Ce Jour-là

Monique Jérôme-Forget

Femme politique canadienne

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Monique Jérôme-Forget, née le 8 août 1940 à Montréal, est une femme politique québécoise. Elle a été députée libérale de Marguerite-Bourgeoys à l'Assemblée nationale du Québec de 1998 à 2009. Elle a occupé différents postes de ministre au sein du gouvernement Charest notamment ceux de ministre des Finances (2007-2009) et de présidente du Conseil du Trésor (2003-2008). En raison de son idéologie néo-libérale et de son fort tempérament, elle est souvent appelée dans les médias la Dame de fer, en référence au surnom donné à Margaret Thatcher.

Monique Jérôme-Forget, mère de deux enfants, est l'épouse de Claude Forget, ancien député libéral provincial dans Saint-Laurent et ministre dans le gouvernement de Robert Bourassa.

Elle est récipiendaire, en 2005, de la Médaille de l'Assemblée nationale.

Née à Montréal en 1940, elle étudie l'économie à l'Université de Londres, l'histoire à l'Université Johns-Hopkins et les sciences politiques à l'Université de Montréal puis la psychologie à l'Université McGill, où elle obtient un doctorat en 1976.

En 1977, elle devient psychologue clinique à l'hôpital Royal Victoria. Par la suite, de 1979 à 1982, elle devient directrice des services professionnels dans un centre local de services communautaires du centre-ville de Montréal.

De 1972 à 1985, elle est sous-ministre adjointe pour la planification des politiques au sein du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social. En 1985-1986, elle devient vice-rectrice aux Finances et à la Recherche institutionnelle à l'Université Concordia à Montréal.

De 1986 à 1990, elle est présidente du Conseil et directrice générale de la Commission sur la santé et la sécurité du travail (CSST) et également présidente du conseil de l'Institut de recherches en santé et sécurité du travail. De 1991 à 1998, elle est présidente et directrice générale de l’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP).

Monique Jérôme-Forget s'est engagée dans plusieurs organisations sans but lucratif, devenant tour à tour présidente de la Fondation Marie-Vincent, membre du conseil médical du Canada, de l'Institut d'études canadiennes de l'Université McGill, de l'Institut sur les relations intergouvernementales de l'Université Queens, de la Société d'investissement jeunesse, du Conseil canadien sur le développement social, de l'Orchestre symphonique de Montréal, de la Cinémathèque québécoise. Elle fut également la représentante du Canada sur la Commission internationale sur les accidents du travail.

Élue députée pour la circonscription de Marguerite-Bourgeoys lors de l'élection de 1998, elle devient la porte-parole de l'Opposition officielle en matière de finances.

Premier mandat au gouvernement

À la suite de l'élection de 2003, le Parti libéral prend le pouvoir et Monique Jérôme-Forget est nommée à la présidence du Conseil du Trésor. Elle devient aussi la responsable de l'Administration gouvernementale et responsable de la région de Montréal. Elle devient ainsi l'une des ministres les plus importantes du gouvernement dirigé par le premier ministre Jean Charest.

Comme ministre de l'Administration publique, elle décrète les conditions de travail d'un demi-million d'employés du secteur public et parapublic pour les six prochaines années et résolut la parité salariale afin d'en faire bénéficier 400 000 personnes, en majorité des femmes. À titre de présidente du Conseil du Trésor, elle travaille à maintenir la croissance nominale des dépenses publiques à moins de 5 %. Selon l'Institut C.D. Howe, le gouvernement du Québec a été le gouvernement au Canada ayant eu la plus faible croissance de son secteur public. Durant cette période, la cote de crédit de la province de Québec fut augmentée à trois reprises.

Elle mit également sur pied un programme d'infrastructures de 41 milliards de dollars pour la première tranche de cinq ans[réf. nécessaire]. Elle a aussi introduit au Québec le concept de partenariat public-privé. Pour en assurer l'application, elle créa une agence qui se mérita deux prix internationaux pour l'excellence de son travail.[réf. nécessaire] La décision de recourir aux partenariats public-privé a été l'objet d'un débat important au Québec durant cette période. Quelques années après le départ de Jérôme-Forget du gouvernement Charest, l'agence qu'elle avait créée a été abolie.

Deuxième mandat : ministre des Finances

Elle est, sans surprise, réélue dans sa circonscription de Marguerite-Bourgeoys lors de l'élection de 2007. Lors de la formation du Conseil des ministres le 18 avril 2007, elle est nommée ministre des Finances et continuera à occuper le poste de présidente du Conseil du Trésor. Le cumul de ses deux fonctions, chose n'ayant pas été observée depuis Jacques Parizeau en 1976, lui présente des défis importants. Elle est aussi nommée ministre des Services gouvernementaux.

Son premier budget, pour 2007-2008, propose une baisse de l'impôt sur le revenu des particuliers pour un montant de 700 millions de dollars. Il comprend également l'amorce d'une élimination graduelle de la taxe sur le capital des entreprises, tout en maintenant le rythme de croisière des augmentations des budgets de la Santé et de l'Éducation. Ces actions avaient pour but de donner suite à des engagements de la campagne de ramener le fardeau fiscal des Québécois à un niveau plus raisonnable en comparaison avec les autres provinces canadiennes. Durant l'année 2007-2008, elle a supervisé la négociation de « L'Accord de Montréal » afin de résorber la crise provoquée par les papiers commerciaux adossés à des actifs.

Les partis d'opposition à l'Assemblée nationale du Québec, le Parti québécois et l'Action démocratique du Québec signalent qu'ils voteront contre le budget, ce qui promet de rendre impossible l'adoption du budget et de précipiter une nouvelle élection générale. Toutefois, lors du vote, seuls trois membres du Parti québécois participent au vote manifestant que le PQ ne veut pas provoquer de telles élections.

Elle est réélue pour une quatrième fois aux élections de 2008. À sa demande, elle laisse la présidence du Conseil du Trésor ainsi que le portefeuille des services gouvernementaux. Elle conserve toutefois la responsabilité pour le programme d'infrastructure.

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