Ce Jour-là

Moby

Musicien américain

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Richard Melville Hall (né le 11 septembre 1965 à New York), mieux connu sous le nom de scène Moby, est un auteur-compositeur-interprète, musicien, producteur, DJ, photographe et activiste américain. Multi-instrumentiste, il chante, joue de la guitare, des claviers, de la basse et des percussions. L'artiste aborde, à travers la musique électronique, une multiplicité de genres musicaux où il puise son inspiration aussi bien dans la techno, que dans le blues ou le rock. Moby est l'une des figures de la dance des années 1990. Il compte plus de 20 millions d'albums vendus à travers le monde. Artiste engagé, il est aussi connu pour son véganisme, sa défense des droits des animaux et ses opinions démocrates.

Avant d'avoir acquis sa notoriété, Moby produit sa musique sous différents pseudonymes tels que Voodoo Child, Barracuda, UHF, The Brotherhood, Schaumgummi, DJ Cake, Lopez, Brainstorm and Mindstorm, et The Pork Guys. Ses premiers succès comme Go en 1990 et l'album Everything is Wrong en 1995 l'ont fait connaître dans le milieu des musiques électroniques comme la techno ou l'ambient. Après une période tournée vers le punk rock, son succès international débute avec l'album Play en 1999 tourné vers l'electronica et le downtempo, composé de succès tels que Porcelain, Natural Blues et Why Does My Heart Feel So Bad? et vendu à dix millions d'exemplaires dans le monde. Il est suivi par 18 en 2002 qui poursuit cette même sonorité et est vendu à cinq millions d'exemplaires dans le monde. Il se penche vers le rock alternatif pour Hotel en 2005, vendu à deux millions d'exemplaires. Il retourne à ses débuts dance avec Last Night en 2008 et à l'ambient avec Wait for Me en 2009. Après ses albums Destroyed en 2011 et Innocents en 2013, il forme en 2016 un groupe engagé nommé The Void Pacific Choir.

Il a collaboré, produit et remixé avec des artistes internationalement connus tels que David Lynch, New Order, A$AP Rocky, The B-52's, Brian Eno, Erasure, Metallica, Soundgarden, The Prodigy, David Bowie, Ferry Corsten, Mylène Farmer, Sinéad O'Connor, Public Enemy, Plastikman, The Rolling Stones, Daft Punk, Pet Shop Boys, Skylar Grey, Jean-Michel Jarre, et Indochine.

Richard Melville Hall naît le 11 septembre 1965 dans le quartier de Harlem à New York. Il est le fils de James Hall, professeur de chimie, et d'Elizabeth McBride Warner, secrétaire médicale. Ses parents le surnomment Moby car son arrière-arrière-arrière grand-oncle serait Herman Melville, l’auteur du célèbre roman Moby Dick.[Information douteuse]

Apprentissage musical (1978–1982)

Dans les mois qui suivent sa naissance, Moby vit avec ses parents dans un appartement de New York avec une chienne appelée Jamie, un chat et trois rats de laboratoire. Il a à peine deux ans lorsque son père meurt dans un accident de la route. En 1969, après un passage dans le San Francisco hippie du Summer of Love, Richard et sa mère emménagent chez les grands-parents, Myron Warner et Jeanette McBride Warner, dans une maison cossue de Darien dans le Connecticut[réf. nécessaire].

En 1973, il fréquente la Royal Grammar School[réf. nécessaire]. Deux ans plus tard, il commence à jouer de la guitare : il a dix ans. Il se perfectionne et monte en 1979 son premier groupe, qui ne sait jouer que Money des Pink Floyd et Birthday des Beatles. Optant pour un genre musical radical, Moby forme son premier groupe punk, les Vatican Commandos, en 1980 comme guitariste.

Vers la scène techno (1983–1990)

Tout en gardant l'agressivité des débuts, il s’ouvre vers d’autres styles de musique et reçoit en 1983 son premier enregistreur quatre pistes qu'il installe dans la cave de sa mère. Il entre à l'université de Connecticut dont il ressort vite, dès 1984, pour s’installer comme DJ au Beat à Port Chester dans l'État de New York.

