Ce Jour-là

Michèle Barzach

Gynécologue, psychanalyste et femme politique française

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Michèle Barzach, née le 11 juillet 1943 à Casablanca (Maroc) et morte le 26 octobre 2026 à Paris, est une gynécologue, psychanalyste et femme politique française.

Elle est ministre de la Santé et de la Famille dans le second gouvernement Chirac de 1986 à 1988. Elle est écartée de la vie politique par Jacques Chirac en raison de velléités de suivre le projet de Michel Noir et François Léotard.

Elle est ensuite présente dans des organisations humanitaires ou internationales : elle est notamment présidente d'UNICEF France de 2012 à 2015.

Michèle Barzach naît le 11 juillet 1943 à Casablanca au sein d'un milieu aisé. Sa famille est juive d'Afrique du Nord.

Elle effectue ses études secondaires à Casablanca (Maroc) puis ses études médicales à la faculté de médecine de Paris.

De 1970 à 1986, elle est gynécologue et psychanalyste à Paris.

Michèle Barzach milite dix années au RPR avant d'être lancée par Jacques Toubon, parrain de sa fille, et Alain Juppé. En 1983, elle est nommée adjointe au maire du 15e arrondissement de Paris. Entre 1984 et 1986, elle est déléguée nationale du RPR aux affaires sociales.

1986-1988 : ministre de la Santé

Elle devient ministre de la Santé et de la Famille en 1986, nommée par le Premier ministre Jacques Chirac. Dans les faits, elle est ministre déléguée sous l'autorité du ministre des Affaires sociales Philippe Séguin. Elle est en poste du 20 mars 1986 au 10 mai 1988.

Elle s'oppose à la privatisation de la Sécurité sociale que défendent des libéraux proches du Premier ministre.

Le 6 mai 1986, soit une semaine après la catastrophe de Tchernobyl et le passage du nuage radioactif sur la France et le Benelux, la voix du gouvernement portée par Michèle Barzach, alors ministre de la Santé, juge que le nuage de Tchernobyl n'a pas contaminé la France et qu'il n'y a aucune mesure particulière à prendre liée à la santé publique.

Sur le plan de la sécurité des naissances, elle entame un processus de concentration des maternités par une circulaire signée en 1988.

Michèle Barzach est la première ministre de la Santé à prendre conscience de la nécessité d'entamer une politique publique pour contrer le sida, à l'époque une maladie émergente, et à s'engager concrètement sur le sujet.

La même année, s'opposant à la plupart des membres de son camp, elle souhaite faire la promotion du seul dispositif capable d'éviter la contamination au VIH, le préservatif, mais cela doit passer par l'abrogation de la loi qui à l'époque proscrivait toute publicité de dispositif anticonceptionnel. La loi votée, elle lance une campagne d'information sur le préservatif et en fait autoriser la publicité à la télévision.

Un an plus tard, le 13 mai 1987, elle signe un décret qui autorise la vente libre de seringues en pharmacie, mesure qui va permettre une limitation de la contamination des toxicomanes par différents virus, notamment les VIH et virus de l'hépatite C, et qui va signer le début d'une politique de réduction des risques en cette matière, en opposition à la loi de 1970 sur les drogues.

En 1988, Michèle Barzach est élue députée à Paris, puis adjointe au maire de Paris Jacques Chirac en 1989, chargée des affaires sociales et de la santé, et députée européenne par la suite. En 1989 se forme un groupe dit des « Rénovateurs », qui se propose de réunir UDF et RPR, sous l'impulsion de Michel Noir et François Léotard. Elle s'oppose notamment à la figure emblématique du RPR, Charles Pasqua, qu'elle accuse de « dérive droitière ». Jacques Chirac, dont elle était très proche, s'estime trahi en raison de la proximité de la ministre avec ce groupe[réf. souhaitée] dit des « rénovateurs », provoque son exclusion de la direction du RPR après qu’elle a été candidate au comité directeur du parti. Elle perd aussi sa fonction d'adjointe à la mairie de Paris et son mandat de députée. Elle échoue aux élections régionales de 1992 à Orléans face à Antoine Carré.

Carrière dans les organisations humanitaires et internationales

Michèle Barzach est membre du conseil d'administration de l'association Amis du fonds mondial Europe, après en avoir été la présidente jusqu'en 2013, association qui vise à promouvoir les actions du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

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