Michel Mousel est un militant politique et haut fonctionnaire français, né le 11 mars 1940 à Mantes-Gassicourt (devenu depuis Mantes-la-Jolie) et mort le 25 juin 2020 à Suresnes.
Il a été président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, il a fondé et présidé l'Association 4D, et travaillé dans diverses administrations françaises des finances et de l'environnement.
Michel Mousel fut aussi le premier président de l’UNEF membre du PSU, seuls Bernard Schreiner (1964-1965) et Jean Terrel (1966-1967) échappent ensuite à cette habitude au cours des années 1960.
Michel Mousel, grandi dans la banlieue ouest de Paris dans une famille d'enseignants, est le fils de Jean Mousel, secrétaire pour le second degré du SGEN CFTC à partir de 1950 puis secrétaire général adjoint de Paul Vignaux (1954-1973), avec qui il participa à l’animation du groupe « Reconstruction ». Une maladie pendant l’adolescence le tient éloigné des événements politiques tels qu'en 1956 la répression de l'insurrection en Hongrie ou la Guerre d'Algérie. Plus tard, dans les rangs de la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) à partir de 1955, il acquit "une forte conviction anticolonialiste et sociale". Michel Mousel fut membres du Parti socialiste unifié (PSU) dès sa création en avril 1960, après avoir adhéré à son ancêtre, le Parti socialiste autonome (PSA), en décembre 1959, mais resta simple militant de base de la section de Colombes, puis de celle du XXe arrondissement de Paris et ne prit aucune responsabilité jusqu’en 1967, époque où il s'investit au PSU sur la question des transports.
Étudiant en lettres, puis à Sciences Po de Paris, puis à l'ENA, il fut président de l'Association générale des étudiants de Sciences Po entre 1960 et 1962, avant de devenir vice-président de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) de 1962 à 1963. En avril 1963, au congrès de Dijon, alors que près d’un étudiant sur deux est membre de l’UNEF mais que les effectifs stagnent, il est élu à la présidence face à Jean-Claude Polack (357 mandats contre 232) via un compromis entre les idées de « l’ancienne mino », dont il était un dernier représentant, et celles de ceux qui se baptisaient « gauche syndicale » et voulaient attirer l'attention sur les conditions de travail universitaire et la place de l’étudiant dans l’Université. En avril 1964, au congrès de Toulouse, Michel Mousel quitte la présidence de l'UNEF.
Il est secrétaire national du Parti socialiste unifié (PSU) de décembre 1974 à janvier 1979.
Chargé des réformes administratives au sein du cabinet du ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives, il prend une part active à l'amélioration des conditions de travail des fonctionnaires et au développement des standards ergonomiques en matière informatique. Il est l'un des premiers à soutenir les changements du paradigme du centralisme économique vers celui de la régulation par des standards universels qui vont ouvrir le chantier du monde global lancé par Jacques Delors en 1985 (la nouvelle approche).
Directeur du cabinet du ministre de l'Environnement, sa pensée autogestionnaire évolue. La qualité de la vie reste l'axe principal. La défense de l'environnement nécessite la participation de toutes les parties prenantes. Il joue un rôle important dans la promotion, dès 1984, d'une idée fondamentale qui va marquer toute la période suivante : le développement durable.
1967-1971 : Direction de la Prévision au Ministère des Finances
1971-1973 : Commissariat général du Plan
1973-1975 : Ministère des Finances
1978-1981 : Économie Internationale au Ministère des Finances
1981-1983 : Membre du cabinet d'Anicet Le Pors, ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives
1983-1985 : Directeur du cabinet d’Huguette Bouchardeau, ministre de l'Environnement
1986-1988 : Contrôleur d'État, chargé du contrôle d'entreprises attributaires d'aides publiques
1988-1991 : Directeur de l'eau et de la Prévention des Pollutions et des Risques et délégué interministériel aux risques naturels et technologiques au Ministère de l'Environnement
1991-1994 : Président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie
1994-1997 : Contrôleur d'État, chargé de la SNCF