Michel Pébereau, né le 23 janvier 1942 à Paris, est un haut fonctionnaire et dirigeant d'entreprise français.
Inspecteur général des finances, il conduit la privatisation de la BNP dont il devient le PDG en 1993 puis sa fusion avec la banque d'affaires Paribas en 2000 pour former BNP Paribas qu'il dirige jusqu'en 2003 et dont il est le président du conseil d’administration jusqu'en décembre 2011.
Il a été président de la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer d'octobre 2014 à avril 2018. Il est actuellement Président du Centre des Professions Financières.
Il est le frère de Georges Pébereau et fils d'Alexandre Pébereau, conservateur des hypothèques. Ancien élève de l'École polytechnique (X 1961) et de l'École nationale d'administration, Michel Pébereau a choisi à la sortie de cette dernière l'Inspection des Finances.
À partir de 1970, il est chargé de mission puis conseiller technique auprès du ministre de l'économie et des finances, Valéry Giscard d'Estaing. Il occupe ces fonctions durant quatre ans. Il reste au ministère jusqu'en 1982, notamment à la direction du Trésor. Il a également dirigé le cabinet de René Monory à partir de 1978 et jusqu’en 1980. Pendant cette période, il contribue notamment à la modernisation du marché des actions de Paris (Rapport Baumgartner) et à la création des « Sicav Monory ».
De la Banque nationale de Paris à BNP Paribas
Michel Pébereau quitte l’Administration pour rejoindre le Crédit commercial de France en 1982. Il mène à bien la privatisation de deux banques dont il sera le PDG : le CCF de 1986 à 1993, puis la Banque nationale de Paris (1993), devenue BNP Paribas en 2000, qu'il préside de 1993 à 2003. Cette dernière opération recueille en dix jours 2,8 millions de souscriptions, dont plus de 1,6 million de clients de la banque.
De 1993 à 1999, un vaste travail de modernisation est entrepris, qui permettra à la BNP d’assurer sa pérennité et de saisir les opportunités de développement nées de la création de l’euro.
De 56 000 collaborateurs en 1993, le groupe passe à près de 90 000 en 2003, en prenant une dimension de plus en plus internationale, fondée sur un socle européen.
En août 1999, Michel Pébereau lance une double offre publique d'échange sur les titres de la Société générale et de Paribas. La première offre échoue, mais le succès de la seconde permet la création de BNP Paribas, entité dont il est le PDG de 2000 à 2003. Le rapprochement de ces deux banques à la culture différente a permis de créer une nouvelle entreprise dotée d'une culture cohérente fondée sur quatre valeurs (la réactivité, la créativité, l'engagement et l'ambition).
C’est à son initiative que la séparation des postes de président et directeur général au sein de BNP Paribas est décidée en 2003. Michel Pébereau nomme alors Baudouin Prot en qualité de directeur général. Depuis lors, il assume les fonctions de président du conseil d'administration du groupe BNP Paribas, qui compte désormais plus de 187 900 collaborateurs.
Lors de l'assemblée des actionnaires le 11 mai 2011, il annonce qu'il quittera cette fonction le 1er décembre 2011.
L'annonce lors de l'assemblée générale du 11 mai 2011 de sa succession donne lieu à de très nombreux hommages de la part des médias tant français qu'étrangers.
Le 12 mars 2015, il annonce qu'il ne renouvellera pas son mandat qui se termine le 13 mai 2015. Il demeure président d'honneur de BNP Paribas ainsi que de la Fondation BNP Paribas.
Parallèlement à son activité de banquier, il enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris en tant que maître de conférences de 1968 à 1981, puis en tant que professeur chargé du cours sur la politique économique de la France, de 1980 à 1997. Il est élu au conseil de direction de l'établissement qu’il préside bénévolement, de 1988 à 2013, et qui a pour mission de fixer les conditions d'admission des élèves, d'organiser les études et d'arrêter les règlements intérieurs de l'institut.
En 2005, il est chargé par Thierry Breton, ministre des finances, de créer une commission chargée d'étudier la dette de la France. Il rend son rapport le 14 décembre 2005.
Amateur d'ouvrages de science-fiction, il partage ponctuellement sa passion dans les colonnes du Journal du dimanche.
Il est élu le 26 novembre 2007 à l'Académie des sciences morales et politiques au fauteuil de Pierre Tabatoni.