La mer Baltique est une mer intracontinentale et intérieure de 364 800 km2 située dans le Nord de l'Europe et reliée à l'océan Atlantique par la mer du Nord. Elle communique au sud-ouest avec la mer du Nord par le Cattégat et le Skagerrak. La mer Baltique intègre trois golfes principaux : le golfe de Riga au sud-est, le golfe de Finlande à l'est et le golfe de Botnie au nord.
le Danemark à l'ouest-sud-ouest ;
la Suède à l'ouest et au nord ;
la Russie (par le golfe de Finlande et les côtes de l'oblast de Kaliningrad) ;
la Lituanie également au sud-est ;
Ces pays riverains, ainsi que la mer proprement dite, font l'objet, depuis 2009, d'une « stratégie de la Commission européenne en faveur du développement de la région de la mer Baltique », incluant un effort de dépollution de la Baltique et un système commun de surveillance maritime.
Depuis 2023, une série d’incidents touchant des câbles sous-marins en mer Baltique, soupçonnés d’être des actes de sabotage, alimente les inquiétudes des pays de l’OTAN sur la sécurité de leurs infrastructures critiques et relance les débats sur la guerre hybride menée par la Russie.
Le nom de « mer Baltique » apparaît pour la première fois au XIe siècle, sous la plume du chroniqueur allemand Adam de Brême qui parle de Mare Balticum (dans l'Antiquité, Tacite l'appelle « mer des Suèves » (Mare Suebicum) et Ptolémée « océan des Sarmates », d'après les peuples du même nom). L'étymologie du mot Balticum est incertaine, mais il pourrait provenir du germanique belt (ceinture), Adam de Brême comparant la mer en question à une ceinture dans le même passage (« Balticus, eo quod in modum baltei longo tractu per Scithicas regiones tendatur usque in Greciam »). Toutefois, dans son Histoire naturelle, Pline l'Ancien mentionne une île qui aurait existé dans la même région, appelée Baltia ou Balcia. D'autres origines possibles ont été évoquées notamment la racine indo-européenne *bhel (blanc, clair) ou le dieu Baldr de la mythologie nordique.
Différentes variations à partir de Balticum sont utilisées dans la plupart des langues romanes et slaves, ainsi qu'en anglais, en hongrois, et dans les deux langues « baltes », le letton et le lituanien. En revanche, dans les langues germaniques (à l'exception de l'anglais), elle est appelée « mer de l'Est » (Østersøen en danois, Ostsee en allemand, Östersjön en suédois). Le finnois utilise un calque du suédois : Itämeri, qui signifie également « mer de l'Est ». En revanche, en estonien, elle est appelée « mer de l'Ouest » (Läänemeri).
Anciennement lac proglaciaire d'eau douce (le lac proglaciaire Baltique) et donc non rattachée à l’océan mondial de l’époque, la mer Baltique devient une mer lorsque les glaciers opprimant les reliefs qui les entourent se retirent et rendent alors possible l’élévation des terres autour (par un phénomène d’isostasie, c’est-à-dire que les terres longtemps opprimées se relèvent dans un mouvement de levier lorsque plus rien ne les oppresse). Se créent alors les deux Belts (Grand Belt et Petit Belt). La Baltique est ainsi intégrée à l’océan mondial et se salinise. Mais tout ce qui est aujourd’hui sous l’eau ne l’était pas à l’époque, et reste aujourd’hui un paysage glaciaire simplement recouvert d’une assez mince pellicule d’eau, la mer Baltique étant une mer peu profonde. Ce phénomène d’isostasie (qui pourrait augmenter avec la fonte des glaciers scandinaves) provoque aussi localement l’apparition de « jardins d’écueils » ou Skærgård. Ce sont de minuscules îlots ou de petits archipels qui apparaissent avec le temps, couplé à l’apparition d'îles réelles. En 130 ans, 130 nouvelles îles sont par exemple apparues au large de la ville de Vaasa (Finlande), posant des problèmes de navigation.
La Baltique est formée de grands bassins (bassin de la mer de Botnie, au nord de l'archipel finlandais notamment) reliés entre eux par des seuils de hauts-fonds, et d’îles (îles allemandes de Fehmarn et Rügen, îles danoises de Møn et Bornholm, île suédoise de Gotland, archipel finlandais d’Åland). Sa profondeur maximale est de 459 m dans le bassin Ouest-Gotland, plus précisément dans la fosse de Landsort, située à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Nynäshamn (une ville proche de la capitale) et à 83 km environ au nord de l'île de Gotland.
Sa superficie est de 364 800 km2.
L'Organisation hydrographique internationale détermine les limites de la mer Baltique de la façon suivante :
dans le Petit Belt : une ligne joignant Falshöft, en Allemagne (54° 46′ 45″ N, 9° 57′ 23″ E) et Vejsnæs Nakke (Ærö : 54° 49′ 00″ N, 10° 25′ 16″ E) ;
dans le Grand Belt : une ligne joignant Gulstav (extrémité sud de Langeland Island) (54° 43′ 36″ N, 10° 42′ 42″ E) et Kappel Kirke (54° 46′ 00″ N, 11° 01′ 16″ E), sur l'île de Lolland ;
dans le Guldborgsund : une ligne joignant Flinthorne-Rev (54° 38′ 30″ N, 11° 49′ 16″ E) et Skelby (54° 38′ 00″ N, 11° 53′ 14″ E) ;
dans l'Øresund : une ligne joignant le phare de Stevns (Stevns Fyr) (55° 17′ 26″ N, 12° 27′ 15″ E) et la péninsule de Falsterbo (Falsterbonäset) (55° 21′ 26″ N, 12° 48′ 49″ E).
La profondeur moyenne de la mer Baltique est de 55 mètres. La marée est très faible (environ 30 centimètres) et parfois masquée par les oscillations climatiques (seiches hydrodynamiques, ondes de tempêtes).