Mia Farrow, nom de scène de Maria de Lourdes Villiers Farrow, est une actrice américaine, née le 9 février 1945 à Los Angeles.
Elle a été l'interprète de plus de quarante films, et a reçu plusieurs récompenses, dont un Golden Globe.
Elle est connue aussi pour ses engagements humanitaires, notamment en tant qu'ambassadeur de bonne volonté de l'Unicef. Elle s’est récemment[Quand ?] impliquée sur la question du Darfour.[Laquelle ?]
En 2008, elle est citée par le magazine américain Time comme étant l’une des personnes les plus influentes de la planète.
Mia Farrow est la fille de John Farrow, réalisateur de cinéma américain d'origine australienne, et de Maureen O’Sullivan, actrice irlandaise (la célèbre Jane des films Tarzan). D’une famille de sept enfants, elle a trois sœurs — Prudence Farrow et les actrices Stephanie et Theresa Magdalena dite « Tisa » — et trois frères — Michael Damien (1939-1958), Patrick Joseph (1942-2009) et John Charles (né en 1946)[pas clair].
Elle grandit à Beverly Hills mais a souvent voyagé avec ses parents à l’occasion de films tournés en extérieur.
En 1947, elle figure dans un film aux côtés de sa mère. Elle paraît dans un court métrage de neuf minutes destiné aux enfants, Duck and Cover, une production des années 1950. Le film est projeté dans les écoles pour apprendre aux enfants ce qu’il faut faire en cas d’attaque nucléaire : plonger et se couvrir !
Mia Farrow tourne un bout d’essai, sans lendemain, pour le rôle de Liesl von Trapp dans le film La Mélodie du bonheur. Le rôle échoit finalement à Charmian Carr. Ce métrage a été conservé et figure sur le DVD du quarantième anniversaire du film.
Farrow débute réellement sa carrière en 1959 dans un film réalisé par son père et intitulé John Paul Jones, maître des mers. Elle enchaînera des seconds rôles dans plusieurs films des années 1960. En 1964, sa prestation d’Allison Mackenzie, femme naïve et abandonnée, dans la série télévisée Peyton Place lui apporte un début de notoriété. Elle abandonnera le rôle deux ans plus tard sur les conseils pressants de son premier mari Frank Sinatra. Quatre ans après, c’est la consécration dans le rôle principal de Rosemary’s Baby réalisé par Roman Polanski (1968). Encensé par la critique, le film est un succès commercial et constitue toujours un classique des films d’épouvante.
L’interprétation de Mia Farrow dans ce film lui vaut de multiples récompenses dont le Golden Globe Award du meilleur espoir féminin de l’année et la conforte dans sa notoriété. Le critique et auteur américain Stephen Faber décrit sa prestation en ces termes :
« Un choc électrisant… un des rares exemples d’une conjonction miraculeuse et quasiment mythique entre un acteur et son personnage. Si l’histoire d’Ira Levin touche astucieusement à la croyance de femmes enceintes qu’un étranger grandit en elles, Mia Farrow donne à ces croyances consistance et force. »
Le critique de films Roger Ebert note que « le côté brillant de la production est surtout le fait de la direction de Polanski ainsi que d’interprétations réellement inspirées… Les personnages apparaissent comme des êtres humains en action. Une grande partie de cette réussite revient à Mia Farrow dans le rôle de Rosemary. »
Après Rosemary’s baby, Farrow, pressentie pour tenir le rôle de Mattie dans le film Cent dollars pour un shérif, se montre enthousiaste mais, avant d’interpréter ce film, elle tourne Cérémonie secrète au Royaume-Uni avec Elizabeth Taylor et Robert Mitchum, qui lui apprend que Henry Hathaway, le réalisateur de Cent dollars pour un shérif, se montre très dur avec les actrices. Farrow demande alors au producteur Hal Wallis de remplacer Hathaway, ce qui lui est refusé. Farrow renonce donc au rôle, qui est confié à Kim Darby. Elle enchaîne avec Maldonne pour un espion (Anthony Mann, 1968). Cérémonie secrète reçoit un accueil mitigé de la part des critiques mais a connu un bel avenir. En 1969, Farrow donne la réplique à Dustin Hoffman pour le film John et Mary.
Après Terreur aveugle (1971) de Richard Fleischer, Mia Farrow joue dans divers succès cinématographiques tels que Docteur Popaul (1972) de Claude Chabrol, Gatsby le Magnifique (1974) dans lequel elle incarne Daisy Buchanan, Un mariage (1978), film culte du réalisateur Robert Altman. Toujours en 1978, elle tient l’un des rôles principaux de Mort sur le Nil, adapté du célèbre roman d’Agatha Christie. Elle prête aussi son concours à différents téléfilms dont une version musicale de Peter Pan (1976) dans laquelle elle interprète le rôle-titre. En 1979, Farrow se produit au Broadway Theatre où elle donne la réplique à Anthony Perkins dans la comédie romantique de Bernard Slade.
Au cours des années 1980 et au début des années 1990, les relations entre Mia Farrow et le réalisateur Woody Allen aboutissent à de nombreux films en collaboration. Durant cette période, l’actrice paraît au générique de quasiment tous les films de Woody Allen chaleureusement salués par la critique comme Broadway Danny Rose, La Rose pourpre du Caire, Hannah et ses sœurs (où elle interprète le rôle-titre) et Alice (1990), à nouveau dans le rôle-titre. Farrow interprète aussi la mère de Kara (Helen Slater) pour Supergirl et prête sa voix à l’animation La Dernière Licorne (1982).
Au cours des années 1990, Mia Farrow est moins présente sur les plateaux de tournage pour se consacrer à l’éducation de ses enfants alors en bas âge. Elle prête néanmoins son concours à la production de plusieurs films marquants dont elle assure le rôle principal : Parfum de scandale (Widow’s Peak, 1994), Miami Rhapsody (1995) et Reckless (1995).
Plus récemment, l’actrice assume le personnage de Mrs. Baylock, la grand-mère satanique du remake La Malédiction. Bien que le film ait eu une critique plutôt tiède, la prestation de Farrow est appréciée. L’Associated Press déclare :
« Dieu merci ! Mia Farrow… Un rare exemple où le nouvel Omen améliore l’ancien. »