diversité) » ; sa tentative de modifier les statuts à la veille du scrutin est également critiquée.

Campagne 2013 pour la présidence

L'élection pour la présidence a lieu le 3 juillet 2013 afin de désigner le successeur de Laurence Parisot, cette dernière arrivant au terme du second mandat autorisé par les statuts.

En janvier 2013, elle se porte néanmoins candidate à un troisième mandat, bien que les statuts ne le permettent pas : elle demande pour cela la saisine du comité statutaire du syndicat patronal pour étudier une réforme visant à harmoniser la durée des mandats à la tête de l'organisation ; elle souhaite ainsi établir deux mandats de cinq ans, ce qui prolongerait alors le sien jusqu’en 2015.

Pierre Gattaz s’y oppose et se déclare candidat à la succession ; d’autres « petits candidats », Geoffroy Roux de Bézieux, PDG de Virgin Mobile, et Patrick Bernasconi, président de la Fédération nationale des travaux publics, le sont également, mais seulement en cas de retrait de Laurence Parisot. Frédéric Saint-Geours, président de la puissante fédération patronale de la Métallurgie, s'y oppose néanmoins et brigue lui-même la tête de l'organisation. Le conseil exécutif du Medef apporte son soutien à Geoffroy Roux de Bézieux.

Le 28 mars 2013, la proposition de Laurence Parisot est rejetée par 22 voix pour, 22 contre et 1 abstention. Le 13 juin 2013, à l'exception d'Hervé Lambel, tous les candidats retirent leur candidature et se rallient à Pierre Gattaz.

Pierre Gattaz est élu le 3 juillet 2013 au premier tour avec 95 % des voix. En accédant à la présidence du Medef, il succède à Laurence Parisot, mais aussi à son propre père ; cofondateur de Radiall, Yvon Gattaz avait en effet présidé le CNPF, ancêtre du Medef, de 1981 à 1986. Et si son fils a fait prospérer l’entreprise familiale spécialisée dans la fabrication de composants pour l'aéronautique, ce diplômé de Télécom Bretagne n’était pourtant pas attendu à ce poste. Ce candidat « du terrain » comme il aime à s’appeler, a d’abord créé la surprise en battant le favori, Frédéric Saint-Geours, lors de la primaire. Il a ensuite affronté et écarté Laurence Parisot avant de devenir le favori. Il a ensuite fait campagne en prônant un « Medef de combat » avant d’assurer être un « fervent partisan » du dialogue social. Il souhaite en revanche durcir les positions du Medef à l’image de ses propositions sur la réforme des retraites : baisse des pensions, hausse de la durée de cotisation et report de l’âge légal.

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