Ce Jour-là

Michel Conte

Auteur compositeur québécois

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Michel Conte, de son vrai nom Michel Seunes, connu aussi sous le pseudonyme de Melki, est né le 17 juillet 1932 à Villeneuve-sur-Lot et mort le 5 janvier 2008 en Tunisie. Il fut un chorégraphe français pour la télévision et pour la scène, auteur-compositeur-interprète, metteur en scène d'opéras, d'opérettes et de comédies musicales.

Michel Conte est issu d'une famille paysanne. Il a une sœur. Son père fut membre de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il quitte sa Gascogne natale à treize ans pour étudier le piano et la composition au Conservatoire de Paris. Grâce à une dispense, il obtient à quinze ans la première partie du bac. Il ne pourra pas terminer ses études à cause de la tuberculose et de la leucémie dont il est atteint. Il interrompt ses études musicales après avoir obtenu un deuxième prix de piano à dix-sept ans, et après avoir suivi des cours d’orchestration avec Elsa Barraine.

Michel Conte étudie la danse chez Gina Bartissol à Biarritz. Il entre dans le corps de ballet de l’Opéra de Strasbourg à dix-neuf ans, à temps pour la saison d’été au grand Théâtre de Vichy, en 1951. Il quitte Vichy pour Bordeaux où il rencontre Annie Fiedler, première danseuse allemande de la troupe de la ville. Puis c’est le Casino de Paris avec Jeannine Monin. Son essai Les Évangiles s'inspirera de sa relation amoureuse avec elle.[réf. nécessaire]

Après ce retour à Paris, il rencontre Paul Vervisch, un critique de danse qui le fait évoluer dans le milieu artistique de l'époque. Au début de la vingtaine, il rencontre Cocteau après un rêve prémonitoire au cours de la nuit précédente. Il est présenté dans le salon de la vicomtesse de Noailles où règne Leonor Fini autour de 1952.[réf. nécessaire]

En 1954, il rencontre Charles Trenet qui lui prodigue ses encouragements. Suivent des cours d’orchestration donnés par Maurice Thiriet. Il croise Raoul Jobin à la Maison du Québec à Paris la même année. Autre tournée des salons parisiens où Conte, un habitué, est mis en présence du Prince Alexandre Volynski avec lequel il se lie d’amitié et plus. L’auteur de Nu… comme dans nuages le décrit comme un excellent conteur qui lui fait vivre l’exil des grandes familles nobles à Paris pour fuir la révolution. Chez « Chura », il rencontre le Prince Youssoupof qui lui aurait raconté comment il fut utilisé pour attirer le moine Raspoutine dans un piège afin de le tuer.[réf. nécessaire]

Il travaille à l’âge de vingt-deux ans avec Jean Guélis qui dirige la compagnie des Ballets Parisiens et devient le partenaire et l’amant de Geneviève Kergrist, qui venait de quitter l’Opéra Comique. C’est à ce moment qu’il réalise sa première chorégraphie en mettant des pas sur cet Adagio d’Albinoni qui vient d’être dépoussiéré.[réf. nécessaire]

C’est l’époque également de son service militaire comme météorologue. Après quoi il s’embarque sur le navire Homéric au départ du Havre, en 1955.[réf. nécessaire]

Lors de son inscription à l’âge de dix-neuf ans au Ballet de Strasbourg, il adopte le nom de « Conte », un nom qu’il emprunte à la comédienne Louise Conte, pensionnaire du Théâtre-Français, admirée dans Bérénice et Phèdre.

Il débarque au Québec en octobre 1955, aux débuts de la télévision. Il met en place des ballets classiques, présentés par Henri Bergeron dans L’Heure du Concert . Il compose les fonds scéniques de l’émission de music-hall du dimanche, aux heures de grande écoute. Ces numéros de danse accompagnent une chanteuse populaire, ou bien, diffusés en direct, servent de liens entre les numéros de magicien et d'acrobate. Ils accompagnent Petula Clark dans une version française de Downtown : la chanson commençait à se positionner favorablement dans les palmarès britanniques.

Il chorégraphie plusieurs ballets pour la télévision. Il compose de la musique qui sera utilisée par les troupes de ballet canadiennes. Il met en scène plusieurs opéras, opérettes et comédies musicales, tant à la télévision que sur les planches.

Parmi ses compositions pour le ballet : Un et un font deux, créé par le Ballet Royal de Winnipeg en 1961, Cantique des cantiques, chorégraphié par Fernand Nault des Grands Ballets canadiens et créé lors du « Festival Expo-Théâtre » en 1974. Parmi ses créations chorégraphiques pour la télévision : Le Porte-rêve de Clermont Pépin, en 1958.

Ludmilla Otzoup-Gorny Chiriaeff, la fondatrice des Grands Ballets Canadiens, travaille aussi à la télévision d’État. Le noyau de sa troupe se retrouve parmi les danseurs classiques de l’institution.

La troupe des émissions de variétés travaille dans le style « ballet-jazz ». Conte avait abordé brièvement ce style avec la troupe de danse d’un studio de télévision new-yorkais

En 1966 il est en tournée européenne de six mois dans les grandes maisons d’opéra au nom du Conseil des Arts du Canada, pour y étudier la mise en scène particulière à cet art et ses techniques de production[réf. nécessaire].

Au cours des années 1960, il entreprend une carrière d’auteur-compositeur. Il sera chanté par Lucille Dumont, Monique Leyrac, Renée Claude (Shippagan, Viens faire un tour chez moi), Isabelle Pierre (Évangéline), Suzanne Stevens (Celui qui ne sait pas aimer, L'amour ne s'en va pas) ou Julie Arel (Kamouraska) et. Julie Arel reçoit le premier prix au Festival d’Athènes de la chanson avec Kamouraska en 1973.

En 1966, il enregistre Michel Conte chante, sous étiquette Columbia. Le disque Michel Conte chante une histoire d’amour est enregistré à Paris, sous étiquette Columbia, en 1967.

En 1968, Michel Conte écrit, avec Robert Gauthier Monica la mitraille, qu'il met en scène. C'est une comédie musicale basée sur des faits vécus. L’œuvre raconte, de manière romancée, la vie de Monica Proietti, dite « Monica la mitraille ». Cette braqueuse de banques, à Montréal à la fin des années cinquante et durant les années soixante, fut abattue après un braquage raté en 1967. La famille de la criminelle décédée lui intente un procès, ainsi qu’à l’artiste tenant le rôle-titre. Les parents seront par la suite intéressés aux bénéfices du spectacle.

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