Maximilien II de Bavière (en allemand : Maximilian Joseph von Wittelsbach ; né le 28 novembre 1811 à Munich – mort le 10 mars 1864 dans la même ville) est de 1848 à 1864 le troisième roi de Bavière. Il est le fils aîné de Louis Ier et de son épouse Thérèse de Saxe-Hildburghausen.
Les tantes du roi Maximilien font de brillants mariages :
Augusta-Amélie épouse Eugène de Beauharnais, beau-fils et fils adoptif de Napoléon Ier, et leurs enfants s'apparentent aux familles régnantes de Suède, du Portugal, du Brésil, et de Russie,
Caroline-Augusta épouse l'empereur François Ier d'Autriche,
Élisabeth épouse le roi de Prusse,
Amélie et Marie sont tour à tour reines de Saxe,
Sophie est la mère de l'empereur d'Autriche François-Joseph Ier,
et la cadette Ludovika, en épousant le duc Maximilien en Bavière, est la mère de la fameuse Sissi (François-Joseph Ier épouse donc sa cousine Sissi). Marie-Sophie, une autre fille de Ludovika, est brièvement la dernière reine des Deux-Siciles.
Deux des sœurs de Maximilien épousent des princes régnants :
Mathilde devenue grande-duchesse de Hesse et donc belle-sœur de la tsarine de Russie (la sœur de son mari Louis III de Hesse ayant épousé le tsar Alexandre II de Russie),
Aldegonde, duchesse de Modène.
Son frère cadet Othon Ier est élu en 1831 roi des Hellènes.
Maximilien épouse en 1842 Marie de Hohenzollern, fille du prince Guillaume de Prusse, fils cadet du roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, et cousine germaine des rois Frédéric-Guillaume IV et Guillaume Ier (le futur Kaiser).
Deux enfants sont issus de cette union :
Louis II (1845 – 1886) qui lui succède ;
Othon Ier (1848 – 1916) qui succède à son frère aîné, mais qui, déclaré fou dès 1872, est interné, son oncle Luitpold de Bavière assurant la régence.
En 1832, le prince héritier Maximilien acquiert le château de Hohenschwangau (en allemand, Hohenschwangau signifie « haut pays du cygne ») et le fait restaurer jusqu'en 1837 de style néogothique comme résidence de campagne.
Compromis par sa liaison avec Lola Montez, le vieux roi Louis Ier, pris dans la tourmente révolutionnaire de 1848, est contraint d'abdiquer en faveur de son fils aîné Maximilien.