Michel Droit est un écrivain, journaliste et académicien français né le 23 janvier 1923 à Vincennes et mort le 22 juin 2000 à La Celle-Saint-Cloud.
Il fut l'interlocuteur de prédilection du général de Gaulle lors d'entretiens télévisés en direct du palais de l'Élysée.
Il est aussi connu pour son article polémique visant Serge Gainsbourg publié le 1er juin 1979 dans le Figaro Magazine accusant le chanteur de provoquer l'antisémitisme, ceci à la suite de la publication d'Aux armes et cætera, une version reggae de l’hymne national français, La Marseillaise.
Le 27 février 1989 lors d'une chasse au lion au Cameroun, il blesse mortellement l'industriel Jacques Chibret, un coup de feu étant parti accidentellement de son fusil alors qu’il trébuchait.
Michel Droit est né en 1923, du peintre illustrateur Jean Droit (1884-1961).
Époux de Janine Bazin (1923-2021), il est le père du photographe Éric Droit (1952-2007).
Il fait ses études à l'école Massillon, puis aux lycées Voltaire et Louis-le-Grand, et enfin à la faculté des lettres de Paris et à l'École libre des sciences politiques.
Militant dans la Résistance, il est l'un des plus jeunes correspondants de guerre des armées alliées et débute comme radio-reporter en août 1944, lors de l'insurrection de Paris. Blessé en Allemagne, près d'Ulm, en avril 1945, il devient ensuite grand reporter pour la radio, la presse et la télévision.
C'est en 1954 qu'il publie son premier roman, Plus rien au monde, que l'Académie française récompense du prix Max-Barthou, avant de lui conférer son grand prix du roman pour Le Retour, en 1964.
Toujours en 1954, il publie Jours et Nuits d'Amérique, petit essai où, contre toute attente, il critique les États-Unis, leur préférant Saint-Domingue ou Cuba, pourtant pauvres et affligés de régimes militaires à l'époque à la solde des États-Unis [réf. souhaitée].
Après avoir été rédacteur en chef de l’Actualité télévisée de la RTF, Michel Droit devient celui du Figaro littéraire, en 1961, et le reste jusqu'en 1971, tout en poursuivant parallèlement sa carrière d'écrivain.
Membre de la CNCL, il participe en 1987 à l'audition du groupe Bouygues pour la cession de TF1. À cette occasion, il « eut à cœur de défendre la cause du régime d'Apartheid en Afrique du Sud », relève l'Almanach critique des médias, jugeant en effet que l’information est trop souvent « traitée de façon unilatérale » et demandant un « pluralisme total » sur le sujet.
En 1965, 1968 et 1969, il est le seul journaliste à s'entretenir avec le général de Gaulle sur les écrans de la télévision. Ces interventions sont diffusées en direct du palais de l'Élysée, siège de la présidence de la République.
Michel Droit a été souvent brocardé par les milieux de gauche pour son excessive révérence envers le général de Gaulle, et symbolise pour beaucoup une certaine inféodation de l'ORTF à l'« État UDR ». Ainsi Le Canard enchaîné en fait une de ses têtes de turc favorites, le surnommant « Michel Courbe », tandis qu'Hara-Kiri Hebdo le caricature régulièrement. Cette inféodation de l'ORTF lui a fait cependant parfois regretter la frilosité du pouvoir pour convier l'opposition (hommes politiques ou journalistes) sur les plateaux de télévision.
Il est l'auteur et le réalisateur des séries Ces Années-là et Cela s'appelle l'Empire, sur TF1.
Il tient, de 1969 à 1981, une chronique régulière sur France-Inter. Directeur jusqu'en 1986 des Grandes Conférences du Figaro, Michel Droit continue de travailler dans ce journal, comme éditorialiste et chroniqueur, ainsi qu'au Figaro Magazine où il a notamment la responsabilité des pages de Figaro Histoire.
En mai 1977, il signe un appel demandant l'arrêt de poursuites en cours contre le Groupe union défense (GUD), un groupe d'étudiants d'extrême droite.
Polémique avec Serge Gainsbourg