Ce Jour-là

Merlene Ottey

Athlète slovène d'origine jamaïcaine

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Merlene Ottey, née le 10 mai 1960 à Cold Spring, dans la paroisse de Hanover, est une athlète jamaïcaine, naturalisée slovène en 2003, spécialiste des épreuves de sprint.

Triple championne du monde en plein air (sur 200 m en 1993 et 1995, et en relais 4 × 100 m en 1991) et triple championne du monde en salle (sur 200 m en 1989 et 1991, et sur 60 m en 1995), Merlene Ottey n'a jamais obtenu la consécration olympique, bien qu'elle ait remporté neuf médailles dans cette compétition.

Elle détient ou a détenu plusieurs records : le record du monde en salle du 200 m (21 s 87), l'athlète médaillée la plus âgée (40 ans aux Jeux olympiques en 2000), la plus médaillée en compétition internationale (30), ainsi que la plus médaillée en championnat du monde en plein air (record battu en 2017 par Allyson Felix avec 16).

Elle est descendue sous les 11 secondes sur 100 m au cours de quatorze saisons d'athlétisme, la première fois en 1985 à l'âge de 24 ans, la dernière en 2000 à l'âge de 40 ans. Ses résultats et sa longévité lui ont valu le surnom de « Reine de la piste ».

Biographie et carrière sportive

Ottey est la quatrième des enfants d'Hubert et Joan Ottey de Cold Spring, Hanover. Elle fut initiée au sport par sa mère qui lui acheta un manuel d'athlétisme. Dans ses jeunes années, pendant ses études, elle participait souvent pieds nus à des courses locales.

Son inspiration lui vint en écoutant les retransmissions des Jeux olympiques d'été de 1976 à Montréal lorsque son compatriote Don Quarrie courait les finales du 100 et 200 m. Sa carrière d'athlète commença lorsqu'elle émigra en 1976 aux États-Unis pour suivre les cours de l'Université du Nebraska où elle rejoint l'équipe d'athlétisme. Elle représentait la Jamaïque aux Jeux panaméricains de 1979 y gagnant la médaille de bronze sur 200 m. Elle obtint son diplôme de Bachelor of Arts et se maria avec Nathaniel Page, un athlète, en 1984. Le couple divorça plus tard en 1987.

Première médaille aux Jeux olympiques (1980)

Aux Jeux olympiques de 1980 à Moscou, Merlene Ottey devint la première athlète anglophone des Caraïbes à conquérir une médaille olympique, décrochant la médaille de bronze sur le 200 m, en 22 s 20. De retour en Jamaïque, elle se vit décerner les titres d'Officer of the Order of Nation et l'Order of Distinction pour les services rendus.

Aux Jeux du Commonwealth de 1982, Ottey gagna la médaille d'or sur 200 m et l'argent sur 100 m. Près de dix ans plus tard, aux Jeux du Commonwealth de 1990, elle remporta l'or dans les deux disciplines. Après sa victoire aux championnats du monde de 1993, elle fut nommée ambassadeur de Jamaïque. Elle a également été désignée quinze fois sportive jamaïcaine de l'année entre 1979 et 1997.

Tout au long de sa carrière, elle a remporté neuf médailles olympiques, un record dans l'histoire de l'athlétisme féminin[réf. souhaitée]. Cela inclut trois médailles d'argent et six de bronze. Même si elle détient le record de médailles olympiques gagnées, elle n'a jamais remporté de titre olympique, le manquant parfois pour un centième de seconde.

Elle a remporté 14 médailles lors des championnats du monde, plus que n'importe quel autre athlète masculin ou féminin. Pourtant son manque de titres remportés dans les grandes compétitions internationales lui valut le surnom de Reine de bronze sur le circuit. Elle a gagné trois médailles d'or, trois d'argent et huit de bronze sur le relais 4 × 100 m, le 100 m et le 200 m.

« La Reine de Bronze » rarement couverte d'or

Merlene Ottey est célèbre pour son manque de réussite lors des finales internationales. Pourtant 37 fois médaillée en Championnats, la Jamaïcaine a plusieurs fois laissé passer de grands titres, mondiaux ou olympiques, parfois pour si peu. C'est à 31 ans que Merlene Ottey a obtenu son premier titre mondial... mais pas en individuel. En finale du 4 × 100 m des championnats du monde de Tokyo, elle profitait d'un mauvais passage de témoin de l'équipe d'Allemagne pour remporter la course avec la Jamaïque.

La chance ne lui sourit pas aux Jeux olympiques d'été de 1992 à Barcelone : très mal partie en finale du 100 m, Ottey finissait cinquième en 10 s 88 (seulement à 6 centièmes de la championne olympique Gail Devers). Sur 200 m, elle sortait en tête dans la dernière ligne droite mais ne pouvait résister au finish de Gwen Torrence (USA) et de Juliet Cuthbert (JAM), pour ne prendre que la médaille de bronze.

Aux mondiaux de Stuttgart en 1993, en finale du 100 m, après un départ canon de Gail Devers, Merlene Ottey revenait comme une bombe sur sa rivale américaine, les deux jeunes femmes se jetaient en même temps sur la ligne d'arrivée. Mais, pourtant créditée du même temps (10 s 82), le titre revenait à Devers pour quelques millièmes de secondes... Le 200 m fut la consécration : menacée par Gwen Torrence, championne olympique en titre, la Russe Irina Privalova et la championne olympique française du 400 m Marie-José Pérec, Merlene Ottey n'avait pas la tâche facile. Partie superbement, elle allait au bout de son effort résistant au finish de Gwen Torrence. En 21 s 98 et à 33 ans, Merlene Ottey remportait enfin un championnat du monde.

Elle conserva son titre deux ans plus tard à Göteborg dans des conditions insolites. Dominée sur 100 m par Gwen Torrence, elle était de même dominée par l'Américaine en finale du 200 m. Vainqueur en 21 s 77, Torrence était finalement disqualifiée pour avoir mordu sur le couloir adjacent. Merlene Ottey fut donc déclarée vainqueur en 22 s 12.

La dernière chance de médaille olympique pour Merlene Ottey se présenta aux Jeux d'Atlanta. Elle connaissait la même mésaventure qu'à Stuttgart sur 100 m : partie derrière Gail Devers, elle revenait sur la fin, mais, était devancée aux millièmes par l'Américaine (10 s 94). Sur 200 m, Merlene Ottey, pourtant en tête en sortie de virage, succombait face à la Française Marie-José Pérec, en échouant dans sa quête de l'or olympique (22 s 12 contre 22 s 24).

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