Maxime Scot, né à Maligny le 1er juin 1923 et mort à Lagord le 5 juin 2015, est un ancien résistant et officier parachutiste ayant terminé sa carrière militaire au grade de colonel. Il est commandeur de l'Ordre national de la Légion d'honneur.
Né dans un wagon de marchandises ou dans une maison de ce petit village, de Giovanni Gaetano Scot (qui pose des rails) et Albertina De Boni (qui assure la cantine des ouvriers), parents italiens naturalisés français en 1933, il se voit refuser l’accès au concours d’instituteur en 1940 par le gouvernement de Vichy qui le considère comme fils de ressortissants étrangers.
Le 28 septembre 1946 à Portet-sur-Garonne, il épouse Marie-Jeanne Prunt (31 août 1924 à Portet-sur-Garonne – décédée le 26 décembre 1999 à Muret), fille de Paul Prunt et Anne Proudhom, avec qui il a trois garçons – Paul (12 mai 1949), Saint-Cyrien et lieutenant-colonel dans les troupes de marine en retraite, Gaëtan (23 février 1951), ingénieur de l'ÉNAC chez Thales en retraite, et Prosper-Maxime (28 janvier 1956 – 20 mai 1956, ce dernier meurt à 5 mois).
Le 6 juillet 1943, il est appelé aux chantiers de la jeunesse française (groupement no 23) à Laissac dans l'Aveyron, avant de rejoindre en décembre 1943 le camp de Clairfont (à Portet-sur-Garonne) pour travailler à la poudrerie de Toulouse au titre du service du travail obligatoire.
C'est pendant cette période qu'il rencontre au village une jeune femme, Marie-Jeanne Prunt qu'il épousera après-guerre.
Alors qu’il opère avec des camarades dans une chaîne d’évasion et de faux papiers, un de ses chefs les prévient qu’ils ont été repérés par la Gestapo et qu’ils vont être arrêtés. Lui et ses camarades s’enfuient le 6 juin 1944 et prennent le maquis, rejoignant le Corps Franc Pommiès de la Résistance française (FFI).
Au village, Raymond Viviès, un jeune portésien qui sera fusillé plus tard par les allemands, aide alors Marie-Jeanne Prunt qui, employée à la mairie, faisait aussi des faux papiers, à faire disparaître toute trace de ses activités, lui permettant de ne pas être inquiétée malgré une fouille des locaux par les allemands…
Avec le Corps Franc Pommiès, devenu le 49e régiment d’infanterie de ligne le 10 février 1945, au sein de la 1re armée française, Maxime Scot participe à la Campagne d'Allemagne et se retrouve sergent à Berlin dans les troupes d'occupation.
Il veut être officier, suit sur place la préparation et présente le concours de l'EMIA auquel il est reçu et est admis comme élève officier en 1946 à Coëtquidan, promotion « Indochine ». Il sert ensuite en tant qu’officier pendant plus de 20 ans dans les Troupes aéroportées.
En 1951, affecté comme lieutenant au 8e bataillon de parachutistes coloniaux en cours de création à Hanoï (Indochine), il est chef d'une section de vietnamiens à la 3e CIP et participe à la guerre d'Indochine jusqu'en 1953.
Le 8 janvier 1952, il est légèrement blessé par une explosion de mine dans la région de Bà Rịa, en cochinchine.
De 1953 à 1956, il sert comme lieutenant instructeur à l’École d’application de l’infanterie de Saint-Maixent-l’École
Désigné pour la guerre d'Algérie, il rejoint le 14e régiment de chasseurs parachutistes en 1956, est promu capitaine le 4 décembre 1957 et prendra le commandement d'abord de la Compagnie de Commandement et des Services (CCS) puis de la 3e Compagnie de Combat, déployée en Algérie dans la région de Boufarik et d’Aïn Sefra.
De retour d’Algérie, il est affecté, de 1958 à 1961 au Centre d'Instruction Prémilitaire (CIP) de Montpellier comme Instructeur Parachutiste.
À nouveau désigné pour la guerre d'Algérie, il est affecté à la Base Aéroportée d'Afrique du Nord (BAP/AFN) à Blida de 1961 à 1963.
De 1963 à 1965, officier parachutiste, commandant le Centre d'Instruction Parachutiste de Perpignan.
De 1966 à 1968, il sert à la Base Opérationnelle Mobile Aéroportée (BOMAP) à Toulouse.
De 1969 à 1975, il sert au 67e Régiment d'Infanterie (67e RI) de Soissons où il termine sa carrière.