Michel Ciry né à La Baule le 31 août 1919 et mort à Varengeville-sur-Mer le 26 décembre 2018 est un peintre, graveur, écrivain et compositeur français.
Élève à l'École des Arts appliqués Duperré à Paris de 1934 à 1937, Michel Ciry grave son premier cuivre en 1935 et débute à l'exposition « Artistes de ce Temps » au Petit Palais en 1938.
Il est nommé sociétaire à la Société des peintres-graveurs français en 1941.
Pendant l'Occupation, il fait partie du milieu officiel des artistes proches du régime de Vichy. Pourtant, il participe aux concerts de la Pléiade.
Parallèlement à son œuvre gravé personnel, il produit de nombreuses illustrations pour des éditions de bibliophilie. À partir des années 1960, il vit et travaille en Normandie à Varengeville-sur-Mer. Il fut un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans sa villa du quartier du Sémaphore.
En 2000, Michel Ciry a créé avec ses amis le prix international de gravure Michel-Ciry, qui récompense les graveurs de talent amateurs ou professionnels.
Son frère Jacques Ciry (1914-1982) est également artiste peintre.
Un musée voulu, financé et agencé par l'artiste ouvre en 2012 à Varengeville-sur-Mer dans une extension de sa propriété, exposant plus d'une centaine de ses œuvres. Des événements, conférences, expositions temporaires, y sont également organisés.
Mort le 26 décembre 2018, Michel Ciry est inhumé le 2 janvier 2019 au cimetière marin de Varengeville-sur-Mer.
Pour les postes françaises, Michel Ciry a dessiné quatre timbres-poste :
le 1,50 franc sur Charles Gounod en 1944, gravé par Charles-Paul Dufresne ;
le 15 francs sur Jean-Jacques Rousseau en 1956, gravé par René Cottet ;
le 2 francs sur Saint François d'Assise en 1982, gravé par Claude Jumelet ;
et le 3,70 francs sur Francis Jammes en 1995, gravé par Claude Jumelet, mis en page par Charles Bridoux.
Élève de Nadia Boulanger, Michel Ciry compose jusqu'en 1958 des œuvres musicales essentiellement religieuses, dont une Symphonie sacrée pour voix d'alto et orchestre (1958), Concerto pour 15 instruments à vent et percussion (1956), Stèle pour un héros (1949), Pieta (1950), Mystère de Jésus (1953), Deux ballades (1949-1956), Préludes et Quatuor à cordes (1955) et des cycles de mélodies (1941-1950). Il fut interprété au festival de Darmstadt en 1951 et 1952, au festival de Donaueschingen en 1957.
À partir de 1942, Michel Ciry tient son journal dont le premier volume est publié en 1971. Les 36 tomes parus du Journal se présentent sous forme de notes rédigées au jour le jour. Dans un style châtié, il y expose ses goûts et dégoûts esthétiques, notamment son exécration de l'art contemporain. Faute d'éditeur, la parution s'interrompt en 2011. Michel Ciry fut plusieurs fois et sans succès candidat à l'Académie française.
Ouvrages illustrés par Michel Ciry
Lil Boël, Fosse commune des misères, 1 eau-forte originale de Michel Ciry, Guy Le Prat, Paris.