Ce Jour-là

Mireille Mathieu

Chanteuse française

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Mireille Mathieu, née le 22 juillet 1946 à Avignon (Vaucluse), est une chanteuse française de variétés.

Issue d'un milieu extrêmement pauvre, Mireille Mathieu commence sa carrière en 1965 et connaît son premier grand succès en 1966 avec Mon credo. Se façonnant un répertoire regroupant environ 1 200 chansons, interprétées en de nombreuses langues, elle devient une figure de la chanson française à l'échelle internationale.

Parmi les chansons les plus connues de son répertoire figurent notamment Qu'elle est belle, Paris en colère, La dernière valse, J'ai gardé l'accent, Pardonne-moi ce caprice d'enfant, Une histoire d'amour, Acropolis adieu, La Paloma adieu, Mille colombes, Santa Maria de la Mer, Une femme amoureuse, Bravo tu as gagné (adaptation française du titre du groupe ABBA The Winner Takes It All) ou encore Together We're Strong (avec Patrick Duffy).

Avant ses débuts dans la chanson

Mireille Mathieu naît le 22 juillet 1946 à Avignon.

Elle est la fille de Roger Mathieu, maçon tailleur de pierre, né le 3 septembre 1920 à Avignon et mort dans la même commune le 13 août 1985, et de Marcelle-Sophie Poirier, née à Rosendaël le 12 décembre 1921 et morte à 94 ans, le 20 mars 2016 à Avignon, d'une embolie pulmonaire.

Aînée d'une famille de quatorze enfants, elle grandit dans des HLM.

Mireille Mathieu commence à travailler dans une usine de fabrication d’enveloppes à l'âge de quatorze ans pour aider sa famille.

Elle découvre la chanson dès son enfance grâce à son père qui est un chanteur ténor amateur d'opéra et de grandes voix. C'est la découverte d’Édith Piaf qui lui montre sa voie et elle décide de devenir chanteuse. Elle se présente en 1962 dans un concours local « On chante dans mon quartier » organisé par la mairie d’Avignon, où elle termine deuxième derrière Michèle Torr, et finit par le remporter en 1964 avec La Vie en rose.

Un adjoint au maire d’Avignon, Raoul Colombe, la soutient en la faisant participer à de nombreux galas locaux et l’inscrit au Jeu de la chance, le télé-crochet de l'émission Télé Dimanche de Raymond Marcillac.

Lors d'un gala d'Enrico Macias en juillet 1965, Mireille Mathieu monte sur scène pour interpréter une chanson. Johnny Stark, son futur imprésario, remarque alors sa voix mais ne la contacte pas immédiatement. Le 21 novembre 1965, le public découvre Mireille Mathieu lors de sa première apparition à la télévision, pour le télé crochet Le Jeu de la chance. Georgette Lemaire, plébiscitée par les téléspectateurs, est en tête depuis cinq semaines et confie au présentateur Roger Lanzac son intention d'abandonner ; celui-ci lui conseille de chanter puis de se désister en faveur de Mireille Mathieu. Johnny Stark propose alors à cette dernière un contrat d'imprésario.

Après un premier Olympia en décembre 1965 en lever de rideau de Dionne Warwick et Sacha Distel, elle s'y produit en vedette dès 1966, accompagnée par Paul Mauriat et son orchestre, interprétant notamment ses premiers succès : Mon credo (plus de 500 000 exemplaires écoulés en France), Qu'elle est belle ou encore Viens dans ma rue. Le succès de Mireille Mathieu en France dépasse les frontières et, dès 1966, elle participe à l'émission The Ed Sullivan Show aux États-Unis.

Elle est parrainée par Maurice Chevalier, et François Reichenbach tourne Le Conte de fée de Mireille Mathieu qui est diffusé fin 1966 à la télévision française. Elle travaille sa voix dès lors avec la professeure de chant Annette Charlot. Toutefois, sa méconnaissance de l'anglais et ses difficultés dans cette langue ne permettront pas à Stark de miser sur une carrière américaine, malgré des projets de films et de comédies musicales.

Son image de chanteuse à voix se confirme dès cette époque avec l’interprétation de Paris en colère. Écrite par Maurice Vidalin sur la musique composée par Maurice Jarre pour le film de René Clément Paris brûle-t-il ?, la chanson est, dès sa sortie, un grand succès et reste associée symboliquement à la libération de Paris.

En 1967, c’est l’adaptation en français du succès d’Engelbert Humperdinck The Last Waltz sous le titre La dernière valse qui lui ouvre les portes des « charts » du Royaume-Uni et elle participe pour la première fois à la Royal Variety Performance (en) devant la reine Élisabeth II (elle s’y produira deux autres fois au cours de sa carrière).

Elle participe, à la fin des années 1960, à de nombreux spectacles au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis. Le compositeur de La dernière valse, Les Reed, crée pour elle de nombreuses chansons, qu’elle interprètera en français ou en anglais, dont Les Bicyclettes de Belsize, lui permettant ainsi d’élargir son répertoire musical.

Après plusieurs succès en français (dont J'ai gardé l'accent en 1968 et La première étoile en 1969), Mireille Mathieu se fait connaître du public allemand en 1969 avec Hinter den Kulissen von Paris.

Durant les années 1970, ses succès en allemand, composés et arrangés pour la plupart par Christian Bruhn, vont se succéder, certains d'entre eux étant aussi des succès en France, comme Akropolis Adieu (1971), La Paloma adieu (1973) ou Santa Maria de la Mer (1978). Les titres Pardonne-moi ce caprice d'enfant, Donne ton cœur, donne ta vie, Une histoire d'amour, Tous les enfants chantent avec moi, Ma mélodie d'amour et Mille colombes atteignent le Top 10 en France.

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