En 1986, Moby déménage de Darien à Greenwich et squatte d’abord dans un vaste hangar, puis à Stamford dans une usine à moitié abandonnée et sans eau courante, tout en s’imposant comme DJ résident au club Mars de New York. En 1989, il éveille l'intérêt d’un nouveau label new-yorkais, Instinct Records. Le musicien finit par emménager dans un appartement sombre et sale de New York, au croisement de la 14e Rue et de la Troisième Avenue. La même année, il connaît un premier succès d’estime avec le groupe Ultra Vivid Scene, dont l'album sort sur le label 4AD.

Moby grave son premier disque Time's Up au sein du combo The Brotherhood en 1990, mais ce sont ses performances scéniques qui contribuent à sa renommée croissante. En 1991, sort le single Go (un hymne techno dont la ligne de basse est un sample du thème de la série télévisée de David Lynch, Mystères à Twin Peaks), qui se vend à plus d’un million d'exemplaires. Il remixe ensuite la chanson Chorus, un tube du groupe anglais Erasure.

En 1992, Moby participe à l'album Bloodline de Recoil fondé par Alan Wilder, en interprétant le titre Curse. Il retombe ensuite dans un anonymat relatif et sort des singles electro sous son nom ou des pseudonymes aussi variés que Voodoo Child, Barracuda, UHF, DJ Cake, Lopez et Brainstorm/Mindstorm. L'album Ambient paru en 1993 passe inaperçu. Le suivant, Everything is Wrong, sorti en 1995, ne connaît pas non plus un grand succès, malgré un accueil favorable de la critique et un disque d'argent en Angleterre. C'est le premier paru chez Elektra Records.

Moby publie ensuite l'album Animal Rights, le 23 septembre 1996, précédé du single controversé That's when I reach for my revolver. Le retour au punk rock voire au punk hardcore ou au synthpunk désoriente complètement les fans qui attendent un album d'ambient. Après une nécessaire remise en question, Moby revient à l’électro avec I Like to Score, une compilation de compositions dont certaines sont reprises sur des bandes originales de films, comme God Moving Over the Face of the Waters, qui illustre la scène finale du film Heat de Michael Mann, ou encore une version survitaminée du thème de James Bond. Un an après, en 1998, sa mère décède d’un cancer.

Consécration mondiale (1999–2008)

En 1999, Moby quitte Elektra Records et signe chez V2 Records. Dès le mois de juin, sort l’album Play, qui devient un succès planétaire en 2000, notamment par le titre Natural Blues, avec plus de neuf millions d'exemplaires vendus. C’est le premier album de l’histoire de la musique dont l’intégralité des morceaux est sous licence commerciale (pour des films ou des publicités).

En 2001, Moby réalise l’un de ses rêves en jouant sur scène avec son héros de jeunesse, David Bowie. Quelques mois plus tard, il est au centre d’une polémique avec le rappeur Eminem après avoir traité sa musique de misogyne et d’homophobe. Eminem le nargue dans Without Me, affirmant que « personne n’écoute de la techno » et l'imitant en se faisant jeter par terre par le rappeur Obie Trice. La querelle se poursuit aux MTV Video Music Awards de 2002 bien que Moby clame haut et fort qu’il respecte le travail d'Eminem.

Le 24 février 2002, l’artiste participe à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City. Le 14 mai, il publie le très attendu 18 (qui contient notamment les tubes We Are All Made of Stars, In This World et Extreme Ways, la BO de la saga Jason Bourne) puis se consacre à des projets plus confidentiels, comme l’album Baby Monkey qu’il sort sous le pseudonyme de Voodoo Child.

Après s'être investi dans la campagne anti-Bush de 2004, Moby revient à ses claviers avec un nouvel album, Hotel, sorti le 14 mars 2005. Cet album plus orienté vers le rock, connaîtra le succès grâce au titre Lift Me Up.

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